SUR LB SUJET DE SA GROSSESSE, PRÉSENTÉ A S. M
(Mai 1658.)
SuSy réjouissons-nous, puisque notre princesse Après un si long temps rend nos vœux exaucés. Et que nous connaissons que par cette grossesse Nos déplaisirs sont morts et nos malheurs cessés.
Que nos cœurs à ce coup soient remplis d'allégresse, Puisque nos ennemis vont être renversés, Qu'un dauphin va porter dans leur sein la tristesse Et que tous leurs desseins s*en vont bouleversés.
Français, payez vos vœux à la Divinité. Ce cher dauphin, par vous si longtemps souhaité, Contentera bientôt votre juste espérance.
Grand Dieu, je te conjure avec afTection De prendre notre reine en ta protection, Puisque la conserver, c'est conserver la France!
ÉPI6RAMME
SUR LE IfOUYEHENT QUE LA REINE A SENTI DE SON ENFANT» PRÉSENTÉE AUSSI A SA MAJESTÉ.
(Maiiess.)
Cet invincible enfant d'un invincible père
Déjà nous fait tout espérer.
Et, quoiqu'il soit encore au ventre de sa mère,
n se fait craindre et désirer, n sera plus vaillant que le dieu de la guerre^
4n JACQUBUm ^AflCAL.
Puisqu'avant que se» ceit ait vu le firmamenl)
8'ii remue un peu seulemeat, C'est à nos ennemis uu tremblement de terré.