nue si ne laisserav-je à vous
v0Us estes maintenant ^ ^ coastance> seion que exhorter de vous munii sc et dure à soutenir.
,ous sentez la W*"*»^ faire valoir la grâee de Car c'est allors que no ^ ^iU* et des en-
Dieu, q«»«dn0USS°"rs an bout. Sainet Paul se glonemis de la ^ ^ ^ et enchaîné en la
rifie q«c wrof. .^doctrine qu'il a preschée n'est pas prison , touteslois ^ pUls8ammenl.
lyée, mais aiant so^ ae Dieu qui oultre-
Et de faict Pu,sqUC • t „ar^essus les cieulx.ee n'est passe le monde et ^ . ^ des
pas raison q« t ran„ie. Par quoy , selon que le
homm», "e Par anguoisser (par) les destresses, ^l^macbine ^ • nQS cueurs
, a nous aiig««-— - m - , y S-|U. tl, Ucn eslargir nos eue,,*
^■*N-^. , • x.miq assaults. Nostre Seigneur eflorçons-noul^W de Ma. tous assaut o
f >w * des exemples, et nous
par toy, pour résisteras- ,. „
i - . 'ivers lieux qui nous
vous a donne par delà na«'UùiNkw t«A\
° ^tteur a ry sommes forti-
en donne journellement à tous en dV^ a^ quand doivent faire grande honte, si nous n^cV ^1 quelle fiez. Car si nous delTaillons aux coups de\ie>VaYiez les aultres ne s'estonnent nullement de la mV eD la excuse aurons-nous en nostre lascheté? VoulW
l'Ut
n'aviez
au,HM I1U " ^luiiuciii nullement de la use aurons-nous en nostre lascheté?
pas attendu possihle d'avoir de si rudes comhatsVy maison. Mais vous sçavez de quoy nous advertit lt/ de Dieu, affin que rien ne nous trouble, quand nOU serons préparez de longue main. Plustost pensez qUe t n'est pas la fin, mais que Dieu vous essaie bien don] > \ ment, supportant vostre faiblesse jusques à ce qU(} soiez plus robuste à soustenir les coups. Cependa^^ quoy qu'il en soit, gardez de vous laisser abattre j,y > nonchalance, ny par désespoir. Plusieurs sont vain,!^
Jt
pour ce qu'ils laissent refroidir et escouler leur zèle en se flattant. Les aultres au contraire, sont tellement effraiéz, ne trouvans pas en eux la vertu qu'ils vouldroient, qu'ils en sont confus, et par ce moien quittent là tout. Qu'est-il donq de faire? Esveillez-vous à méditer tant les promesses de Dieu qui nous doivent estre comme esche! les affin de nous eslevcr au ciel , pour nous faire mespriser ceste vie transitoire et caduque , que les menaces qui nous doivent bien induire à craindre son jugement. Quant vous ne sentirez pas vostre cœur esmeu , comme il seroit besoing, recourez, comme au remède singulier, à requérir l'ayde de celuy sans lequel nous ne pouvons rien. Cependant esvertuez-vous , redarguant vostre froidure et débilité, jusques à ce que vous y voiez quelque amendement. Et en cest endroit il est requis une grande prudence à tenir moien : c'est de gémir sans lin , et mesme vous solliciter à tristesse et ennuy de vostre condition, à une telle desplaisance de vos misères que vous n'ayez point de repos, sans toutefois vous deflier que Dieu besongnera avec le temps à vous fortifier tant qu'il en sera mestier, encor que cela n 'apparaisse pas du premier coup. Ce ne vous doit estre chose nouvelle de veoir la paoure Eglise de Dieu si misérablement affligée, de veoir l'orgueil des ennemis croistre de plus en plus avec la cruaulté. Si vostre esprit est en trop grande perplexité, c'est ce que vous devez trouver nouveau, comme ayant oublié ce que nous devons avoir enraciné au profond du cœur, de nous conformer à l'image du Fils de Dieu, portant patiemment l'ignominie de sa croix jusques à ce que le jour de nostre triumphe sera venu. Toutefois que cela ne vous empesche point,
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mais plustost vous incite à poursuy vre vostre train , car il nous fault encore passer par d'aultres estamines.
Quand j'auroy entendu qu'estant privée de si peu de liberté que vous aviez, vous ne laissez point d'avoir le cœur droict et de persister à servir à Celuy qui mérite bien que son honneur soit préféré à tout, j'auray de quoy me resjouir plus à plain. Si est-ce que je me res-jouis, quoy qu'il en soit, en la bonne confiance que j'en ay ; parquoy ne me faictes pas ce tort que j'en sois frustré. Combien que vous aiez surtout à regarder que vous devez à nostre bon Dieu et au Seigneur Jésus lequel a monstré comment nous luy estions chers, quand il ne s'est pas espargné pour nous , aussy advisez de rendre Sathan et ses supposts confus, lesquels ont pensé mettre vostre foy soubs les pieds. Mais pource que telle victoire requiert une plus grande force que la vostre, aiez vostre refuge à ce bon Seigneur Jésus lequel nous a esté faict vertu de Dieu son Père, affin qu'en luy nous puissions tout. Et de ma part je le prieray qu'il luy plaise des- . pioier sur vous un tel secours de son Esprit, que vous congnoissiez par expérience que c'est d'estre soustenu de luy, et qu'il en soit glorifié, le priant aussi vous avoir en sa saincte garde contre la rage des loups et les embusches des renards. Sur quoy, Madame, après m'estre humblement recommandé à vostre bonne grâce, aussy à vos prières, je feray fin. Ce 7mp de juing 1553.
Vostre humble frère et serviteur,