‹ Lettres provinciales et Pensées (volume 2)Chapitre 113 sur 159 · PREMIÈRE PARTIE, ART. XI. IC)f · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE, ART. XI. IC)f

parce qu'on croit y trouver des répugnances : car l'esprit en est si battu, qu'il est bien éloigné de vouloir juger si les mystères sont possibles; ce que les hommes du commun n'agitent que trop souvent. Mais Épictète, en combattant la paresse , mène à l'orgueil , et pourroit être nuisible à ceux qui ne sont pas persuadés de la corruption de toute justice qui ne vient pas de la foi. Montaigne est absolument pernicieux , de son côté, à ceux qui ont quelque pente à l'impiété et aux vices. C'est pourquoi ces lectures doivent être réglées avec beaucoup de soin , de discrétion et d'égard à la condition et aux mœurs de ceux qui s'y appliquent. Mais il semble qu'en les joignant elles ne peuvent que réussir, parce que l'une s'oppose au mal de l'autre. Il est vrai qu'elles ne peuvent donner la vertu, mais elles troublent dans les vices : l'homme se trouvant combattu par les contraires , dont l'un chasse l'orgueil , et l'autre la paresse , et ne pouvant reposer dans aucun de ces vices par ses raisonnements, ni aussi les fuir tous.

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