LE GRAND- EUNUQUE A USBEK
A Pa^is.
Les choses sont venues à un état qui ne se peut plus soutenir : tes femmes se ^ont imaginé que ton départ leur laissoit une impuliité entière : il se passe ici des choses horribles :ie tremble moi-même au cruel récit que je vais te f^re. : ,
Zélis , allant il y a quelques jours à là inôsquée , laissa tomber son y<^le , et parut presque à visage découvert devant tout le peuj^le. ' •
J'ai trouvé Zachi couchée avec une de ses esclaves , chose si défendue par les lois du sérail.
Jr d surpris , par le plus grand hasard du monde , une lettre que je t'envoie : jfe n'ai jamais pu découvrir à qui elle étoit adressée.
Hier au soir un jeune garçon fut trouvé dans le jardin du sérail , et il se sauva par dessus les murailles.
Ajoute à cela ce qui n'est pas parvenu à ma connoissance ; car sûrement tu es trahi. J'attends tes ordres ; et , jusqu'à l'heureux moment que je les receyi^ai, je vais être dan$^ une situation mortelle. Mais si tu ne mets toutes ces femmes à ma dis-
crétion, je ne te réponds d'aucune d'elles, et j'aurai tous les jours des nouvelles aussi tristes à te mander.
Du sérail dlspafaan, le premier de h luner de Rh^geb, 171 7.