‹ Lettres, recueillies et mises en ordreChapitre 105 sur 113 · AU MARQUIS CESARE CAMPORI, A MODÈNE · texte numérisé non relu

AU MARQUIS CESARE CAMPORI, A MODÈNE

Monsieur le marquis^ J'avais à peine reçu votre bonne lettre que j'écrivis deux lignes à Paravia pour lui demander ce que je devais répondre à Votre Seigneurie relativement à

cette crainte d^m refroidissement dans son amitié. Paravia me remet le billet que j'inclus ici (d'où j'infère qu'il vous a écrit), ce qui me fait espérer que toute apparence de refroidissement aura disparu entre V0U8. Paravia et moi nous sommes des mois sans nous rencontrer, parce que nous habitons deux quartiers opposés de la ville, et que ma mauvaise santé m'oblige à mener une vie très-retirée.

Je vous remercie, cher marquis, de votre obligeant souvenir, et je vous souhaite les plus grandes consolations, y compris les applaudissements des gens instruits. Et si vous en trouvez de malveillants, sachez répondre à cette malveillance d'une façon digne de votre belle âme, par la prière et le pardon '. Ne vous défendez pas, n'ayez pas l'air d'y prendre garde, et, en attendant, profitez du déchaînement même de la critique en usant de tous les moyens pour faire mieux.

Agréez l'expression sincère de l'estime de votre bien dévoué serviteur.

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