‹ Lettres, recueillies et mises en ordreChapitre 18 sur 113 · A MADAME JOSÉPHINE PELLICO · texte numérisé non relu

A MADAME JOSÉPHINE PELLICO

Turin, 15 septembre 1830.

Ma Joséphine,

Ton Silvio est ici, et il ne trouve pas le moment de te dire combien son pauvre cœut a été inondé de joie et de tendres émotions, hier soir, quand il est arrivé à la maison [tatemelle et qu'il a eu la consolation de se retrouver dans les bras de ses parents et de ses frères! Tu me manquais, ma bonne sœur, je ressentais, je ressens encore ton éloignement. Mais je me fais une raison en pensant que tu n'es plus à cinq cent milles de moi et qu'il ne me sera pas difficile d'aller bientôt porter ma révérence à M"* la supérieure de Cliieri.

N'est-il pas yrai que si un jour j'apparais tout d'un coup devant toi, tu dépouilleras i^n moment ta gravité d'abbesse pour me dire que tu m'aimes ? Ouij oui , toi aussi , tu m'as pardouné tout le diagrin que mes malheurs t'ont causé. La, bonne Mariette aussi me manque! Oh! comnie j'aurais yçulu poeei: mon regard attendri sur cette chièrç, sainte wvfcl Mais je comprime mes regrets çn me disait ,à t<^t instant : a Elle n'est i>as loin de nous. Heureuse en Dieu , elle jouit aussi de notre bonti^ur achiel ; ' c'est un ange qui a contribué à m'obtenir les g^râces que j'ai reçues : elle veille, elle prie incessamment^ elle est ravie en extase dans la contemplajyboo des bontés dont, nous comble le Seigneur, p Pleurppsla^ puis rions de nos brmes d'enfant , et coran^e fUe réjouissons-nous dans le Seigneur.

Je te remercie toi aussi^ mon amie chqriq, de toute la part que tu as eue par tes prières et tes vertus au bien que j'ai obtenu.

Dieu t'en récompensera^ sais-tu ! Lui seul peut t'en récompenser, et je le lui demanderai toute ma vie* Je me réjouis du poste honorable auquel tu as été élevée, j^ m'en réjouis d'autant plus que je te sais humble et que 'l'honneur de présider tes sœurs ne sera pour toi qfi'un nouveau motif de perfectionner ta suave chairiié. Que le Seigneur t'accorde les dons nécessaires à ton poste et te conduise à la sainteté sans avoir besoin de l'envoyer désormais aucune tribulation excessive : celles (|ue tu as souffertes à mon sujet ont été déjà si grandes ! Elles doivent suffire. Je veux dorénavant te savoir contente, bien portante, heureuse dans tout ce

que tu désires; Té) ëst'àlbét'lé je Meûx' que j'àdres^ avec instance à nbtre hàiiïHea en lui parlant dé' ncM excellents puréhfs et de c6^ deux anges de tendresse IhtieitiéUe; Lùigi et'Pï'kçois.

le të rënië/itis/ chèfTë Jbâéphine, à au premiéi' moiiieni ifie ta tiiràs dëUbi^e^ tti ne m'écris pais quelques lignëi'd'anlitfé od dé colère^ à toii cboix> p'ourtU qôe to llhK^éès (iàr^ ïn'enfibrasser : j'ai soif de receiroit* ces Hgiles, cié '4^i Vloit sans doute youloir dire que je t'ahnë bibn tënât*eihèht. Mais à force de * bavardage ^, yoBk qne J^oÛÈGe dé te raconter quelque petit brin de * mes dehiières stventureâ. Tu es curieuse^ comme toutes lés àn^es aimantes^ et tu brûles de savoir pourquoi je ifai pas été ici une Semaine ou deux plus tôt. i^ J'ai été malade à Vienne; mes poumons^ impatients de respirer Tair natal^ ne voulaient plus recevoir celui do'îiays àé 'liion tnalheur : ils ont été rendus à la raison pia^ (nié 'saignée et ce qui s'ensuit. ^ J'ai été malade à Bruch, et idem, et idem. 3" A Feld-Kirchen, on ne sait comment ni pourquoi, nous avons fait

