II AVANT- PROPOS
Mais ce n'est pas seulement sous ce point de vue accessoire, c'est aussi pour elles-mêmes que Gilberle et Jacqueline Pascal et même Marguerite Perler méritaient que leurs écrits fussent recueillis à la suite de ceux de Pascal. Elles ont leur valeur propre ; et à des degrés divers elles sont dignes de prendre place , dans l'histoire du dixseptième siècle, parmi les personnages qui ont illustré cette grande époque par leur esprit^ leâr caractère et leur piété.
Ge volume se compose de quatre parties : l"" Opuscules et Lettres de madame Perier, s<âur aînée de Pascal; 2^ Opuscules et Lettres de Jacqueline; leur sœur plus jeune ; 3^ Mémoires de Marguerite Perier sur sa famille , et quelques anecdotes qui ont été conservées par le P. Guerrier ; 4^ un Appendice contenant quelques documents curieux et pour la plupart inédits.
La Vie de Pascal composée par sa sœur, et qui ouvre ce volume, a été réimprimée bien souvent; mais toutes ces réimpressions n'avaient, Jusqu'à présent, été que la reproduction littérale du texte imprimé pour la première fois en France, en 1687 \
* Voy. notre édition des Pensées, fragments et lettres de Pascal, introduction, pages xix, xxiv et xxvi. Nous devons ajouter aux détails précédemment doniacs par nous que ia lie de Pascal avait été d'abord imprimée à Amsterdam, ea téie d'ane éditton des Pensées, (oubliée en f684 par le libraire Wol^a^. Des «xeaifilsnres dt cette
AYAMT-raOPOS. Ift
Nous avons pensé que cette biographie îiiMk«ssanté devait se trouver panni les Mss* de la bibliothèque du roi. Et , en effet, après d'assez longues recherches I nous Tavons découverte dans le fondé de f Oratoire^ n« 236. Ce texte reo* tifie en plus d'un endroit le texte imprimé : nous aurions dû peut-être indiquer au bas des pages ces variantes qui sont assez nombreuses ; mais le lecteur réparera aisément notre omission* C'est l'unique manuscrit de la Vie de Poêcal que nous ayons pu retrouver ; cependant il parait que l'abbé Besongne, auteur de V Histoire de l'abboffe de Port-Royal^ avait eu connaissance d'un autre Mi. plus étendu dont il donne un passage qui n'^t point dans celui de l'Oratoire. Ce passage est relatif au grand ouvrage apologétique que Paseal voulait consacrera la religion ^ Nous le reproduisons en addition à la Vie de Pascal (voyez ciaprès, p. 46).
Le P. Guerrier nous apprend que mademoiselle Perier avait donné à la bibliothèque des pères de l'Oratoire de Clermont une copie du même écrit.
vu avakttt mèiiàe été tirés ^ ^rt. Baytei en ttiBOiiçMt UAU éSUên, dans les nouvelles d$ la république d$t lettrtê dm sioiside <léccn)>re 1684, signale l^écfit de W^ Perier eomme une idditioii très4mportante et en parle avec les plus grands éloges.
^ Les fragnaents, ou plutôt les matériaux de cet outrage, faraMnt ie deuxième volume de notre édition des PenséeM où pour la pre- Biièrelois ils se U'oavent fidèlement et intégralement re^iHués.: