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voir primitif dans lequel, chez les vertébrés supérieurs, se dépose la sécrétion des corps de Wolff, et son développement est dans un certain rapport avec celui de ces organes. C'est pourquoi nous voyons aussi chez l'iiomme, où l'allantoïde disparaît si vite et ne prend qu'un très-pelit développement, les corps de \Yolff n'atteindre qu'un degré très -inférieur de développement.
Les reins sont, sans contredit, dans un rapport réciproque déterminé avec les corps de Wolff, mais on ne peut tirer de ce fait la conséquence qu'ils se forment aux dépens de la substance des reins primordiaux. Ils naissent plutôt d'un blastème particulier, qui se rassemble à la partie dorsale des corps deAVolff, entre eux et la colonne vertébrale. Cette accumulation cellulaire donne naissance à cet endroit à deux amas ovales de celhiles solides visibles seulement, depuis la face ventrale, lorsqu'on a enlevé les corps de Wolff. Les canaux urmaires se forment dans les reins exactement comme dans les autres glandes, par l'écartement des amas cellulaires encore compactes. Dès le commencement déjcà, un cordon solide celkdaire semble partir de la masse cellulaire ovale des reins pour se diriger vers le bas; ce cordon se creuse plus tard et forme l'uretère avec le hile. Ce n'est que lorsque le développement des canaux des reins à l'intérieur de la masse cellulaire solide atteint un certain degré, que les reins prennent la forme de grappes, résultant de ce que le matériel cellulaire se rassemble davantage autour des différents canaux glandulaires, et apparaît en cet endroit plus compacte que dans les espaces intermédiaires. On a prétendu que cet aspect lobulaire des reins, qui se conserve pendant toute la vie chez beaucoup d'animaux, chez l'ours par exemple, indiquait l'arrangement primitif de cette glande, qui se formerait ainsi par l'union de lobules isolées. En s'appuyant sur cette opinion erronée, on n*a pas craint de construire les théories les plus étourdissantes sur la comparaison de l'embryon avec les vertébrés inférieurs. On voit que ces opinions fantaisistes sont complètement réfutées par l'observation.
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Les organes sexuels (jerminatenrs, les testicules et les ovaires semblent apparaître à peu près en môme temps que les reins, ou même immédiatement avant eux ; ils naissent d'un petit amas cellulaire isolé, qui représente un cordon allongé se déposant aux bords intérieurs et sur la face ventrale des corps de Wolff. Ce dépôt permet seul de distinguer des reins les organes sexuels germinateurs, car la forme primitivement allongée de ces derniers devient très-vite plus arrondie et se rapproche ainsi de celle des reins. Il est naturellement impossible de distinguer, dans les premiers temps, les testicules des ovaires, car tous deux sont formés d'un petit amas de cellules qui n'a pas encore développé, à son intérieur, de tissus spécifiquement différents. Cette séparation se fait cependant bien vite remarquer, car le testicule devient plus arrondi et présente, à son intérieur, les canaux spermatiques, tandis qiie l'ovaire reste plat et allongé, et prend en même temps une position oblique pour se placer ensuite trans.versalement à l'axe du corps. C'est là la position qu'il présente chez l'adulte. En outre, il ne se développe jamais dans les ovaires des animaux supérieurs de tubes semblables à ceux des testicules; il se forme, au contraire, à l'intérieur des ovaires, ces involvures que nous avons décrites à l'occasion du développement de l'œuf, et d'où naîtront les follicules par séparation. Ces follicules se forment, d'après les plus récentes observations, autour de la vésicule germinative primitive, et grossissent plus tard, lorsque le vitellus se dépose. Les parties sexuelles excrétoires, c'est-àdire les canaux déférents et les ovidnctes, se développent un peu différemment, car les canaux excréteurs des corps de Wolff contribuent à leur formation, en même temps que les canaux de Mûller. Les parties excrétoires forment des cordons, d'abord solides, placés à la partie intérieure des canaux efférents des reins primordiaux, et les suivent dans leur parcours. Ces cordons se creusent ensuite, et présentent, à la partie antérieure, à l'endroit où ils rencontrent les organes générateurs, une fissure allongée servant d'orifice. Dans le sexe féminin, cette fissure reste et devient l'entonnoir de l'oviducte. Dans le sexe masculin, au
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contraire, cette extrémité antérieure, d'abord ouverte, s'unit aux testicules d'une façon encore à peine connue, et forme ainsi Vépididyme avec le canal spennatique. Les organes sexuels excréteurs se développent, par conséquent, d'une manière tout à fait isolée des organes germinateurs, auxquels ils ne s'unissent que plus tard dans le sexe masculin. Cette marche de formation est cependant, jusqu'à un certain point, parallèle dans les deux sexes. On peut, en effet, dans un des deux sexes, rencontrer des organes rudimentaires correspondant à des organes développés dans l'autre ; on en trouve un exemple dans un petit renflement situé au point de réunion des deux canaux efférents, et qui représente l'utérus ; mais cette question de la coopération des diverses parties primitives à la formation des organes définitifs est si compliquée, que nous renonçons à entrer ici dans plus de détails là-dessus.
