‹ Lettres, opuscules et mémoires de Madame Perier et de Jacqueline, sœurs de Pascal, et de Marguerite Perier, sa nièceChapitre 33 sur 105 · Pascal · texte numérisé non relu

Pascal

I^'il arrivait, monsieur, que ma lettre vint trop tard ^X qu'il y eût quelque chose de oommencé d'imprimer, j(^ VQU9 supplie de me faire la grâce d'arrêter toutes (îbosQs S

PQPÎé «or Torigin»!. (Nçtê dfi P. Guerrier,)

r Oa Içpuv^ itans le I«' Recueil du P. Ouvrier, h la suite de la lettre de madame Perier, une lettre de pomat $ur le mèmç %viq\; nous ne saurions mieux faire que de la reproduire ici :.

LETTKB DE M. DOUAT A M. AUDIGIER (o).

fi Monsieur,

« V^US serez peut-^tve surpris de la liberté que je prends de tous écrire sur |e imême sujet dont madame Perler vous écrit aussi» parce que la considération que je sais que vous avez pour son mérite et IHIvr la grand intérêt qui l'oblige à vous faire la prière qu'elle vous fait, deyr^lt me persuader que rien de ma part i^c peut vous toucher à régal de sa prière et de ses raisons. Mais, monsieur, j'ai cru par une autre vue que je manquerais à ce que je dois à la mémoire de Ifi. Pascal, si je négligeais de tépioigner dans une occasion de cette conséquence combien je m'attache à tout ce c|ui peut intéresser rhonneur de son nom. Vous savez, monsieur, les raisons qui me ^çinnei^t ce^ sentiments, car vous connaissiez beaucoup mieui que le commun le mérite extraordinaire de M* Pascal et surtout quelle était sa sincérité et sa fermeté proportionnée à Télévation de son esprit, et gfm^ J0 Q -aora^îs pas eu la part singulière qu*il m*a fait Thonneur de

(i) li* ifCMU MS. da P. Gaerrier, pa^. ivni.

LBTTRB^. 445

LBTTRB DB LA MÊME A If. TARTIÂRB , SBIGNBVB DB LA SBRVB ^

Voiis êtes si obligeant, monsieur, qu'on a recours à vous dans toutes les occasions. En voici une qui me touche sensiblement, et on je vous demande très-humblement votre secours. H. Audigier a eu la pensée de faire imprimer un petit mémoire que j'ai fait, il y a vingt

me dooner dans son amitié, je ne pourrais me dispenser en cette ren» eontre de ?ous faire connaître, monsieur, que le fait de sa prétendue rétractation est une calomnie la moins vraisemblable à tous ceux qui ont connu M. Pascal et la plus fausse, en effet, qui ait jamais été pensée. Et aussi le malentendu qui en fut la cause s*est expliqué par la rétractation ;de la personne qui avait donné sujet à ce bruit, de la manière que madame Perler vous Texpliquera par sa lettre ; et je dois sjouter à son témoignage et à son récit que personne au monde n*a jamais mieux su que moi les sentiments de M. Pascal sur ce sujet et pendant sa maladie et à sa mort y et je puis, monsieur, vous assurer par ma connaissance, de la vérité de cette histoire dont je ne répète pas le récit que vous en fait madame Perler. Ainsi, monsieur, je m'assure avec elle et sa famille et tous les amis de M. Pascal, et pour Testime que vous avez de son méritCi que vous laisserei à madame Perler }e droit naturel du sort de la pièce qui est tombée entre vos mains, et qu*au lieu de Tobligation du bon office que vous pensiez rendre, on vous aura celle de n*en pas rendre un très-mauvais et à la mémoire de M. Pascal et à la mémoire de madame sa sœur. En voilà trop pour vous recommander une demande aussi juste, et où vous êtes sans autre intérêt que d'obliger les personnes qui vous prient de le faire d*une autre manière. Je profite de cette occasion pour vous assurer de mon respect et de mon attachement à votre service, et je vous démande la grâce d*en assurer aussi mademoiselle Audigier et, si j'ose aussi, M. et madame Tartière. Je suis de tout mou cœur, monsieur, etc.,

c DOMAT.

« A Clennont, ee 15 jantier 1682. »

GoiHé sur l'original. ( Note du P. Gutnier. )

« P Recueil MS« du P^ Guerrier, pag, vrn%

446 MADAMB PBRIER.

ans, de quelques particularités de la vie de mon frère, et d*y joindre une préface où il veut insérer des choses très-fausses et qui sont contre Thonneur de mon frère. Ce sont des calomnies qui courent depuis longtemps et dont sans doute vous avez ouï parler. Vous jugez bien, monsieur, que je ne puis pas le souffrir ; ainsi je serais obligée d'agir contre lui par toutes les voies possibles pour Tempêcher. C'est une personne pour laquelle j'ai toujours eu beaucoup de considération et un attache* ment particulier pourtoute sa famille. J'aurais un trèsgrand déplaisir d'en venir là ; c'est pourquoi, monsieur, je prends la liberté de m'adresser à vous pour vous supplier instamment d'aller au-devant d*une chose qui aurait des suites fâcheuses. J'ai un privilège que je ferais assurément bien valoir. Je connais votre prudence ; ainsi j'attends tout de vous. Vous rendrez service par là à M. Âudigier et vous vous acquérerez sur moi une obligation très-étroite ; je la joindrai à tant d'autres dont je vous suis redevable. J'attends la fin de mes affaires pour vous en témoigner tout à la fois mes ressentiments et ma très-humble reconnaissance ; mais ce ne sont que des paroles que je vous supplie de regarder comme très-sincères, et de me faire la grâce de croire qu'on ne peut pas être plus parfaitement et avec plus de respect que je suis, monsieur, votre, etc.

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