XXXVIII INTRODUCTION
ùtait de retour en Angleterre en septembre 1729 : la lettre XX qui parle de cette visite n'a donc pas été écrite avant les derniers mois de 1729.
La lettre XXII annonce comme devant bientôt paraître une traduction de l'abbé du Resnel qui parut en 1730. D'autre part elle cite Gordon traducteur de Tacite : le i" tome de cettetraduction est de 1728. Ainsi la rédaction de la 1. XXII se place entre 1728 et 1730, plus prés de 1730.
M"e Le Couvreur étant morte le 20 mars, et Mrs Oldfield le
22 octobre 1730, la lettre XXIII est au plus tôt des deux derniers mois de 1730, peut-être de mai-juin 173 1 (cf. le Commentaire, n. 13): le passage relatif à Crébillon (cf. n. 11), invite à la croire postérieure au mois d'août 1731.
Sans qu'on ait le droit de généraliser ces constatations et de Ic^ étendre à toutes les parties d'un ouvrage qui put rassembler de> morceaux écrits séparément en des temps différents, on drit faire cette remarque, que la plupart des indications de da;-.qu'on trouve dans les Lettres les situent entre 1729 et 173 1, et qu'on n'y aperçoit guère de passages qui se datent nécessairement du séjour en Angleterre (milieu de 1726-début de 1729'. Je n'aurais pas d'objection à y faire remonter la lettre XIV. Mai • seule l'esquisse qui ne fit pas partie des Lettres philosophique. et que l'on trouvera en Appendice à la fin du second volume, nu paraît dater nécessairement de 1728. Elle est postérieure ai.
23 février 1728 (jour où Curll fut pilorié), et même au 14 nui (date de la IV« lettre de Woolston), antérieure au 4 mars 1729 (jour où Woolston fut condamné), et même sans doute à la ih< d'octobre 1728 (apparition d'une V^ lettre sur les Miracles), sensiblement voisine de l'agitation relative à la presse des matelots (avril-mai T728). Comme il est visible que cette esquisse se rapporte à un plan des Lettres au^rlajses qui n'a pas été exécuté, il suit que la rédaction publiée en 1735-34 est dans so:: ensemble postérieure au milieu de l'année 1728 et date peut-être au plus tôt de 1729.
Que Voltaire ait préparé son ouvrage en Angleterre dés 1.1 fin de 1727 et au début de 1728, qu'il ait pris des notes, ébauché dès lors et plus tard conservé un certain nombre de
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morceaux, c'est fort possible, et même probable. Mais on ne peut prendre à la lettre l'affirmation que « la plupart (des lettres) furent en effet écrites vers ce temps-là (1728) dans la maison de notre cher et vertueux Falkener ■ ».
Dans les lettres du i^r mai et du 14 juillet 1733, il est visible que Voltaire ne fait pas appel à la mémoire de Thieriot, mais lui prescrit le langage qu'il doit tenir : « Ce sont des lettres familières que je vous ai écrites et que vous faites imprimer. » La chose ressort encore plus clairement de la lettre du 24 juillet. « (Dites) que ces lettres vous ont été écrites, pour la plupart, en 1728. Vous ne dire:( que la vérité. La plupart furent en effet écrites vers ce temps-là, etc^'... » Il ne dit pas : vous furent : Thieriot n'a jamais reçu ces lettres.
Le travail principal de la rédaction se placera donc, autant que j'en puis juger, entre 1729 et 173 1; sans doute fut-elle interrompue par d'autres travaux. Toujours est-il qu'à la fin de novembre 1731, Voltaire a l'intention de s'y remettre et de la terminer. C'est alors qu'on commence à entendre parler des Lettres anglaises dans la Correspondance.
Pendant toute l'année 1732, il retouche et remanie. Le 9 juillet 1732, il demande à Thieriot qui est en Angleterre, de lui faire parvenir un écrit sur la personne et les oeuvres de Clarkc dont il a besoin pour achever sa lettre VII 5.
Les lettres I-IV étaient prêtes en novembre 1732, et l'étaient probablement déjà quand il s'occupait de la Vile.
Les lettres XV-XVI n'ont été rédigées qu'en octobre-novembre 1732, quand Voltaire eut été converti au Newtonianisme par Maupertuis, et après l'apparition du Discoujs de ce dernier sur les différentes figures des astres (imp. en 1732).
La lettre XIII était, dans sa rédaction première, antérieure à nov. 1732. C'est alors que fut rédigé le texte qui parut en 1734. Le travail était achevé avant le 15 décembre.
Les copies de l'ouvrage furent envoyées à Thieriot et à Jorc au début de 1733. Mais la lettre XXIV ne fut expédiée à Londres