LETTRE PREMIERE
USBEK A SON AMl'RUSTAN.
A Ispahàn.
Nous n'avons séjourné qu'un jour à Com; lorsque Botis eûmes fiait nos dévGftions sur le tombeau de la viei^ge qui a mis au monde douze prophètes ^ aous nous remîmes en chemÉn; et hier, vingtdaquième jour de notre départ dlspahan, nous arrivâmes à Tauris.
Ricaet moi sommes peut^tre les premiers parmi les Persans que l'envie de savoir ait £Eut sortir de leur pays y et qui aient renoncé aux douceurs d'une vie tranquille pour aller chercher laborieusement la sagesse.
Nous sommes nésdans un royaume florissant; mais nous n'avons pas cru que ses bornes fussent celles de nos connoissances , et que la lumière orientale dût seule nous éclairer. .
Mande-moi ce que l'on dit de notre voyage; ne me flatte point : je ne compte pas sur un grand nombre d'approbateurs. A^esse ta lettre à Erzeron j où je séjournerai quelque temps. Adieu , mon