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AU tà^fM F'émmO cdkFALONIERÏ.r
33 sepiembre 1^1.
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JPnwifil*lM>Q9ip^fV^<inaa4uaitde liTres^ une petite *îWirth?illlfl ri ti nr *i Itt Tolume^^ quel doa précieux ! TMiftidnai^oe. peiUK>«omprendre quelle valeur il a pfW.loBiiUhtto. Itlai9r:0ui^ tu le comprends^ ô frère de ipoOkâme^! -ton ^quisB: intelligence sait te tran»pqctar. dam nm poution; tu es le plus ingénieux des mm à 4^viMr des douleurs qu^ne sont pas les tienniB^ à te Je& .appro|>rier, pour ainsi dire^ et à ne pas amie de repo^ que tu ne les aies soulagées.
Jl^ftiitfvit uoLcbs^grin que tu ne peux soulager^ ô le plUft wné da^^ionwn^^ et jeie ressens chaque jour, à kmte Ipeure^ et c'est presque le seul dont rien^ non rien fi^ fueut me consoler : c'est le chagrin de ne pas l'avoir ici avec moi^ de te savoir accablé de tant d'afflictions et de ne pouvoir te venir en aide. Oh! combien de fois dit-on de quelqu'un^ par exagération : k je donnerais ma vie pour lui ! n eh bien^ mon ami^ je . ne crois pas me faire la moindre illusion^ et Dieu..
t Coe noie ajoutée à celle lellre dans la Civilta cattolica conlieni la noie suivanlc du comte ConraloDieri : « Celle lellre fui hasardée par Silvio, un an après sa sorlie du Spielberg, el remise k «Be personne qui se faisail fori de pouvoir réussir à la faire par^eotr à &un adresse. Mais loule lenlalîve fui inulile, el la lellre •e m'arriva qu*après que je fus moi-même sorli de prison. »
(Note de l'Éditeur.)
AU PÈRE GIAN GIQ.S^FFp BOGLINO.
Des collines du Cbieri» 7 octohrt 1831»
Très-cher Gian Gioseffo,
Pour t'écrire si vales bene, et ego vdleo, il faudrait au moins que je pusse dire ego valeo, et comment le I)Ourrais-je ? A peine de retour ici/ je tombai malade; et je t'assure que ce manque de respiration et de jour et de nuit qui s'accroît périodiquement^ et des violentes palpitations qui en sont la suite ne font pas peu souffrir et vous laissent un grand épuisement.
A présent je palpite moins et je respire un peu plus en galant homme. Lundis je retourne à Turin, et quand j'aurai recouvré mes forces^ j'irai te chercher dans ton cher pays. Porte-toi bieuj et que ton boo exemple et ta bonne humeur répandent la santé parîùi tes vénérables parents, tes sœurs et ton frère, thrésienfè mes respects à ceux-là et à celles-ci, et salue aflbçtueùsement le dernier. Dis-lui 4|ue je l'aime tendremeni parce que j'es|)ère que son arur deviendra fort dans la pratique de toutes les vertus. Pour être tel, pour ne pas ressembler au vulgaire (esclave misérable de ses passions), il faut s'accoutumer à se faire une hauk idée de lliomme. — As-hi compris, 6 frère de Gian Gioscffo et le mien ?— Et toi, Gian Gioseffo, profite de la campagne pour en flnir avec ces petits malaises qui te harcelaient. Je sais a quel point on est troublé par les souffrances physiques, quoique dans un sens élevé, on puisse fort bien dire qu'elles ne sont point des maux.
—Si tu me précèdes à Masino^ présente mes hom-
ma^es à Texcellente comtesse^ à H. le comte et à leur dier petit ange. Aime-triol cdmmeje t'aime.— Adieu. Je te prie de gronder le chevalier Biandrate^ que j'aime et estime si fort» et qui ne m'a pas seulement écrit deux lignes de jréponse. Je t'embrasse de tout mm cœur.
Papa et Frai^çois te saluent.
A M. IX COMTE EDMOND DE SEGUINS-CGUORN
WUlQinS DB YASSIBUX ^
Turin, 38 octobre 1831.
* Votre bien aimable lettre^ Monsieur^ m'est une no^reUe preuve de la bonté distinguée qui se joint à Tos âiit^ mérites^ et qui vous fait aimer de tous ceux qui ont le bonhenr de vous connaître. Le peu de jours que nous avons passés ensemble à Cameran in*ont inspiré la plus grande estime pour M. votre père et pour vous. Je n'oublirai pas ces jours, car une
* Né en 4809 à ATÎgnon, élève des Écoles militaires de La Floche et de Saint-Cyr, destiné plus tard à la carrière diplomaliqae, M. Edmond de Séguins, apjès la chute de la branche lioée de Bourbon , chercha un refuge contre les déceptions de b politique dans la littérature , les beaux-arts et les voyages. Demeuré 6dèle à un principe qui pour lui était sacré , il obtint des représentants de ce principe les témoignages les plus honorables des services qu*il leur avait rendus, tant en France qu*en Eipagne. Il épousa en 4838 M^e de Castille, petite-tille du prisée de Rohan et du dernier Condé.
{Note de f Éditeur.)
les plus douces joiiissancos de Tâme, c'est de connaitre de difçncs hommes et de se voir honoré de leur bienveillance.
