Perier
Note du P, Guerrier : a M'ie Perier est morte le 14' avril 1753, sur les 10 heures du soir, âgée de 87 ans et 9 jours. Cette profession de loi est entre les mains de M. Descbamps, exécuteur testamentaire de la demoiselle. »
RLLATION DU P. GUERRIER, DE l'oRATOIRE DE CLERMO.NT ^
Mademoiselle Perier m'a dit aujourd hui , 27 février 175^2, que M. Pascal, son oncle, avail un laquais
» liî- Recueil MS du P. Cucrrior, p. 27.4 el 295.
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nommé Picaril, très-fidèle, qui savait que son maîlrc composait les Lettres provinciales. Celait lui qui pour l'ordinaire en portait les manuscrits à M. Forlin, principal du collège d'Harcourt, qui avait soin de les faire imprimer. On assure qu'elles ont été imprimées dans le collège même.
Item, elle m'a dit que messieurs les curés de Paris avaient accoutumé dans ce temps-là de s'assembler tous les mois, et qu'à l'occasion des Letlres provinciales et de l'Apologie des casuistes, ils proposèrent de demander la condamnation de la morale relâchée, et de nommer quelqu'un de leur corps pour écrire contre. Personne ne paraissait fort disposé à se charger de cette commission; mais M. Fortin, principal du collège d'Harcourt, homme fort zélé, qui connaissait particulièrement M. Mazure, curé de Saint-Paul, lui persuada d'accepter cet emploi, lui promettant de faire composer ses écrits par des personnes très-habiles. En effet, M. Fortin s'adressa à MM. Arnauld, Nicole et Pascal, qui sont auteurs des écrits qui ont pîiru sous le nom de messieurs les curés de Paris. Depuis ce temps-là, il fut défendu aux curés de Paris de s'assembler tous les mois, comme ils avaient accoutumé auparavant.
Mademoiselle Perier m'a dit que M. Pascal, son oncle, portait toujours une montre attachée à son poignet gauche. Quand M. Quesnel, frère du père Quesnel, eut fait le portrait de M. Pascal qui était mort depuis plusieurs années, on montra ce portrait à un grand nombre de personnes qui avaient connu ce grand homme. Tous le trouvèrent parfaitement ressemblant, Mademoiselle