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cœur, pour rendre hommage à la vérilé et ne paraître pas ingrats envers Dieu.
N*» VI. — Extrait de l* histoire de la ville de Rouen *.
2 Yol. in-18, Rouen, 1668.
Parlons maintenant de Tantiquité de l'illustre Confrairie de la Conception de la Vierge. Ce fut du temps de larchevèque Jean de Bayeux, en Tan 4072 qu'elle fut instituée à Rouen par les plus notables habitants de la ville, qui s'obligèrent de porter toute leur vie un respect particulier à la sainte Vierge, et en dressèrent même quelques statuts et ordonnances. Et en l'an 4486, maître Pierre Daré Escuyer, sieur du Château- Roux, conseiller du roi et lieutenant géuéral à Rouen, ayant été élu prince de la même confrairie, étant échauffé d*un zèle plus ardent que ses prédécesseurs, proposa des prix aux poëtes qui auraient mieux rencontré sur le sujet de la Conception delà sainte Vierge, et fit ordonner par messire Robert de Croimare, pour lors archevêque de Rouen, certaines lois et mesures que devaient observer ceux qui voudraient présenter quelques ouvrages.
Le Puy, c'est-à-dire le théâtre où les poésies devaient être lues et examinées fut premièrement tenu en Téglise paroissiale de S. Jean, et celui qui remporta le prix pour le meil* leur chant royal, fut un nommé maître Louis Chapperon. Ceci est rapporté dans un ancien registre qui appartient à M. de la Fosse, chanoine et pénitencier en Téglisede Roueui dans lequel sont écrites toutes les pièces qui ont remporté le prix. »
*■ Voy. la note au bas de la page 152, ci^dessus.
H Sept ans après, à savoir Tan 4495, on ajouta un
second prix pour le débatu, qui fut un chapeau de laurier. L'an \ 497, dom Simon de Blaru, commandataire du prieuré de Saint-Antoine de Rouen, adjousta à la palme une potence d*argent doré et au laurier une clochette d'argent; depuis ce temps les prix furent arbitraires selon la libéralité des princes.
(( Dans ces derniers temps on a donné le prix de la
Rose, pour la meilleure ballade ; celui de la Tour, pour la meilleure stance, de la fondation de M. le premier président Groulart; pour le débatu de la stance, le soleil, de la fondation de M. Torcy ; pour la meilleure ode le miroir d'argent,
de la fondation de M. Halle, archidiacre ; etc »
{Seconde partie, pag. 65.)
(( Palinods de Rouen. Ce mot de Palinods ne veut dire autre chose que le récit et le jugement de diverses poésies, ou (si on veut s'arrêter aux dictions grecques dont il est composé, à savoir Tràxiv et û^tij, il signifie un chant réitéré, faisant allusion à la dernière ligne de chaque strophe, qui retourne dans le même sens, qui pour cette raison est appelée ligne palinodiale * ; ainsi cette façon de parler qui n'était que pour les savants est devenue commune parmi les peuples qui depuis ont appelé le lieu où ces poésies sont lues et examinées du nom de Palinods, »
[Idem, pag. 61.)
■ Dans les premiers temps les concurrents avaient soin de ramener le môme vers k la fin de chaque strophe.