AVANT-PROPOS. IX
ment la deuxième partie de ce volume, sont aussi empruntés au P. Guerrier, à Texception de : 1® la Relation adressée par Jacqueline à la mère prieure de Port-Royal des Champs, et qui fait connaître les difficultés qu'elle éprouva de la part de sa famille et de son frère en particulier, lorsqu'elle voulut prononcer ses vœux de religieuse. Cette relation était déjà imprimée dans les Mémoires pour servir à l'histoire de Port-Royal et de la mère Angélique; mais nous avons cru devoir la rechercher parmi les mss. de la bibliothèque royale , et nous l'avons trouvée dans le Fonds supplément français sous le n® 1389. Quand on a à choisir entre un texte imprimé sans la participation de l'auteur et le texte d'une copie manuscrite, il est évident que c'est le second qui jdoit être préféré , car il y a toutes chances pour qu'il ait été moins altéré que l'autre. Nous avons donc suivi le manuscrit de la bibliothèque royale : comparé aux Mémoires pour servir à l'histoire de Port-Royal, il offre une foule de variantes de détail dont l'indication eût d'ailleurs été fastidieuse et dépourvue d'utilité et d'intérêt, car elles n'apportent aucune modification au fond du récit. 2^ La Relation concernant la mère Angélique. Cette relation a été aussi imprimée dans les Mémoires pour servir à Thistoire de Port-Royal. Nous publions le texte que nous avons trouvé dans le ms. sup-
piment français y n® 1307. 3° L'interrogatoire de la sœur Jacqueline de Sainte-Ëuphémie. N'ayant rencontré celte pièce dans aucun des nombreux Msg< que nous avons conopulsés, nous la réimprimons telle qu'elle a été insérée dang V Histoire des persécutions des religieuses de Part-- Royal \ 4^ La lettre de Jacquelipe sur la mort de la sœur de Sainte-Eugénie d'AndiUy. Nous empruntons celte lettre aux Mémoires pour servir à l'histoire de Port-Royal.
A l'exception de ces quatre pièces, tous les autres écrits et lettres de Jacqueline sont publiés par nous d'après les copies, faites presque toujours sur les originaux autographes, par le P. Guerrier.
Les recueils de cet oratorien nous ont fourni tout entière la IIP partie de ce volume, c'est-àdire les mémoires de Marguerite Perier sur les membres de sa famille et en particulier suc Pascal; un extrait des Additions au nécrologe de Port^ Royal dans lequel Marguerite Perier raconte comment Pascal fut amené à composer les Provinciales; enfin diverses anecdotes dont le souvenir a été conservé par le P. Guerrier luimême, bu qu'il a puisées dans les archives des oratoriens de CLermont. Sous ce titre d'Additions
> Ville&anehe, 473S» 1 vol. ia-4«.
I ^ ^ Il ■ 1 1
"wn
AVANT-raOPOS. Xi
et Corrections au Nécrologe, Marguerite Perier a écrit une foule de particularités intéressantes pour l'histoire de Port* Royal. Une copie de ces Additions se trouve dans le III^ Recueil du P. Guerrier, et une autre dans le Fonds de POratoire, n^ 160. Le pieux solitaire à qui nous avons dû la communication des mss. du P. Guerrier % en possédait une troisième de la main de Tabbé Caldaguès, chantre de l'église de Montferrand, faite sur l'original de Marguerite Pe-
rier '.
> M. Bellaiguô de Eabanesse. Yoy. Tédiiion des Penséet, p. jux de rintroduclion
9 C*est un in-4* de 43 pages; à la fin on lit les deux attestations qui suivent :
< Aujourd'hui, huitième mai 1725, j'ai achevé de copier ces Additions et Corrections pour le Nécrologe de Port-Royal, faites par m"* Perier, nièce de feu M. Pascal, qui, ayant été élevée à Port-Royal et ayant toujours conservé une très-grande liaison avec toutes les personnes qui composaient cette sainte maison, est la seule personne qui reste aujourd'hui au monde parfaitement instruite du détail de l'histoire de cette célèbre abbaye, soit pour les affaires du dedans, soit pour celles du dehors. La présente copie faite sur l'original écrit de sa main, que M''* Perier a eu la bonlé de me confier, afin que tant de faits et de particularités qui intéressent des personnes dont la mémoire sera toujours précieuse dans TÉglise, ne fussent pas eiposés à être ensevelis dans l'oubli par la perte de l'original.
« Galdaguès, chantre de l'église de Montferrand,
« Je certifie que la présente copie est exactement faite sur mon original que j'ai confié à monsieur l'abbé de Galdaguès, et que tous les faits qui sont rapportes dans lesdites Additions et Corrections sont très-vrais et très-assurés, ayant été témoin de la plupart et très-parfaitement infttruit^ des ^utres.
• Fait à Clermont, ce huitième mai mil sept cent vingt-einq.
fl M. Pbriei. »