‹ LettresChapitre 24 sur 52 · H. de Barante · texte numérisé non relu

H. de Barante

2ii LETTRES.

rèt des gens sensés. Avec un peu de raison et de patience, elle eût été en peu d'années bien nourrie, bien coucliée, bien éclairée, libre dans tous ses mouvements, bien gouvernée et sûre de son affaire pour longtemps; mais il faut danser la carmagnole; telle est la fantaisie de tous les peuples quand on les délie. 11 paraiL que c'est un mouvement naturel à l'bumanité. Un long engourdissement donne le besoin de faire des mouvemenls irréguliers et violents, cpmme pour essayer ses forces. J'aime assez ce que fait le roi de Sardaigne qui accroît les bataillons de son armée à mesure qu'il donne une liberté de plus à ses peuples. C'est là proportionner les parois de la machine à la force d'expansion de la vapeur. C'est le contraire qu'on fait ailleurs et tout le monde, en effet, n'a pas une bonne armée à ses ordres pour contre-balancer ses bonnes intentions. Le pauvre Pape et le pauvre duc de TosJ;ane ont eu le cœur sur lamain. 11 leur aurait fallu une bonne épée de l'autre pour repousser l'excès de la familiarité. Les bons trouvent beaucoup d'obstacles à faire bien... La morale de tout ceci est qu'il ne faut ^re le bienfaiteur de personne, à moins qu'on n'ait mis derrière un rempart solide ce qu'on est disposé à garder pour soi. Je suis persuadé que ce pauvre diable à qui saint Martin a donné la moitié' de son manteau serait allé l'attendre au coin de la rue voisine pour lui reprendre l'autre moitié, n'était la! peur des gendarmes. Enfin, à la vue de tout ce que j'ai vu faire de sottises à l'univers depuis que je suis de ce monde, j'en conclus que les peuples s'instruisent, non pas eu appceiiant directement les vérités, mais en pratiquant longtemps par eux-mêmes de grosses erreurs doht ils se mordent les doigts. Se mordre les doigts est la seule ma-

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nière d'apprendre. Ce n'est pas le chemin de l'école et c'est pourtant le plus long, mais il paraît qu'il en faut passer" par là. C'est s'avancer presque que de faire des sottises. On en fera peut-Stre encore, mais on saura du moins qu'en penser. Vous ne nous parlez pas plas de la prise d'Abd-el-Kader que s'il s'agissait d'un marabout peu vénéré. On me dit qu'il est résolu à ne pas quitter la France. Il pourra peut-être un jour enseigner l'histoire d'Afrique à M. le duc de Bordeaux. Si. à présent qu'il n'est plus là, l'Afrique se met à avoir un climat délicieux, la terre à deVenir très féconde et les habitants doux et faciles de mœurs, les gecs qui ont dit du mal de l'Afrique seront tout embarrassés.

J'aurais mieux aimé que ce fût un autre que H. de Montalembert qui eût ce grand succès. La chambre des pairs en a été comme folle d'admiration durant plusieurs heures... On assure que M. de Lamartine, se piquant d'émulation, va faire tout le contraire, 11 Ta chanter la liberté sur la montagne, la liberté qui a vaincu les Bernardines dans Fribourg ; quelle bataille de FribourgI la liberté, qui a fait fuir les Sœurs de charité et forcé les moines du Saint-Bernard à chercher leur salut dans les plaines d,'Italie! Les chiens du Saint-Bernard sont très supérieurs à ces radicauxià, quoi qu'on en puisse dire. Vous allez en entendre de belles dans notre discussion de l'adresse sur l'Italie et la Suisse. Tous les Anes sont comme le cheval de Job sur ces questions ; ils ont tons un beau discours dans leur poche. Ici, depuis un mois, on n'entend que des bruits sinistres. Les gens de la gauche ont si bien fait, qu'ils ont préparé tous les gens paisibles qui ne savent rien de rien à croire que nous étions la nation la plus avilie et la plus opprimée

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et la plus corrompue par son gouvernement qu'il y eût dans le monde. On y a joint que le Roi (qui ne ^ s'est jamais mieux porté) était d'abord mort, puis très malade, parce qu'un vivant ne peut pas être mort longtemps quand il habite Paris; enfin, s'il parait une comète, on croira que c'est pour brûler cette terre de France, dont M. Guizot a fait un amas de boue et de sang. Je crois bien que M. Àrago ne dira pas le contraire. J'espère qvie l'affaire Petit ne reviendra plus sur le tapis. C'est un bruit terrible pour une omelette au lard. J'en ai voulu à la majorlLé d'avoir permis que M. Guizot subit la nécessité de s'expliquer devant la Chambre sur ces misères. Il y a des choses qui ne sont rieu et qui sont indéfendables devant le pédantîsme d'un public, même d'un public qui ferait la même chose et plus toute la journée ; mais la majorité, tout en votant Men, s'est passé la fantaisie de prendre de grands airs attristés sur l'horreur de donner des places dans une vue politique.

Vous aurez été contents du discours de M. de Broglie. 11 a eu ici un grand succès. Ce n'est point un torrent qui descend des montagnes comme la harangue de Montalembert^m^is les torrents passent et les fleuves labuntur et labentur tnomne œvum.