halte pendant cinq jours et j'ai presipie cruqtfau

lieu de venir en Italie on irait visiter les beaux déserts de la Hongrie. Comprends-tu ? Les troubles de Ff aride mont fait bien peur. Enfin Dieu nous a aidés. Feid- Rirchen nous a vu partir, et nous ne nous sommes plus arrêtés jus<|u'à Milan. Le commissaire Impéridl qui nous accompagnait était le plus digne des hommes ; c'étiit une àme douée des sentiments les plus

t Silvio ccrivail souvenl ik ses sœurs en fran<;xiis pour les exercer «laos ceUc langue. i^ote de f Éditeur.)

nobles^ c'était un tendre frère. Nous avons toiyours été traités avec des égards très-particuliers, n suivait encelal'ordrede lïmpereur, mais il remplissait cette aimable charge comme^ ne Tai-je pas déjà dit ? comme un tendre frère.-— De Milan, où j'arrivai le 10 de ce nfiois^ je vins le lendemain à Novarre, où un petit reste de malheur m'a ban*é le chemin jusqu'avant-hier. Oh ! combien ces jours m'ont paoi longs ! Mais fi dcmc ! N'y a-t-il pas des anges qui veillent pour moi ? Notre Mariette n'est-elle pas à leur tête ? Eh bien ! ce petit reste de naaiheur a été dissipé. Aussitôt libre, le grand jour d'avant-hier, j'ai laissé là la bien triste Novarre (toute pleine de braves gens qu'elle est), j'ai dormi à Verceil. Je suis reparti hier de grand matin, — et. Vers le soir, je fus dcins les bras de.... Oh quel père ! quelle mère î cpiels frères !

Maintenant je suis aussi dans les tiens : serre-moi die toute ta force, et pleure et ris comme moi !

Adieu, ma mie, garde-toi bien de m'oubiier, sakh tu ? Adieu, adieu !

Ton Silvio, qui t'embrasse aussi de la part de papa> de maman, de Louis et Fran^*ois, et même de ce bon laideron de Marguerite. ^

X MADAME FRANCESCA BORSIERH.

Turin,' 95 septembre 1830.

Très-estimable madame Cecchina^

L'obUgaticm où je suis de limiter mes relations ne ¥â [las justpi'à ra'empécher de tous donner des noun Telles de la santé de notre cher Pierioo. Au lieu d- attendre des occasions particulières^ je me sers de la poste, précisément parce que ce que je puis vous dire de Pierino n'est pas chose à donner le moindre ombrage. Oui^ je l'ai encore vu notre cher infortuné dans la matinée du i^ août^ im quart d'heure avant qu'on ae m'apportât la nouvelle de ma grâce. Nous ne pou- Tions nous parler: Les communications ne sont permises dans ce lieu qu'entre ceux qui habitent la même cliambre et qui vont à la messe dans le même groupe. J«f voyais Pierino tous les dimanches à la messe, sans que lui pût me voir, parce qu'il y avait une grille entre les deux groupes auxquels nous appartenions, lise trouvait avecCiLstiglia (son compagnon de chambre) et avec Oinf.'donieri, Andryane, Pallavicini et Tonelli. Tous se (Mjrt<iient bien. Pierino a même eu le bonheur de ne faire au Spiell>erg aucune maladie grave, quoiqu'il eût

' pour ce qui reganle les relalions de Pellico avec Pielro B-T^ieri et sa famille, voir dans Tappendice liuéraire ajouté à ce \olufiie, ce que Silvio dil lui-méuie de son illuslrc ami et o)m|>agDon de captivité. (iVo(fî tic VHditcHr.)

l'eslomac anez débile. Il se oiâisUeBl en BemUà, grâce k lasagerésignalkm afec laquelle îleiipp^iio ton éitt On lit cette résignation sur son yisage: set ycvx n»piront cette tranquillité sereine qui est na û gnod don dans le malheur et au^essu» de laqœU» en « peut rien désirer quand on est condamaé à lonlea les privations de la captivité.

