‹ Lettres Persanes de Montesquieu precedees de Son ElogeChapitre 120 sur 152 · LETTRES D'UN NOUVELLISTE AU MINISTRE · texte numérisé non relu

LETTRES D'UN NOUVELLISTE AU MINISTRE

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a Je suis le sujet le plus zélé que le roi ait jamais « eu. C'est moi qui obligeai un de mes amis d'exéa cuter le projet que j'avois formé d'un livre pour a démontrer que Louis -le -Grand étoit le plus ce grand de tous les princes qui ont mérité le nom (c de grand. Je travaille depuis long-temps à un ce autre ouvrage , qui fera encore plus d'honneur à « notre nation , si votre grandeur veut m'accorder (c un privilège : mon dessein est de prouver que « depuis le commencement de la monarchie j les « François n'ont jamais été battus y et que ce que ce les historiens ont dit de nos désavantages sont de « véritables impostures. Je suis obligé de les recc dresser en bien des occasions ; et j'ose me flatter a que je brille surtout dans la critique. Je suis^ <c monseigneur y etc. »

a Monseigneur, « Depuis la perte que nous avons faite de

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%c M. le comte de L. , nous vous supplions d'avoir <c la bonté de nous permettre d'élire im président. « Le désordre se met dans nos conférences, et les a affaires d'état n'y sont pas traitées avec la même « discussion que par le .passé : nos jeunes gens <K vivent absolument sans égard pour les anciens, « et entre eux sans discipline : c'est le véritable ce conseil de Roboam, où les jeunes imposent aux « vieillards. Nous avons beau leur représenter « que nous étions paisibles possesseurs des Tuiloc< ries vingt ans avant qu'ils fussent au monde : je <c crois qu'ils nous en chasseront à la fin , et qu'o- <K bligés de quitter ces lieux où nous avons tant de « fois évoqué les ombres de nos héros françois , il <c faudra que nous allions tenir nos conférences « au jardin du roi , ou dans quelque lieu plus « écarté. Je suis , etc. »

De Paris, le 7 de la lane de Gemmadi, a, 1719.

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