‹ Lettres physiologiquesChapitre 50 sur 103 · I.ŒL'F KT SES ENVELOPPES DANS LLTEKLS. :.8l · texte numérisé non relu

I.ŒL'F KT SES ENVELOPPES DANS LLTEKLS. :.8l

se relèvent et se rapprochent de manière à former ainsi une rainure, dont les bords, en se rapprochant toujours davantao-e, se soudent à hi fin et transforment la rainure en tube. C'est ce qui arrive en effet (voy. fig- 95, p. 597). La masse qui est destinée à former l'intestin se soulève en se séparant du vitellus, du côté duquel elle forme une gouttière ouverte et placée dans Taxe longitudinal du corps. Les bords de cette gouttière se rencontrent depuis Tavant et l'arrière vers le milieu, pour former un tube. Une grande partie du liquide vitellaire avec le feuillet trophique du blastoderme qui l'entoure, reste par conséquent en dehors du tube, sous la forme d'une vésicule. Cette vésicule est d'abord reliée à lintestin par une large fissure placée dans le sens longitudinal, mais plus tard par un canal ouvert. Ce canal aboutit à peu près au milieu de lintestin, dans l'intestin grêle. Il est d'abord très-court et largement ouvert, mais à mesure que les parois abdominales de l'embryon se ferment dans la ligne médiane, la tige de la veine ombilicale s'allonge. Cette tige sort du corps de lembryon par l'ouverture ombilicale avec les vaisseaux ombilicaux et la tige de lallantoïde, pour s'élargir en vésicule vers la périphérie de l'œuf. Ce canal de la vésicule ombilicale reste très-longtemps ouvert chez beaucoup danimaux, par exemple chez les lapins, et la vésicule elle-même présente alors un assez grand développement pendant toute la vie de l'embryon et est important pour la nutrition du fœtus à cause des vaisseaux qu'elle renferme. La tige de la vésicule sallonge beaucoup chez l'homme, mais elle se ferme bientôt et disparait complètement dans le cordon ombilical, sans que dans la plupart des cas, il en reste aucune trace ; il en est de même pour la vésicule ombilicale. Si j'ai dit plus haut que le cordon ombilical contenait, outre les vaisseaux, le canal de l'allantoïde devenu solide, je n'avais pas indiqué sa composition con plète. car il renferme, en outre, la tige atrophiée de la vésicule ombilicale. Si nous voulions nous représenter le cordon ombilical comme il devrait être (juand ces diverses formations ne se sont pas atrophiées ou fermées, nous trouverions encore dans ce cor-

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don, oiitn^ les trois vnissenux, doux tubes creux, dont l'un appartiendrait à l'allantoïde et l'autre à la vésicule ombilicale.

11 manque, par conséquent, dans l'embryon de l'homnie plusieurs enveloppes nées de formations vésiculaires et que l'on trouve cbez les animaux. L'embryon liumain présente, en re-

l'ii?. 80. — Kiiibryon iiumain âgé ilc quatre semaines. — a, amiiios Irôs-serré, enlevé sur une partie du dos depuis la courbure nuchalc; h, vésicule ombilirolo (vilellus); h', canal vitellaire tij;e de la vésicule ombilicale) ; c, premier arc viscéral (niùclioiie inlérieure) ; d, prolongement maxillaire de cet arc formant la mâchoire supérieure; e, c' ., c" . deuxième, tioisième, et qualrièmo arc viscéral; f, vésicule auditive; y, ti'il; h, membre antérieur; i. membre postérieur; A-, cordon ombilic.!; /. ca-ui-; m, foie.

vancbe, une enveloppe extérieure fournie par l'utérus, c'est la membrane caduque dont nous avons parlé plus haut, et qui manque à la plupart des animaux. Si l'on examine la formation de l'œ if dans le cadavre dune femme dont la grossesse soit déjà assez avancée, on trouve que l'embryon est entoui'é des enveloppes suivantes : d al)ord, le long des parois de l'utérus, la membrane caduque aplatie et détruite en partie par l'absorption. Cette membrane est interrompue à l'endroit où s'attache le placenta, A 1 intérieur de la caduque se trouve le cborion, qui entre dans le placenta lui-même et ne peut être isolé (Inns toute Tétendue de cet organe. Immédiatement contre

L'ŒUF ET SES ENVELOPPES DANS L'ITÉurS. :,S.-

le chorion se trouve une troisième enveloppe qui n'eu est séparée que par une faible couche de substance albunriinoïde C'es^ Tamnios contenant une grande quantité de liquide. \v. lifinide amniotique. Ce dernier est formé essentiellement, d'après sa composition chimique, dune dissolution d'albumine et de sel

Fig. 87. — Coupe de l'utérus contenant l'embryon développé. — a, paroi de l'utérus; b, coupe de la vessie urinaire; c, vagin; d, penné espace entre l'utérus et \o ncluur ; e, paroi du ventre; f et g, caduque ^Taie et réfléchie; h, limite entre les villosités embryonnaires et telles provenant de l'utérus; /, placenta; /.-, chorion; /, nmnios; m. liquide albumineux entre ces deux enviloppes: n, o, (enilbt réfléchi de l'amnios couvrant le phcenta sur sa face interne; p, cordon ombilical; g, cavité de l'amnios remplie par la liqueur amniotique; r, embrvon.

de cuisine dans Teau. Cette dissolution est plus concentrée au commencement de la grossesse que plus tard. L"eml>rvon nage librement dans ce liquide, il n'est suspendu que par l'abdomen, au moyen du cordon ombilical qui va de l'ombilic au placenta. L'épiderine de l'embryon se continue aminci sur le cordon ombilical, et forme ainsi une gaine membraneuse autour de ce der nier. Cette gaine passe immédiatemet:t dans l'amnios à la surface interne du placenta. L'amnios forme, par conséquent, un

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sac complètement fermé autour de l'embryon ; ce dernier est entouré de toute part par le liquide amniotique. Le sac de l'amnios se déchire à la naissance et Tembryon sort par la déchirure du chorion et de l'amnios.

La formation et la naissance de Vamnios ne peut que difficilement s'expliquer sans l'aide de figures schématiques ; c'est d'ailleurs un des points les plus obscurs du développement embryonnaire. Les recherches de nos temps, faites sur des embryons encore très-jeunes, ont seules pu éclaircir complètement la genèse de l'amnios et ont prouvé que ce sac, entièrement fermé, se forme par un plissement curieux du feuillet séreux et périphérique du blastoderme. On se rappelle que ce feuil-

r ig. 88, — Cuupe sjliLJiiali'^uc d un (l'ul de maiiiiiiitî'ie |k).ji iiioiilnT lis dilUMViiUs, onveloppes en voie de lormalion. — a, partie céphalique; b, partie caudale de l'embryon; c, enveloppe du vitellus devenant petit à petit vésicule omMlicale; <l, le vilellus; c, le canal vitcllaire conduisant à l'intestin et devenant la tige de la vésicule ombilicale; f, pli antérieur (capuchon céplialique), et g, pli postérieur 'capuchon caudal) de l'amnios ; h, allanloïilo. Le tout est entouré du chorion garni (In villosilés.

Ict était, au commencement, placé de toute part contre la paroi intérieure du choiion. Il s'unit, avec cette paroi intérieure du chorion, sur toute la périphérie de l'œuf, excepté à l'endroit oii se trouve l'aire germinative, c'est-à-dire l'embryon lutur. Pendant que l'embryon se développe, il s'éloigne de la

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