LE PKEMIER EUNUQUE NOIR A USBEK
Isnutét, un de tes «inuques noirs, vient de mourir, magnificpie seigneur; et je ne puis m'empécher de le remplacer. Comme les eunuques sont extrêmement rares à présent , j'avois pensé de me servir d'un esclave noir que tu as à k campagne; mais jfi n'ai pu jusqu'ici le porter à souffi*ir qu'on le consacrât à cet em{^i. Comme je vt»s qu'au bout da compte c'est son avantage, je voulus l'autre jour user à son égard d'un peu die rigueur; et^ de eonoert avec l'intendant de tes jardins, j'ordonnai que , malgré lui , on le mît en état de te rendre las services qui flattent le plua ton cœur, et de vivre cmnaie moi dans ces redoutables lieu^E qu'il n'ose pas même regarder : mats il se mit à hurler comme si on avoit voulu l'écordier , et fit tMt qu'A édhappa de nos mains et évita le fatal couteau. Je vi^i$ d'apprendre qu'il vent t'écrp^e pour te dèmanter grâce , soutenant que je n*ai conçu ce dessein que par im désir insatiable de vengeance sur certaines nrilleries piquantes qu'il
LETTRES IFERSANES. gS
dit avoir faites de moi. Cqpendant je te jure par les cent mille prophètes que je n*ai agi que pourle bien de ton service, la seule chose qui me soit chèîpê, et hors laquelle je ne regarde ri^. Je me prosfEérne à tes pieds.
Dn BértA deTatmé, le 7 de la Inae db Maliarfun , ij\f.
LETTRE XLIL