‹ Lettres philosophiques. Éd. critique avec une introd. et un commentaireChapitre 21 sur 126 · INTRODUCTION XXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXVII

ratent soit par 42', soit par ^4 : mais ^4 seul explique les leçons I, 3 été.

Faut-il donc admettre un retour à ?4 ou à son groupe ? Il y en a des preuves. Voici des leçons de // qui dérivent nécessairement de ^4 :

rétablissement dset(\. VI, lig. 24); preshiteranisme (1. VIII, lig. 29) ;

toutes les planètes (1. XV, lig. 67) ;

la leçon qui fait contre sens sur les aphélies et périhélies (1. XV, lig. 69-70) ;

l'orthographe Saint Evreiiiont (1. XXI, lig. 4) et l'orthographe Malhranche (1. II, lig. 69).

Enfin l'usage de //, d'écrire le mot Monsieur en toutes lettres, est conforme à la pratique de ^4.

ji, comme 42", s'isole par un grand nombre de leçons et par quelques additions (R. XXIX sur P., lig. 656) qui n'ont pas été reçues dans la tradition du texte. Il est d'ailleurs très difficile de dire, pour mainte variante de détail, si elle est correction d'auteur, ou de libraire, ou d'imprimeur.

J2 a pris 48 pour base et en reproduit fréquemment les fautes. Certainement on utilisait un exemplaire corrigé de 48 {Rein. XXII sur P., lig. 463 ; App. II de la 1. XIII).

Mais souvent J2 modifie 48 d'une façon originale, et gravement : il y a eu intervention de l'auteur. D'autre part S2 est visiblement influencé par/ 1 : suppressions dans la 1. XV, lig. 133- 169 et lig. 147-196 ; correction suivant des lois immuables (1. XV, lig. 274) ; addition à la fin de la 1. XVI (lig. 143, t. II, p. 48); conservation d'un contresens (1. XV, lig. 69-70).

j6, qui marque une époque du texte, a pris pour base 48 ou J2, probablement J2. Cette édition garde les fautes :

48, /2 : irruption pour éruption (l. XI, lig. 67); est pour i't'5/ (l.XXIV, lig. 91).

/2 : il était pour // s'était (\. I, lig. 71).

Mais /i a été utilisé ; de là, dans jé, les leçons : s'éclaircissaient (1. IV, lig. 36).; citoyen (1. VII, lig. 73); le singulier mal employé (1. VIII, Hg. 99) ; suppression de la Rem. XLV sur 'P.

Enfin la faute de /j croyent (1. XITI, lig. 126) a chassé l'ex-

XXVIII INTRODUCTIOX

cellente leçon de toutes les éditions précédentes ciioicut, et a donné lieu à la mauvaise correction croyaient.

64 est un retour à jç^-42 qui n'a aucune des nouveautés de 42\ 4S, ji, s 2 et s6.

70 continue en la modifiant parfois la tradition inaugurée par S6. Une curieust hçonrepreinhe pour ruppreuilre (\. XIII, lig. 97) donnerait à penser que les changements de ;6 ont été reponés sur un exemplaire de /2, doù certaines infiltrations du texte de cette dernière édition. L'orthographe Daniiennnrk (1. XVIII, lig. 73) ne suffit pas pour affirmer une liaison de jo à ^94, 42' ou //.

7/ dérive de yo ' dont il recueille les corrections au texte de j6. La graphie Christophle pour Christophe (1. XXIV, lig. 135) suffit-elle pour établir un rapport entre 7/ et la série 3 4"- 39 ?

7/' dérive aussi de 70. Cependant dans la nouvelle rédaction do la lettre XIII (Appendice II, lig. 55 et 1 17), 71' retourne à deux leçons de y/ -.appelions, laiigit, cette dernière se trouvant ausbi dans /6.

7/ a pris pour base -ji : la leçon sérieuses (1. XIV, lig. 35), les fautes gagner pour gager (R. V sur P., lig. 165), ij^8 pour 1J2S (R. VJ sur P., lig. 211), lemontrent suffisamment. Mais 7/ écrit avec jo Daunemarck (1. XVIII, lig. 73). D'autre part 7/ conserve parfois l'orthographe de 34 et de son groupe : Adisson (1. XVIII, lig. 135), Saint Evremont (}. XXI, lig. 4). Cette dernière graphie pourrait venir de //, où 7/ cavt. a été prendre une correction à la lettre XVII (lig. 14). Ces rapports avec jo, ^4 et j/ demeurent hvpothétiques.

K ne me semble pas avoir utilisé pour l'ensemble une révision de l'auteur % et n'introduit dans le texte aucun changement important. La seule addition considérable est celle de la traduc-

1. D'où l'importance de rcm.Trquer que ce tome de l'édition de 1768 est postérieur à la réimpression de $6 faite en 1770. Voilà pourquoi j'ai retenu la date du tome {ji), et non celle de l'édition.

2. Les éditeurs de Kchl disent avoir imprimé une grande partie des œuvres « sur un exemplaire corrigé par M. de Voltaire en 1777 et en 1778 ». Il y a lieu de croire que ces corrections n'ont pas pi)rtc sur les Lettres Phihsopbiques, d'ailleurs dispersées dans les Mélanges (cf. Bengesco, IV, 140).

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