‹ Lettres philosophiques. Éd. critique avec une introd. et un commentaireChapitre 119 sur 126 · A'tanget {mais y i" garde \Ano · texte numérisé non relu

A'tanget {mais y i" garde \Ano

121. 48 (corr.), j2-K. au lieu de cette substance... incertitude, donnent le passage suivant : 48 (corr.) Nous la croions immortelle, j2-A' Les livres saints que nous avons lus, nous apprennent que cette âme est immortelle. La raison est d'accord avec la lévéKition ; {48 (corr.), S^-K) car comment une substance quelconque périroit-elle ?toutmodese détruit, l'être reste. Nous ne pouvons concevoir la création d'une substance, nous ne pouvons concevoir son anéantissement. [Mais nous n'osons]

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peine à croire que son ame ait eu beaucoup d'idées dans

1 30 sa coeffe ; & nous doutons fort que dans un sommeil plein & profond, dans une Létargie complette ^, on ait jamais fait des méditations. Ainsi il nous parait que la pensée pourrait bien être, non pas l'essence de l'être pensant, mais un présent que le Créateur a fait à ces êtres,

135 que nous nommons pensans, & tout cela nous a fait naître le soupçon, que s'il le vouloit, il pourrait faire ce présent là à un atome, & conserver à jamais cet atome & son présent, ou le détruire à son gré. La difficulté consiste moins à deviner comment la matière pourrait penser,

140 qu'à deviner comment une substance quelconque pense. Vous n'avez des idées que parce que Dieu a bien voulu vous en donner ; pourquoi voulez-vous l'empêcher d'en donner à d'autres espèces ? Sericz-vousbien assez intrépides pour oser croire que votre ame est précisément de la même

145 matière que les substances qui approchent le plus prés de la divinité ? Il y a grande apparence qu'ils sont d'un ordre bien supérieur, & qu'en conséquence Dieu leur a daigné donner une façon de penser infiniment plus belle ; de même qu'il a accordé une mesure d'idées très médiocre

1)0 aux animaux qui sont d'un ordre inférieur à vous. Y a-t-il rien dans tout cela dont on puisse inférer que vos âmes sont mortelles ? Encore une fois, nous pensons comme vous sur l'immortalité de vos âmes ; mais nous croyons que nous sommes trop ignorans pour affirmer que

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