‹ Lettres philosophiques:Chapitre 87 sur 108 · A' on sait · texte numérisé non relu

A' on sait

51. S4^-K qu'à peine avouent-ils — 52. A' Si on me demande — 5 5- A' pour répondre — S y7S Mylord {df même l. )j). J4*-K Bolingbroke Lm forme Bolingbrooke réparait dans 70, 7;*. — 55. ;^*, ^^48. j6, jo, 7J, K Marlborough jj Marborough ^9 Marlborourgh ji Malboroug j^Marlbarough ji Marlboroug — 57. j./*-A' ayant été d'un parti contraire

61. K errata (LA'X, 4^) à parler — 64, S4^-]9> 4^-48, S2-ys, A le plus nùlejaute typographujue di ^4*, car la copie enivyce à Londres portait bien inutile, comnu le prouve Angl. jj : the most useless and the least read.

SUR LE CHANCELIER BACON

qui mènent à elle ^^. Il avoit méprisé de bonne heure ce que leT^XJïïtvérsités apelloient la Philosophie", & il faisoit tout ce qui dépendoit de lui, afin que ces Compagnies instituées pour la perfection de la raison humai-

75 ne, ne continuassent pas de la gâter par leurs quiddités,

leur I horreur du vuide ^^, leurs formes substancielles ^^, & [m] tous ces mots impertinens que non-seulement l'ignorance rendoit respectables, mais qu'un mélange ridicule avec la Religion avoit rendus presque sacrés.

80 II est le père de la Philosophie expérimentale : il est bien vrai qu'avant lui on avoit découvert des secrets étonnants. On avoit inventé la Boussole, l'Imprimerie, la gravure des Estampes, la peinture à l'huile, les glaces, l'art de rendre en quelque fiiçon la vue aux vieillards par

85 les lunettes qu'on apelle besicles, la poudre à canon, &c. On avoit cherché, trouvé & conquis un nouveau monde. Qui ne croiroit que ces sublimes découvertes eussent été faites parjesplus grands Philosophes, oc danTJdes tems [112] bien pins (^daires que le nôtre ^ Point du tout : c

90 dâîis le tems de la plus stupide barbarie que ces grands changemens ont été faits sur la terre : le hazard seul a produit prestnre — tOTTfés ces mventT^ns, & il y a même bien de l'aparence que ce qu'on apelle hazard a eu grande^art dans la découverte de l'Amérique ; du moins

5)5 a-t-on toujours cru que Christophe Colomb n'entreprit son voïage que sur la foi d'un Capitaine de vaisseau qu'une tempête avoit jette jusqu'à la hauteur des Isles Caraïbes h.

72. 48 (cor r.), $i-K [ce que] des fous en bonnet quarré enseignoient sous le nom de philosophie dans les petites-maisons appellées Collèges — 76. 54^-iC leurs horreurs — 77. 48 (corr.) biffe impertinens; s^-K le retranchent. — 79. ^j^^-X rendu sacrés.

88. 70- A' les grands — 90. j6-/C [de la] barbarie scolastique 92. f6-K [inventions] : on a même prétendu [que] — 95. ^ô-K omettent toujours.

' Quoiqu'il en soit les hommes sçavoicnt aller au bout

loo du monde, ils sçavoienl détruire des Villes avec un tonnerre artificiel plus terrible que le tonnerre véritable ; mais ils ne connoissoient pas la circula|tion du sang, la 1 ^ ' pesanteur de l'air, les loix du mouvement, la lumière, le nombre de nos plancttes, &c., & un homme qui sou-

105 tenoit une thèse sur les catégoritts d'Aristotc, sur l'universel à parte rei ou telle autre sottise, éloit regardé comme un prodige.

L^cs inventions les plus étonnantes & les plus utiles, ne gbnt pas celles qui font le pins d'hnnn(;^^r à l'esprit

1 10] humain.

/ C'est à un instinct méchanique qui est chez la plupart des hommes que nous devons tous les Arts, & nullement à la saine Philosophie.

La découverte du feu, rg.r^ ^^^ ^^''"' du pnirLJjMgjidrr

1 1 5 & de prépaFer lesmétauXj^dc bâtir des maisons^'inventTon de la bavette, sont d'une toute autre nécessité que rrînprilmerîe & la Boussole : cependant ces Arts L' ^ fïïrèm invcinés> pur Jénîommes encore sauvages 'J. Quel prodigieux usage les Grecs & les Romains ne

120 firent-ils pas depuis des méchaniques ? Cependant on croïoit de leur tems qu'il y avoit des cieux de cristal'^, & que les étoiles étoient de petites lampes qui tomboient quelquefois dans la mer, & un de leurs grands Philosophes après bien des recherches avoit trouvé que les astres

