‹ Lettres philosophiques. Éd. critique avec une introd. et un commentaireChapitre 70 sur 126 · K sup: riment faites · texte numérisé non relu

K sup: riment faites

123. /r dans r[Europe] — • 130. )^\-K sans qu'il y eût une épée de tirée et [sans qu'on pi\t]

i^i. ^4^-48 e; J2 Troisième cf. Introd., II.

Lett. phil. I. 4

JO Q.UATRIEME LETTRE

les Quakers commencèrent à jouir par la force des Loix,

135 de tous les privilèges dont ils sont en possession aujourd'hui^z. Pen, après avoir vu enfin sa Secte établie sans contradiction dans le pais de sa naissance, retourna en Pensilvanie'»J. Les siens & les Amériquains le reçurent avec des larmes de joie comme un perc qui rcvenoit voir

1.(0 ses enfants ^. Toutes ses Loix avoient été religieusement

observées pendant son absence,] ce qui n'étoit arrivé à (4O aucun Législateur avant lui. Il resta quelques années à Philadelphie, il en partit enfin malgré lui pour aller solliciter à Londres des avantages nouveaux en faveur du

145 commerce des Pensilvains^î : il vécut depuis à Londres jusqu'à une extrême vieillesse, considéré comme le chef d'un Peuple & d'une Religion. Il n'est mort qu'en 171846.

On conserva à ses descendans la propriété & le gou-

150 vernement de la Pensilvanie, & ils vendirent au Roi le gouvernement pour douze mille pièces^?. Les aflfaires du Roi ne lui permirent d'en païer que mille. Un Lecteur Français croira peut-être que le ministère païa le reste en promesses et s'empara toujours dugouver|nement: [42]

155 point du tout, ta Couronne n'aïant pu satisfaire dans le tems marqué au paiement de la somme entière, le Contrat fut déclaré nul, & la famille de Pen rentra dans ses droits.

Je ne puis deviner quel sera le sort de la Religion des

144. A' de nouveaux avantages... — i^^. )4'-K [Pensilvains]: il ne les revit plus; il mourut à Londres en 1718.

151. ^4'' 1200. — 1)8. Ce paragraphe manque dans }4'-K; à sa place, $6-K, après les mois eu iyiS,ajoutenl : Ce fut sous le règne de Charles II qu'ils obtinrent le noble privilège de ne jamais jurer, et d être crus en Justice sur leur parole. Le Chancelier homme d'esprit leur parla ainsi : ('Mes amis, 7u/"'ec ordonna un jour que toutes les bêtes de somme vinssent se faire ferrer. Les ânes représentèrent que leur loi ne le permettait pas. — Eh bien, dit Jupiter, on ne vous ferrera point ; mais au premier faux pas que vous ferez, vous aurez cent coups d'étrivicrcs**. »

160 Quakers en Amérique ; mais je vois qu'elle dépérit tous les jours à Londres. Par tout pais la Religion dominante, quand elle ne persécute point, engloutit à la longue toutes les autres-9. Les Quakers ne peuvent être membres du Parlement, ni posséder aucun Office,

163 parce qu'il faudroit prêter serment & qu'ils ne veulent point jurer. Ils sont réduits à la nécessité de gagner de l'argent par le Commerce ; leurs enfans enrichis par l'industrie de leurs pères, veulent | jouir, avoir des hon- [43J neurs, des boutons & des manchettes, ils sont honteux

170 d'être apellés Quakers, & se font Protestans pour être à la modeJo.

1. Source principale et presque unique : A colleclion of thc Works oj IV. Penti, LonJon, 1726, 2 v. in-fo]., the Author's Life, au début du t. J. — Sewel et Croese ne peuvent être que des sources très secondaires : leurs récits sont sur certains points en contradiction avec cette Vie très documentée. Ainsi Sewel (539) et Croese (286, suivi par Catrou, 129) convertissent Penn en Irlande à 22 ans, et non à Oxford à 15 ans.

2. AngL ^^ : » About this time » et en note : 1666. Mais cette date résulte de la supposition que Penn (né en 1644) se convertit à 22 ans.

3. « His father became a peculiar favourite of the then dukc of York » (The Author's Life, p. i).

4. « About the i^^^ year of his âge he was entered a student al Christ's Church Collège in Oxford...; for he, with certain other 5/«<feH/5of thatUniversity, withdrawing from the National way of worship, heldprivatc meetings for the exercise of Religion, where

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