Lorsqu'après l'avoir vu dans Téglise^ je fus appelé pour entendre la nouvelle de ma mise en liberté, le plaisir que j'en éprouvai se trouva mêlé de beaucoup de douleur à la pensée que je laissais là cet excelient ami. Fasse le Ciel que^ pour lui aussi, la grâce ne soit pas éloignée ! Je soupire après ce moment, cbère madame Cecchina^ autant que vous pouvez le faire voo»même et que peut le faire toute votre famille.

Dans les lettres qu'à diverses époques vous arei écrites à mon père, j'ai été ému et bien reconnaissant de voir la compassion que vous exprinuez à mon égard. Je n'ai pas besoin de vous dire combien, à moa tour, j'ai profondément déploré les cruels malbeiirt qui ont éclaté sur la maison Borsieri. Courage et confiance dans la bonté de Dieu ! Celui qui a permis de û grandes afflictions saura nous en relever.

Ces êtres chéris qui ne sont plus sur la terre sont les plus heureux : ne les pleurons pas, — ^mais pleurons sur nous, qui les avons perdus ! — ConservonsHMN» pour être la consolation de ceux (]ui survivent I Oui... vous tous qui restez encore au pauvre Pierino, mère, sœur, frère, conservez-vous pour lui. Le jour de sa grâce viendra : ah ! que n'est-il demain !

OtTrez, excellente Cecchina, mes affectueux bom-

mges*^*inad2Én0*votM mkke^^ei'Mieè' part* àt tôs à* «lOBiiêiiICaetiiho du mMI f riiteniel q«è Je

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•• *îA-kA»I>k'MB'ÏFOSÉPHINE PELLICO;

Turin, 10 décembre 1830.

♦llâcKlre'SMiétir;'

Ta tendre amitié contribue à mon contentement, et * je t'en sais biep bon gré. Chacune des expressions que tu m'adresses montre ton excellent cœur. H y a bien .peu de familles si cordialement unies que la nôtre; et I a-t-il rien de plus doux que de s'entr'aimer de toute son ame, père, mère et enfants? L'attachement (|ui Aous unit tous vient sans doute de nos chers parents, dont la l)onlé est si faite pour inspirer la tendresse et le désir d'être bon. Toi, notre Mariette, nos frères et moi, nous sommes des oiseaux d'une uicheè, <|ui ne sont nulle part si à leur aise que lorsqulls "se chuchottent à l'oreille ce joli petit ramage : a Je l'aime y je l'aime, je Caime, » . '

J'ai entendu avant-hier le panégyrit|ue de la Conception, par François, aux Rosines. J'ai été fort satisfait de notre modeste orateur, qui, sans faire beaucoup de ta[>age, sans menacer de sauter en bas de la chaire pour tirer les oreilles des auditeurs et des au-

ditrices^ sans lever les jambes pour escalader le cicl^ s'insinue, plaît, persuade , et sait bien faire aimer Notre-Seigneur, sa sainte mère et tous ces braves gens qui sont là-haut en Paradis.

La révérende mère, le théologien Martinengo^ le père Maurice, leK pharmaciennes, tout le monde se rappelle de toi et t'aime bien. Ta charmante clètc Barbarina a chanté le Tantum ergo avec une jolie voix et beaucoup de grâce. Nous avons promis an tiiéologien Martinengo d'aller un de ces jours vimier toute la maison des Rosines. François a fait une promesse plus méritoire : il s'est engagé pour le panégyrique de la Fête-Dieu.

