‹ Lettres portugaises;Chapitre 4 sur 46 · SUR I. A RELIGIEUSE PORTUGAISE V · texte numérisé non relu

SUR I. A RELIGIEUSE PORTUGAISE V

départ du pays, ii s'est marié sagement à une riche héritière . Quoi de plus naturel ? Cela ne se voit-il pas tous les jours ?

Et comme, en dehors de ce péché de jeunesse, U maréchal de Chamilly , vaillant homme de guerre, n'a eu aucune faute grave à se reprocha- , ses contemporains, Saint-Simon en tite, ont été d'accord pour lui rendre hommage : « C'était le meilleur homme du monde, le plus brave et le plus plein d'honneur. »

Voilà qui est dit à merveille I Heureusement, pour renger ii mémoire de Marianna, les femmes se sont liguées , et pas une lectrice n'a pardonné encore au marquis de Chamilly ses mensonges amoureux et sa coupable légèreté,— disons mieux : sa trahison!

Il faut lire avec attention ces lettres neuves et éloquentes, à cause de leur simplicité mène. Qu/ d'exquise tendresse, que de douleur profonde ; ei aussi, comme au souvenir des douces heures — « jamais disparues,— la pauvre délaissée se ranime d'une façon touchante, oubliant soudain, pour un instant trop court, l'ingratitude, la perfidie de son amant !

VI NOTICE Sl'R LA RELIGIEUSE PORTUGAISE

Amour, regrets : voilà tout ce petit livre, — qui ne mourra pas, car il est imprégné d'un suave parfum de jeunesse , de passion et de larmes sincères.

Alexandre Piedacnel.

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