11 nous faudrait entrer ici dans quelques détails sur le développement des parties génitales externes, ainsi que des réservoirs qui se forment, de diverses façons, dans les organes génito-urinaires. La naissance de \a vessie urïnaïre mérite ici, avant tout, un examen plus attentif, car elle est en rapport intime avec la naissance de l'allantoïde, qui, comme nous l'avons vu plus haut, est d'une si grande importance pour la formation du placenta, et joue un rôle considérable dans le développement du fœtus. L'allantoïde même semble naître de deux masses cellulaires primitivement séparées, sortant de la partie postérieure du corps et représentant, à l'origine des masses tout à fait solides. Ces deux amas de cellules se réunissent cependant bientôt, deviennent creux et entrent en relation intime avec le tube intestinal ; la cavité de l'allantoïde arrive ainsi à aboutir dans l'extrémité postérieure de l'intestin. On croyait, pour celte raison, à l'époque où on ne connaissait pas encore le mode de formation primitif de l'allantoïde, qu'elle était une évolvure vésiculaire de la surface ventrale du canal intestinal. L'allantoïde, comme nous l'avons vu plus haut, croît très-rapidement par-dessus l'embryon, s'étend avec son extrémité renflée contre la surface couverte de villosi-
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tés du chorioii, et conduit ainsi les vaisseaux ombilicaux vers l'endroit où s'attache le placenta. Pendant que les parois abdominales de l'embryon se ferment, en se rapprochant de tous les côtés vers l'ombilic, Tallantoïde s'est resserrée dans son milieu, et s'est partagée, comme une besace, en deux moitiés : l'une, extérieure, va de rondjilic au placenta, s'atrophie rapidement chez l'homme, et concourt à la formation du cordon ombilical solide ; l'autre partie, qui est intérieure, est enfermée dans les parois abdominales, et va de l'ombilic à l'extrémité postérieure de l'intestin. La partie postérieure de ce sac interne devient la vessie, tandis que la partie antérieure se transforme en un cordon solide, que l'on connaît, chez l'adulte, sous le nom à'ouraque.
Il ressort de cette explication qu'il n'existe, primitivement, qu'une seule cavité commune pour toute la partie inférieure des organes génito-urinaires et de l'intestin ; c'est à la face antérieure de cette cavité que vient aboutir l'allanloïde. L'intestin se sépare, en premier lieu, de l'allantoïde et des organes génito-urinaires excréteurs qui se déversent dans l'allantoïde. Le fœtus a , par conséquent, un orihce commun pour les organes génito-urinaires et un autre pour l'intestin. Les parties que l'on comprend, chez l'adulte, sous le nom de parties externes, manquent complètement. Leur développement et surtout leurs rapports avec les organes excréteurs sont encore bien imparfaitement connus. Il nous est d'autant moins pos-ible de les examiner que nous devrions supposer, chez nos lecteurs, une connaissance de l'anatomie de ces parties, que nous n'avons pas décrites de plus près pour des raisons que chacun comprendra facilement. Il faut cependant remarquer que la forme des organes génitaux extérieurs est, primilivcmont, presque la môme dans les deux sexes, et que de légers arrêts de développement do telle ou telle partie suffisent pour produire les nombreuses monstruosités, souvent décrites à faux comme des cas d'hermaphrodisme. On reconnaît trèsdistinctement, dans la plupart de ces monstruosités, à quel sexe elles appartiennent, par la structure des organes générateurs internes, quelque anormales que soient les parties externes. Il est
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impossible de concevoir que, chez les mammifères supérieurs et chez l'homme, les deux sexes soient réunis à l'état de développement complet sur le même individu; c'est pourquoi on ne peut parler d'hermaphrodisme proprement dit pour les êtres de cette catégorie. On a construit, à propos de la ressemblance primitive des organes génitaux externes et internes et à propos de l'impossibilité de distinguer, dès le commencement, le testicule des ovaires, une quantité de théories absurdes sur l'asexualité primitive, le caractère féminin primitit de l'embryon, etc. Toutes ces théories, on le croira facilement, ne méritent pas qu'on y attache quelque importance. Il est certain que l'œuf renferme primitivement les ébauches de tous les organes de 1 embryon, et il est de même indubitable que, dès le commencement, l'œuf présente l'ébauche des organes génitaux spéciaux, qui apparaissent extérieurement, aussitôt que l'exige le type du sexe.
LETTRE XXYII