125 étoient des cailloux qui s'étoient détachés de la terre '7, En un mot personne avant le Chancelier Bacon n'avoit ^nrrn^] la Plii|o<tophip expérimentale^, & de toutes les épreuves physiques qu'on afaites depuis lui, il n'y en a

112. J4*-K la pluspart des [arts] — 120. s^ (corr.) depuis est hiffè. 12}. 5 4*- A' plus [grands]

SUR LE CHANCELIER BACON

pj'esquc pas une qui ne soit indiquée I dans son livre ^9. [i 1 5J 1 30 II en avoit fait lui-même plusieurs, il fit des esp(^ces de machines Pneumatiques, par lesquelles il devina l'Elasticité de l'air 20 ; il a tourné tout au tour de la découverte de sa pesanteur ^i, il y touchoit ; cette vérité fut saisie par Toricelli. Peu de tems après la Phisique expérimen- 135 taie commença tout d'un coup à être cultivée à la fois dans presque toutes les parties de l'Europe. C'étoit un trésor caché dont Bacon s'étoit douté, & que tous les Philosophes encouragés par sa promesse s'éforcérent de déterrer.

Mais ce qui ai'a leplus surpris, c'a étédevoir dans son livre en termes exprès ccTte attraction nouvelle dont M'^r'^i^nr Newton pajisp p^"'- r mvpntpnr » Il faut chercher, dit Bacon, s'il n'y auroit point une I ^^^J

» espèce de force magnétique qui gpére entre la terre & 145 » les choses pesantes, entre la Lune & l'Océan, entre les » ^laneltes, ôcc^^. ' ■ — "

En un autre endroit il dit :

» Il faut ou que les corps graves soient portés vers le » centre de la terre, ou qu'ils en soient mutuellement

attirés, & en ce dernier cas, il est évident que plus les

corps en tombant s'aprocheront de la terre, plus forte-

» ment ils s'attireront. Il faut, poursuit-il, expérimenter

» si la môme horloge à poids ira plus vite sur le haut

» d'une montagne, ou au fond d'une mine; si la force

155 » des poids diminue sur la montagne & augmente dans

» la mine, il y a apparence | que la terre a une vraie [n?] » attraction 23.

140. J9*-7S On voit [dans son livre] K Nous avons vu qu'on trouve [dans]

145-157. Les citations de Bacon sont supprimées par les éditeurs de Kehl parce qu'ils viennent d'imprimer un passage qui les contient au début de la sect. I de l'article François Bacon. — 148. S4*-7J ^ (dans la sect. I de Varticle) poussés

158 dou7i/:me lettre

Ce prc'cusciir de la PInlosophic 2 clé aussi un écrivain élégant, un historien, un bel esprit.

160 Ses essais de morale sont très-cstimés, mais ils sont faits pour instruire plutôt que pour plaire, & n'étant ni la satire de la nature humaine comme les maximes de Monsieur de la Rochefoucault, ni l'école du scepticisme comme Montagne, ils sont moins lus que ces deux livres 165 ingénieux^^.

Son histoire de Henri VII a passé pour un chef-d'œuvre ; mais je scrois fort trompé si elle pouvoii être comparée à l'ouvrage de notre illustre de Thou*'>.

En parlant de ce fameux im|posteur Parkins Juif de [i 170 naissance, qui prit si hardiment le nom de Richard IV Roi d'Angleterre, encouragé par la Duchesse de Bourgogne, & qui disputa la Couronne à Henri \'II, voici comme le Chancelier Bacon s'exprime.

» Environ ce tems le Roi Henri fut obsédé d'esprits 175 » malins par la magie de la Duchesse de Bourgogne, qui » évoqua des enfers l'ombre d'Edouard IV pour venir » tourmenter le Roi Henri ^6.

» Q.uand la Duchesse de Bourgogne eut instruit

» Parkins, elle commença à délibérer par quelle région

180 >y du Ciel elle feroit paroitre cette comète, & elle résolut

» qu'elle éclatcroit d'abord sur l'horizon de l'Irlande ^'.

Il me semble que notre sage | de Thou ne donne guère [i dans ce phœbus, qu'on prenoit autrefois pour du sublime, mais qu'à présent on nomme avec raison galimathias^*.

165. )9*-K [Maximes] de La Rochefoucauld. — 166. $4*-K Sa (^9 La) vie [de H. VI Ij — 167, }^-K [mais] comment se peut-il faire que quelques personnes osent comparer un si petit ouvrage avec l'histoire de [notre illustre] Mr. [de Thou] K errata, LXX. 490, suppritm Mr. — i6g ^4^-K (au lieu de Juif de naissance) hls d'un Juif converti }4*-s6 Perkin jo-K Perkins

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