Tu aura» les biographies de M. de Serre et de Camille Jordan, aussitôt que j'aurai trouvé autre chose que le dictionnaire de BouîUet... L'histoire de l'homme de bien est souvent négligée ;' d'abord il se néglige assez souvent lui-même, et les siens ne son* gent pas si vite à en parler, n'ayant pas à le justifier d'avoir vécu.

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AV MÊME

Paria, 6 fâvrler Ig48.

Nous n'avons pas beaucoup de choses à vous mander de ce côté des Alpes. Nous ne sommes point- ea révolution. Nous avons discuté l'afTaire Petit comme une affaire d'État, et noi^s traitons les affaires d'État avec une vivacité négligente et étourdie. C'est ainsi que nous sommes dans l'opposition ; pourvu que M, Guizot tombe, nous prenons peu de souci que les principes vivent. M. Thiers ne vous a-t-il pas édifié par la fermeté avec laquelle il parle dans ses dépêches de 1836 aux radicaux de Suisse ? Il aime et il a aimé l'esprit de révolution et, comme dans les grandes passions, il parait bien qu'il y a eu des moments où il le détestait cordialement : La rémlulion est terrassée partout et n'ose plus lever la tète I Cela est vif et d'une vivacité naturelle à M. Thiers. Tout cela ■prouve en sa faveur, et qu'il est sensé quand il a intérêt à l'être. Reste à savoir combien de fois, selon la loi des.partis, le même homme peut avoir dit le oui et le non avec emportement et garder autorité sur les autres. Je crois qu'il se peut septante fois sept fois, et cela suflit dans une longue vie publique. L'inconséquence peut être un prétexte aux taquineries, mais elle n'use pas beaucoup les hommes. Il y â toujours entre une année et l'autre assez de différence pour qu'en passant hardiment du blanc au noir on puisse dire résolument : Aujourd'hui c'est un autre Jour/

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2i8 LETTRES.

Même d'un peu loin et pour des gens bienveillants, cette succession de mouvements contraires donne un assez bon air de souplesse et d'entente de la variété infinie des choses humaines.

II faudra que le roi de Naples ait quelque souplesse d'esprit pour dormir dorénavant à son aise entre deux constitutions. Après avoir dormi sur les roses du pouvoir absolu, il est désagréable de trouver dans son lit ces deux fagots d'épines, la charte de Sicile et la charte du royaume de Naples... Si le feu ne prend pas aux poudres dans l'Europe, d'ici à un an ou deux, je regarderai ceux qui tiennent l'univers dans leurs petites mains comme des gens très adroits, surtout quand l'un d'eus se promène partout avec une chandelle allumée, qu'iimet sur des tonneaux de poudre... Toutes les eaux du Tibre sufflront-elles pour éteindre ce feu qui a pris à toutes les étoupes ecclésiastiques? Sans compter les raisons tirées de la foi catholique,

ne crois pas que la puissance papale soit en vrai péril, mais c'est parce que je lui crois, même bumatnement.la vie extrêmement dure. Quand la liberté entre pour la première fois dans une maison, elle y met le désordre le plus effroyable. Il lui faut des habitudes pour être aimable et paisible. Ses laquais sont d'ailleurs, en tout temps et en tout lieu, la race la plus insolente et la plus bête qu'il y ait sous le ciel. Elle en a quelques-uns à notre chambre des députés qui sont les plus mal appris et les plus grossiers des hommes; mais cette pauvre liberté prend ses gens un peu de toutes mains et sans y regarder ; il est clair que sa cour se compose de l'élite et de la lie de l'espèce humaine.

Ceci a l'air d'une épître aux Romains. Je ne croîs pas qu'il la faille imprimer ni garder chez soi en

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temps de révolutitrti et de visites domiciliaires. Bonjour, mon cher ami. Malgré tes injustices, je voudrais que le joli mois d'avril fût à sa flo, pour voir arriver une aimable personne qui ressemble au mois d'avril, et deux petits entants nés sous la République romaine, et toi-même par-dessUs le marché.

Paris, n février 1848.

Comment se porte le roi de Naplea? Restera-t-il dans les limites de son empire ? Les Siciliens prea* dront-ils pour leur roi un des fils de lord Palmerslonî La race normande a déjà régné sur ces côtes. Nous sommes, dit-on, menacés ici d'une émeute le jour où M. Duvergier et ses amis voudront faire leur petit goûter, mais je ne crois pas à cette émeute. Il faudrait être encore plus fous que ne le sont les nouveaux membres de l'opposition pour laisser faire une telle énormité pour de telles misères. Je sais bien qu'un chef de parti, dans le radicalisme, est un homme qui fait ce qui plait aux autres, et qui le fait avec le geste du commandement, mais, cette agitation étant factice, il semble que ceux qui se sont donné beaucoup de peine pourla produire, pourraient encore en retenir les conséquences. Enfin, s'ils veulent absolument goûter et se battre, ils ne goûteront pas et seront battus, mais l'infinie probabilité est qu'il n'y aura rien du tout. Les meneurs modérés ne demandent qu'une grâce au gouvernement, c'est de faire

