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phyBîqoM êtmnraleir d'uae fam^çue captivité, ne p^it manquer ^e-nou» amister .encore ! U ne me renvoie dans voBinràSique^ipoiir^iii'Â Taidede cette consolatîonn IIM8 Bcnè retemoÉs-enflerable des cruelles angoissq^. que nous avons souflértes.
> L^ffiiMMoei dus {>eto^e6^ et des émotions me fait éàrlife''sai»<Qrdrevti<;Mime un entant. J'aurais tant de (choses aAeetft^uaes à vous dire,— et je ne les trouve pa». PardonneMDoî >ma stupidité du moment. 'Ah't' que de torts (dus graves vous avec à pardonner à votre Silvio {-*«rt je sais, je sais que votre amour ^ couvrira tttus ces torts!
' Saches > pour votre gouverne, que rien ne nous manque pour le voyage. L'empereur en imye tous les frals/et'On pourvoit généreusement à tout ce qu'exigent'nos isanté^.
' 'j6=lMriUe< de vous revoir tous; — mais hélas! je tremble d'en trouver quelqu'un de moins.
"Bd' attendant, je vous embrasse avec la dernière tendresse et le plus ardent désir de contribuer à la joie de vos cœurs à tous, et particulièrement à ceux de mes vénérés parents.
A M. ONORATO PELLICO.
NoTarre, 12 septembre 1830.
Mon bien-aimé père.
Oui, oui, le ciel a exaucé nos voeux ; oui, le meilleur des pères, oui, la plus chérie des mères, mes chers frères, mes chères sœurs, votre Silvio est sorti
clo la longue scipuitiiro où il a tant déploré et s^es propres fautes et les chagrins causés par lui à de si bonn parents^ à une si chère famille !
Ha santé est passable. Outre la cién^nco dont l'Em^ pereur a usé envers moi en me rendant la lil)erté^ if a Toulu que je fusse transporté avec les [>lus grands égards^ afm que j'arrivasse bien portant dans ma fe» mille : la manière dont j'ai été traité dans le voyage a été un nouveau trait de cette bonté souveraine»
Que Dieu bénisse tous ceux qui ont compati à mon • sort et qui m'ont fait du bien! — vous d'abord^ mon père chéri. Votre lettre m'a comblé de consolation. Je l'attendais avec la dernière anxiété^ n'ayant pas vu à Milan M. Lavaria, j'étais sans nouvelles précises de la famille. Seulement par M. le consul avais-je appris que mon adoré père et mon cher Luigi étaient vivants. Oh ! que Dieu soit loué !
S. E. M. le comte Tornielli a eu la bonté de me faire savoir ici que si j'avais besoin d'argent^ je n'avais qu'à parler. Puis il m'a envoyé la précieuse lettre qui en ce moment me remplit d'ivresse.
Oh ! mon l)on père ! — si mon séjour ici ne se prolonge pas, je n'aurai pas l'occasion de profiter de ces offres; en cas de Ixîsoin je m'en prévaudrai, et je vous prie, en attendant, de recevoir mes plus tendres remercîments. Entre les i)ersonnes de la famille que vous me nommez, mon cher père, vous ne me dites rien de notre bonne Mariette ; mon cœur craint de ne plus la retrouver ! elle avait si |>eu de santé 1
Je vous écris en hâte et puis à peine vous marquer les sentiments qui viennent en foule inonder mon
âme. Je ne m'étends pas^ pour ne point retarder le départ de c^te lettre. Mais comment ne pas vous dire encore quelle est aussi ma reconnaissance pour la^ géaéreiifie attention de S. E. H. le comte^ gouverneur de cette ^nUo, qai ni'a fait donner pour le temps que je dot» être retenu ici un bon logement à Tabri de tooB les ennuis auxquels ma situation aurait pu m'exposer?
Que Dieu bénisse tous mes bienfaiteurs ! Rère chéri; mère bleD-eîmée ^ je vous embrasse avec le reste de la famiKe, et je me flatte que sous deux ou trois jours • ce serofit de véritables et complets embrassements.
Mon cœur est déjà près de vous.
Votre très-malheureux naguère, maintenant heureux et toujours bien tendre Silvio.