Bonjour, ma bonne sœur, toute notre nichée te chuchotte les mots je l'aime, je t'aime, je t'aime, y compris Mariette, sais-tu ? Car bien qu'elle soH avec les esprits bienheureux (à ce que j'espère), elle ne cesse pas d'être aussi avec nous, bien près, ainsi que toi qui lis cette lettre à Quiers, et que pourtant j'embrasse ici sur mon cœur. La santé de papa et de maman est conmie à l'ordinaire. Prions Dieu qu'il nous les conserve. Louis , François et moi nous nous |K)rtons bien aussi. Mes i>oumons n ont [)lus rien qui les gêne. A force de prier |K)ur moi ^ous m'avez désenterré, ressuscité, rajeuni, délicié. 11 ne vous manque plus que de nie pousser avec vous en paradis. Adieu, nous t'embrassons tous et de bon cœiu*. ♦

AU PÈRE GIAN GroSKFFO BOOLINO ». '

VilIanuQva, lundi 11 juillet 1831.

Mon cher Gîan Gioseffo^ Comment veux-iu.que je t'écrive quelques mots de ooiisolatîoD; si je ne puis moi-même me consoler de ton attfeuce? La comtesse espérait beaucoup que tu serais reTeou. Moi, je le désirais autant qu'elle, mais je ne Tespérais guère, et j'attribue moins notre malheur à riufleiibilitc du père Giannotti, qu'à la délicatesse de ta belle âme, qui n'aura pas voulu affliger ce vieillard rigide en insistant jusqu'à faire violence à n vokmté. Tu es un adctrable composé d'amour, d'indépeodaace et de bonté qui te rend très-propre à la dépeudaoce. Tu es cet enfant qui semble toujours dire Jiofi à son père, et qui fait toujours oui. Oh ! que tu mérites d'être aimé, et que je t'aime ! Personne plus i|uc toi ne soupire après un peu de distraction, et

> 1^ père Gian (iiosefTo Boglino, prélre de TOraloire, a élé Bo de» plus constanis amis de Siivio. Les lellres que celui-ci lai a adr(*ssées et dont quelques-unes ont paru, Iraduiles en franc lis dans la Revue conliviporahie de Paris *, sunl de celles de notre recueil où Siivio a épanché avec le plus d*eiïiision les j^fiiimenls de son ùme. {yote de l'Editeur. )

* Voir la Herue contemporaine de«( 30 f(epl., 15 el 30 octobre 1854. le* admirjifuni de Sihio liront avec beaucoup d'intérêt les pré- Tirui artirlc^ de M. Marrhese. Nous saisissons nous-même avec emprr^^meni Torcasioa de lui témoigner ici toute notre gratitude pour Ij Runiére trop flatteuse dont il a bien voulu apprécier nos propres travaui sur Siivio Pcllico. (Noie du Traducteur )

personne plus que toi ne ^it sacrifier te goùiy. soit à des égards^ soit au de voit. Bfài^ pendant' que je t'en loue^ sache bien que je murmune et que yM graBd'" peine à me résigner. Oh ! oonuHei je jouirais de t'avoir près de moi ! — Hier nous avons eu la douce, KingiéU*' que comtesse Horelli, son mari^FaVocat Eaûdkde'Sa- Ittces et trois autres visiteurs. Après duier nous aTOos trotté par les mêmes chemins que nous nous éttons tracés le premier jour. Nous parlions souvent de toi, et j'ai le cœur ravi de te voir tant aimé. Aujourd'hui nous irons, je crois, à SavigUano.

Toutes les heures que je ne passe pas en société, je les consacre à rêver sur mille choses, et toujours s'y mêle le souvenir de mes amis, et particulièrement le tien. Si je ne craignais l'oppression de poitrinfe et pour cette raison ne m'abstenais d'écrire, il rtte ééitlUè' qtiè j'aurais du plaisir à composer; mais les éj^aMéf iqitt )(f dois à ma santé me font caresser là pareil PiMS les choses que je rumine et que je me prot>osé d'édrUné un jour, est une exposition claire, pleine, large dë'Ui doctrine vra'ment catholique. Si je réussissais à la bîeu faire, selon mon intention, il en ressortirait, je crois, d'une mîinière (Widento, que cette doctrine s'accorde parfaitement avec les progrès de la raison. Plus je réfléchis au schisme malencontreux dusaint-simonisme, plus il me semble qu'il faudrait prévenir de pareilles erreurs par des démonstrations faites avec soin.