Après avoir été quelques jours à Chieri, je revins à Turin et me trouvai mieux. Trop de conflance dans une subite apparence de guérison me fit repartir, et à peine de retour à la camixagne, des fièvres et de fortes oppressions me surprirent de nouveau. Je suis maintenant rétabli, mais je regretti^ infiniment que cette maladie, en m'empéchant de quitter bientôt Chieri, m'ait privé du plaisir de rendre encore nnes devoirs à M. votre père et à vous, Monsieur, avant votre départ. Je vous souhaite à Tun et à l'autre tout c(* qu'on sonhaite à des voyageurs qu'on aime bien,— la santé, la tranquillité, lieaucoup de satisfaction, un |»etit coio dans leur souvenir, et puis le plaisir de les revoir.
Veuillez assurer M. votre père de mes sentimenlf les plus sincères d'estime et de res|»ect, et en prendre,: Monsieur, votre part, (^est avec un dévouement tout l>articulier et inait(*rable que j'ai l'honneur de me dire, etc. ♦
A LA COMTESSE OTTAVIA MASINO
I)B iCOMBBLtO *.
Turin, 9 .août 1832.
Madame ci très-honorée comtesse^
Savez-Tous que^ de tou8 les bons souliaits qui ont oooni derrière votre voiture depuis Turin jusqu'à Recoaro, quelques-uns ont bien pu égaler les miens en ferveur, mais nul assurément les surpasser ? J'appris trop tard que vous aviez reculé de deux jours votre dé|Mirt, et je regrettai beaucoup que ce délai eût eu pour cause une indisfiosition. Quand on me dit que vous ëiez peut-être encore à Turin, je courus chez vous, mais ¥oas étiez partie la veille.— La santé de ma mère n'a mis récemment à une terrible é|)reuve,— elle fut prife un jour de tous les symptômes du choléra, et je craiimis véritablement d(» la [ïcrdre. Les vomissc- Qients ayant cessé I(; soir, elle commença à so sentir mieux, et le jour suivant la fièvre disparut. Je puis dire quVi pn'*sent elle es^t l)ien> c'est-à-dire dans son ♦ lai ordinaire de soutl'rances sans danger. Le mal qu a eu nia mère, on ne manquerait pas à Paris de rap}K?bT rholéra ou cholérine pour lo, moins, ce nV-
' La comtesse OUavia Masino de Muinbello s'élail faii un nom «iiiingup parmi les lilU'iateurs el les arlisles. Elle est morle en jao\i*fr Ih56. Nous devons h l'obligeance de son fils adopiif, M. Luigi Acozzi, de pouvoir enrichir noire recueil de plusieurs IfUres que Silvio lui adressa à diverses époques , sur dilTérenls «jeis d'art et de lilléralure. (Sole de V Editeur.)
— iOi —
tait qu'une simple défaillance causée prot>ablenient par la grande chaleur qui nous çst revejiue.
Cette extrême chaleur, vpua.a^ Taunez q^e trop sentie, Madame, durant votre voyage.. Fas^, U ciel que vous n'en ayez pas souffert! Je vqus sauçai uq gré infini si, pour me rassurer, vous vo^)ez.biep me. (aire rbonneur de me donner de vos no^ntelles^
Les vers de Mamiani sont ici fort appir^cjés de. tout le monde. On y admire une élégance sans pédantisaie, mais d'un goût excellent, et une rare fécondité de belles pensées et de gracieuses imag^8.-*4'ai recueilli l'argent des souscripteurs, sauf un petit nombre qui est encore à la campagne.
La comtesse de Valperga de Hasino, à qui j'allai rendre visite l'autre jour, me parla de vous aviec la plus haute estime, et comme je lui dis que je vopa écrirais, elle me chargea de vous saluer aSi^cMieqsep ment et de vous exprimer le regret qu'elle avait eu àti ne pas vous revoir avant son voyage.
Les eaux de Recoaro soulagent-elles votre pauvre tète qui mérite si bien d'être en bon état? sont-eUn propres pour les nerfs en général ? J'espère que oui, et j'aurai le plus grand plaisir à apprendre qu'il en est ainsi. Faites œuvre de charité en vous souvenant de m'en informer et en ajoutant à cette faveur celle de me donner les nouvelles très-désirées de H. le comte et de M. le chevalier, à qui je vous prie. Madame, d'offrir mes hommages les plus distingués.
Si j'étais l'excellent de Luca, je ne resterais pas i Vicence, mais vous sachant à Recoaro, j'irais là vous prêcher toutes les vertus que vous avez déjà. Vous
êtes si modesle cfbè yoné* ne tous apercevriez pas que c'est votre panégyrique, et le prédicateur pourrait le reprendre cttilque Jour avec une inépuisable vérité.
Sahiez pûttr 'moi, je vous prie, ce digne et savant bomme. Sima ntëre acquiert assez dé force pour que ]e puisse la quitter sans inquiétude^ je retournerai à la campagne.^^Tnriti est désert ; la plupart de mes relatk»s sont* absentes^ et votre départ^ Madame la eomteMe, n^it pas peu contribué à en faire la plus triste des villes.
l'espère/Madame, à mon retour^ vous trouver vousnème revenue à Turin. Je vois quelquefois le marquis Lascaris au palais Balbo^ et nous ne manquons jifliais de parler de vous.
Sortoot ne rapportez à Turin ni maux de tète, ni nrnox de nerfs, ni mélancolies. Je veux vous revoir gaie H bien portante. Oh ! comme je le souhaite ardemment 1
J'ai riionneur de me déclarer aussi ambitieux de Totre faveur qu'admirateur de votre mérite, et je fais gloire de me dire, etc.