‹ Lettres, recueillies et mises en ordreChapitre 87 sur 113 · A FRANCISCO-SIL VIO ORLANDINI, A LIVOURNE · texte numérisé non relu

A FRANCISCO-SIL VIO ORLANDINI, A LIVOURNE

Turin, 9 septembre 1850.

Monsieur,

Je vous remercie de tout ce que vous me dites d'obligeant dans votre lettre, et je suis heureux d'apprendre quQ Gino Capponi et Castiglia me gardent bon souvenir : je les estime et je les aime de toute mon âme. Quand vous les reverrez, salaei-les de ma part.

Pour dijKi I4 vérité^ jq sens tous les défauts du petit

nombre de choses que j'ai données an public. J'ai ardemment aimé le beau, mais sans savoir le produire : c'est pourquoi je ne me regarde aucunement comme un littérateur de marque.

Si M. Lemonnier veut réimprimer ces ouvrages^ ayex Tobligëance de l'avertir que je n'ai plus le droit de disposer ni de Le Mie Frigioni , ni des tragédies suivantes : Gismonda, Leoniero , Erodiade. Ces productionS; cédées par moi à M. Giuseppe Bocca^ libraire à Turm , sont comme à lui ; et si l'on veut les réimprimer il faut lui écrire et s'entendre avec lui.

Quant à mes autres écrits , je ne mets aucun obstacle à kur publication , ce sont les tragédies : Francesca da Rimini, — Eufemio , — Fginia, — Ester fEngaddt, — Tommaso Moro ; les poèmes ou récits que j'ai Intitulés Canliche , et qui sont : Tancreda, — Roiilde , — Eligi e Valafrtdo, — Adello, — Raffaella^

— EbeKno , — Ildegarde , — i Saluzzesi , — Roccello,

— Eugilde, — Aroldo e Clara, — La Morte di Dante.

Outre ces poèmes, il y en a un petit nombre de lyriques, d'élcgiaques, etc. , toutes compositions courtes qui forment le premier volume des Poésies inédites que je publiai en 1837 ; — enfin le i)ctit livre qui a pour titre : Dei doveri delV uomo.

Si H. Lemonnier imprime ce dont je puis disposer, il me fera jJaisir de me réserver un nombre raisonnable d'exemplaires :— je n'entends pas dire un grand nombre , mais quelques-uns. — Ce que je recommanderais par-dessus tout, c'est une correction sévère.

Je vous souhaite , cher monsieur Orlandini , une

bonne santé ^ et des jours tranquilles : je n'ai pas la première y mais les autres ne me manquent pî».

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