DXXXII
À M" COLBERT
SECBETAIBE ET «ISISIBE D'EST*T, ETC. . À VERSAILLES'.
Monseigneur, l'abbé Gondi, résident du Grand Duc en celte Cour -, eut ordre du cardinal de Médicis de m'apporter un sonnet magnifique à la loiiange du Uoy, fait par MU comte Carlo Dotteri, de Padoiie\ pour en avoir mon avis s'il estoit digne de Sa Majesté. Je luy ay mandé ce qu'il m'en semi)loit , et à peu de choses près j'ay creu qu'il pouvoit delà les Monts fort contribuer à la gloire de noslre grand monarque.
Cependant, Monseigneur, connue le biais que lautheur a pris pour l'honnorer ostoit fondé sur les superbes bastimens dont vous avés la surintendance avec tant d'approba-
tion de tout le public-, j'ay creu que vous auriés quelque plaisir de voir dans cetle pièce l'effet que font vos soins chés les estraugers, aussy bien que l'honneur qui en revient à Sa Majesté. Peut-estre mesme qu'elle sera bien aise de ces approbations, non mandiées, des premiers esprits d'Italie, qui n'ont d'autre dépendance (felle que la [vénération] que leurs cœurs se sentent obligés d'avoir de sa souveraine vertu.
Je suis tousjours, avec tout le zele et tout le respect que je dois à la continuation de vos faveurs et aux chères marques que vous me donnés de confiance en ma sincérité. Monseigneur, vostre, etc.
A Paris, ce \m mars 167a.
DWXlll.
À M. BOKCLKRUS,