Salue de ma [)art Gioberti et Bruno, que j'aime chèrement, et prie-les de me rap|)eler au souvenir de deux aimables dames. M"* Bruno et M** Gondolo.

Écris-moi, et si tu veux faire mieux encore, tâche

de revenir à Villanitova. ii"^ la comtesse y le comte, la jeune fiUe^ le chevalier Biandrate^ don Pellegrino, tous te chérissent et te saluent.

Adieu^ embrasse . pour moi ton frère et aime-moi toujomrs.

P. Se L'abbé Peyron t'aura porté ce matin une autre lettre • de moi : (mardi matin); je t'embrasse encore, i

AU PERE GIAN GIOSEFFO BOGLINO

3 août 1831.

Mon cher Gian GiosefTo,

Croîs-le bien^ même un peu d'asthme a du bon. On en gnm\ ep huit ou dix jours, et en attendant, comme oip Qç. p^t remuer beaucoup, c'est du temps de gagné pçjor .^fléchir, pour se rappeler les morts et les vivants, pour descendre au fond de son âme, s'y entretenir, avec elle et avec Dieu. Cette conversation intérieure réjouit, rafraîchit Tesprit, et il est bien juste que Tesprit s'égaye un peu aux dépens du corps. Je m'affligerais si ce rhume devait donner beaucoup d'inr quiétude ou d'ennui à mon père, mais il avoue lui-même qu'il n'y avait pas à s'inquiéter. C'est i^in>plement, comme tous les rhumes, une légère inflammation qu'il faut laisser passer avec les égards qui lui sont dus; elle augmente pendant quelques jours, puis eUe décroît. Si on veut prendre des tisanes, c'est à merveille ; n'en prend-on pas, ça revient au même. L'oppression de poitrine empêche qu'on ne parle

beaucoup ; mais comme de ma nature je suis |)eu éloquent^ que je me taise faute de respiration ou faute d'esprit, la différence n'est pas grande. — Le jour oii Luigi vint me voir, le mal était à sou apogée; maintenant je m'approche par degrés de la guérison, et, en attendant^ je jouis de cet air excellent, quoique je ne puisse courir de côté et d'autre sur les collines.— Sais-tu que le site est admirable? partout des vignobles et des champs ; çà et là quelque petite prairie ; des horizons larges, étroits, resserrés, variés de cent façons. Il n'y manque qu'un palais, en place duquel il y a une habitation quelconque, une vraie chaumière. Mais s'il nous tombait des hôtes , l'étable et la grange sont là ; ne peut-on, à la rigueur, y passer une nuit?

n y eut un an avant-hier que je revenais à Turin, de ma captivité. Quel Jour de chères émotions! revoir après une si longue absence, après de si cruelles angoisses, un père! une mère! deux frèrc*s! — Oh ! que grandes et nombreuses ont été, dans ma courte existence, les douleurs et les joies ! Que Dieu soit btmi |K)ur les unes et les autres ! Je ne changerais mon sort contre celui de personne au monde.

Hais il est tard et je n'y vois plus. Adieu, mon Gian Gioseffo. Laisse-moi t'appeler ainsi, sans |icrdre aucune de ces quatre belles syllables, c'est un gros nom qui me plait. Ne va pas faire la bêtise de m*attendre pour aller à la campagne en canavois. Je te rejoindrai plus tard à Masino; mais pars dès que cela te conviendras, entends-tu? Adieu, sois en joie, aime-moi et salue les amis.

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