C. R. DB SOMASCO, ▲ RACCONIOl
Turin, 19 mars 1844.
Mon très-révérend père.
Vos hymnes* cl les poésies qui les accompagnent sont de ces puissantes compositions qui veulent être lues sans interruption, et ensuite relues. J'admire l'imagination et l'élégant style; j'admire l'âme d'un poète qui peut écrire ainsi. Si j'avais lu ce livre avant d'en
1 Le Belleze délia nalura, hymnes imprimés à Gènes, à Turio el à Rome. (Note de CÉditeur.)
coonaitre personnellement Fauteur^ une si haute valeur poétique m'aurait inspiré une grande estijne. Pennettez-moi de tous dire que cette estime s'accroît encore^ depuis qu'au charme de lire ces belles productions j'associe l'idée du pieux religieux qui écrit d'une manière si élevée^ et de qui j'ai entendu de si saintes paroles^ dites simplement et d'abondance de cœur. Je ne sais pas m'étendre en éloges, mais mes applaudissements sont sincères ; recevez-les avec mes vifs remerciements. Je n'oublierai jamais la bienveillance avec laquelle vous m'avez parlé : j'espère que j'aurai encore, si je vis, le bonheur de vous revoir.
Je vous présente mes devoirs et vous prie de dire mille choses de ma part à l'excellent père Bottari, auquel je dois une réponse. Je lui écrirai un de ces jours.
J'ai l'honneur d'être avec une vénération particulière, de Votre Révérence, le très-humble et trèsobligé serviteur.