‹ Lettres physiologiquesChapitre 49 sur 103 · I.fKLI Kl >E> K\VEL<»I'l'tS UA>s LIItr.L'S. lû'j · texte numérisé non relu

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OU iiioiiis, suivant les différents ordres de mammifères. Diins les rongeurs, les lapins et les lièvres, par exemple, l'allaiituide forme une vésicule qui présente plus ou moins la fornud'un llacon et garde proportionnellement le volume que Tallantoïde présente, dans les premiers temps, chez l'embryon humain. C'est pourquoi ces animaux ont, comme riiomme. un

liir. b5. — i-'ijrurc schématique, senibiaLik' à la préLédcutu, ilts cuvelupiJCî plu-, dtveloppécs. — Les lettres a-(/ ont la même si-nificaliôn; //, endroit où les plis de 1 amnios se soudent au-dessus du do>ot forment : i. le sac inlcrieur ou le véritable amnios, et k, le sac extérieur qui s'applique à la face interne du choriou o et se confond avec lui; /, titre de l'allantoïde; m, ailanloïd-: ;«. villoités de lallantoide en voie de développement destinées à former le placonla.

placenta simplement discoïde, qui se développe à l'ondroil ou rallantoide pyriforme vient se placer contre le choriou. Cliez les chiens et les chats, cette allantoïde se développe beaucoup plus; elle entoure la surface interne du choriou en poussant son prolongement de gauche à droite, de manière à atteindre par son extrémité l'endroit d'oii elle était partie. Elle forme ainsi autour de l'œuf, qui est elliptique et pointu aux deux extrémités, un anneau, dans les environs duquel les villosités viennent partout s'unir à l'utérus en forme de canal ; il se forme ainsi un placenta zonaire. L'allantoïde couvre, par conséquent, chez ces animaux carnassiers, la plus grande partie de l'œuf; elle se dé-

veloppe bien davanti\i»e encore chez les moutons, les veaux et les chevaux. L'allantoïde s'y étend tellement qu'elle -remplil en peu de temps non-seulement tout l'espace intérieur du cholion, mais qu'elle le déchire même bientôt aux deux pôles de l'œuf en dehors duquel elle s'étale. L'œuf a ainsi la forme d'une demi-lune et pousse vers le haut et le bas deux cornes longues et recourbées. Les villosités et les réseaux vasculaires sont alors distribués chez ces animaux sur toute la surface de l'œuf, ils ne forment pas un placenta uni dans toutes ses parties, mais des amas qui s'introduisent dans des endroits correspondants de la surface de l'utérus ; on les appelle des cotijl étions.

Lhistoire de l'embryogénie présente une quantité de discussions sur l'existence de l'allantoïde chez l'homme. Ces discussions furent terminées par des observations très-exactes, faites sur des embryons très jeunes. On a prouvé qu'il y avait évidemment une allanloïde, qui se porte à partir du nombril vers la |)lace du placenta, mais s'oblitère bientôt après, et devient un cordon solide. Cestpour cela que l'embryon humain est privé complètement de l'enveloppe formée chez les animaux par l'allantoïde. » ^

11 V a dans l'œuf humain une autre formation vésiculaire qui juue un rôle passager analogue, c'est la vésicule ombilicale {fig. 82, (). 571 ci fig. 86, p. 582). Pour comprendre le développement de cett(,' partie, il faut se rappeler que la membrane blastodermique est composée de deux feuillets entourant le liquide vitellaire et que le plus intérieur de ces feuillets, le feuillet Irophique, qui est en contact immédiat avec le liquide vitellaire, est destiné à former l'épithélium de l'intestin, il faut se rappeler encore (pie la partie épaissie du blastoderme, appelée par nous l'aire germinative, est seule employée à former le corps de l'embryon. On peut, par conséquent, affirmer avec raison, que le premier commencement de l'intestin n'est autre chose qu'une expansion en forme de bouclier à la surface du sac vitellaire. Pour que cette expansion devienne le tube intestinal, il faut que ses bords

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