‹ Lettres philosophiques. Éd. critique avec une introd. et un commentaireChapitre 41 sur 126 · L INTRODUCTION · texte numérisé non relu

L INTRODUCTION

tl-tait trop incorrecte (par rapport à son usage habituel, non au nôtre), ou tout à fait absurde, ou tout à fait obscure. J'ai mis avec discrétion quelques alinéas qui s'imposaient. J'ai mis quelques majuscules et quelques guillemets où il en fallait.

J'ai relevé les variantes de ponctuation dans les cas, et dans les cas seuls, ou elles intéressaient le sens.

Dans le Commentaire, j'ai réduit l'orthographe des nombreuses citations à l'usage présent. Il eût été à peu près impossible d'obtenir une reproduction exacte de tant de graphies discordantes ; les vérifications nécessaires pour la correction des épreuves n'auraient pu se faire, parce que les passages cités proviennent d'un très grand nombre d'ouvrages différents qui, pour la plupart, n'étaient plus sous ma main. J'ai donc pensé qu'il valait mieux ofl'rir une bonne orthographe moderne qu'une orthographe ancienne estropiée ou suspecte.

Un mot d'avertissement sur le Commentaire ne sera pas non plus inutile.

Je n'ai pas voulu faire un commentaire explicatif qui résolût toutes les difficultés ou fît valoir tous les aspects du texte.

Je n'ai pas voulu faire un commentaire historique, qui établit le rapport de la description de Voltaire à la réalité des institutions et de la vie anglaise, et marquât en quels endroits, dans quelle mesure elle est vraie ou fausse '.

Mon but a été d'aider à comprendre comment Voltaire a fait son livre, comment et sur quels matériaux son esprit a travaillé. J'ai voulu présenter un commentaire de sources, rien de plus.

L'idéal eût été d'arriver à découvrir pour chaque phrase le fait, le texte ou le propos qui avait mis en branle l'intelligence

I. Je n'ai pas davantage voulu comparer Voltaire à ses devanciers les auteurs de relations de voyages en Angleterre. J'en indique quelques-uns dans le Commentaire de la première lettre (n. 2) à propos des Quakers ; d'autres seront signalés dans le commentaire des lettres suivantes. Voyez sur ces relations Jusserand, Shakespeare en France sous l'ancien Régime (p. 98-126 et 154-161), et Charlanne, L'influence française en Angleterre au XVII' siècle. La vie sociale. Etude sur les relations sociales delà France et Je l'Angleterre, 1906, in-S".

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