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juger par les trilmnaux si, oui ou non, Dieu et la loi veulent que M. Ledru-EolUn puisse monter sur les tables après son dîner et dire, à peu près ouvertement, que le roi est un drâle, les Chambres un ramas d'escrocs, et Danton le plus aimable elle plus doux et le plus humain des législateurs. Or, pour les traduire devant les tribunaux, le gouvernement le veut bien, mais il ne veut pas leur donner l'occasion de commettre le délit nécessaire; eux insistent et promettent de ne faire le délit que le plus petit possible, un petit crime de deux sous, qooi! juste ce qu'il en faut pour aller en police correctionnelle 1 C'est une chose admirable que ce désir qu'a le parti d'aller en police correctionnelle, et je crois bien que c'est la vocation de la plupart de ceux qui n'en ont pas une plus liaute, parmi ces doux panégyristes de 1793 et 1794. Tout le monde ne peut pas prétendre àla cour d'assises, malgré l'égalité fondamentale et primordiale des hommes entre eux...

Paris, 18 avril lg48.

Mon cher ami, les journaux vont encore vous porter des nouvelles d'agitation à Paris durant la journée du dimanche. Comme il est naturel pour ceux qui sont loin, elles vous donneront plus d'anxiété que nous n'en avons eu et que nous n'en avons aujourd'hui. Il y avait déjà quelques jours que l'on parlait vaguement de projets de violence soit sui' tout ou sur

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une partie du gouTernement provisoire. Le nom de M. Blanqui éi&il surtout cité parmi ceux des chefs de ce complot, si l'on peut nommer complot ce qui se fait à peu près publiquement, comme tout se fait dans les temps de désordre ; mais tous ces bruits ne faisaient pas autrement d'impression sur les esprits. Les secousses particulières se marquent peu dans un tremblement de terre universel. L'imagination devient excessivement peu irritable dans les époques, de grands troubles, et il y a une sorte de sécurité particulière qui natt de l'habitude de l'agitation... Aussi, le dimanche des Rameaux, quand le tambour battît le rappel, on cherchait avec curiosité le motif de cette alarme... L'appel fait ainsi à la population a parfaitement réussi. Au premier coup de tambour, garde nationale habillée et ouvriers simplement armés sont descendus dans la rue et les légions sont allées, au pas de course, vers toutes les avenues de l'Hôtel-de- Ville, pour garantir la sécurité menacée du gouvernement provisoire... Il est entré, ces jours-ci, un ou deux régiments d'inTanterie dans Paris... On dit qu'il rentrera encore demain quelques régiments à raison de la revue de jeudi destinée à une distribution de drapeaux, et à une fraternisation entre le peuple, et l'armée, et la garde nationale... Tout Paris est rentré dans la tranquillité troublée que tu as vue après les émeutes de 1832 et années suivantes, Ce n'est pas que je compare les temps, mais les sensations. — C'est la même couleur de l'air, un vent aigre qui agite les drapeaux sur les édifices et un bruit confus, qu'on prend souvent pour le rappel et qui n'est que le bruit des voitures. M. le général Gbangarnier est très populaire aujourd'hui. C'est lui, dit-on, qui a réglé dimanche tous ces mouvements de troupes dans Paris qui

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ODt fait rentrer les anarchistes dans leurs trous. Nous aimons fort ta garde mobile... Nous ne nous figurions pas, il y a deux mois, que notre imagination serait prise par là, mais le chemin de la -vie n'est pas une avenue toute droite, à beaucoup près. On voyait Versailles et des pompes royales, et des soldats tout brillants d'acier, sur de grands chevaux, et des canons menaçants rangés suivant toutes les règles de la stratège ; on tourne un coin de rue et l'on se retrouve au milieu d'une race nouvelle. — Des masses armées au hasard, comme au moyen âge, des cris étranges, des débris confus de tout ce qui était, mêlés à des essais confus aussi de tout ce qui n'est pas encore, et l'oeil, qui aime à se rassurer, cherche un symptôme d'ordre dans cette confusion et l'on regarde avec nne aorte de reconnaissance tout ce qui prend à peu près l'air d'une organisation.

- Savez-vous bien que vous avez été nommé chef de ' bataillon à Broglie; à la presque unanimité? Tu nous donneras donc ce spectacle qu'on aime tant aujourd'hui d'une troupe bien réglée, marchant au pas à la voix des chefs et faisant crier des baguettes d'acier dans des canons d'acier, aux cris de : Vroe M. de Lamartine!

O lac i l'année à peine a fini Ba carrière.

Gomme le temps passe I

A M. HAULIN.

Broglie, 18 mal IStB.

Mon cher ami, je ne me plains point de n'avoir pas de nouvelles directes de vous. 11 ne vous est pas plus possible qu'à un autre, malgré votre obligeance naturelle, d'être au four et au moulin. On ne peut pas réprimer la tentative de Barbes et autres amis de la barbarie et écrire des billets du matin à ses connaissances. Ah! vous en faites de belles à Paris, aussitôt qu'on a le dos tournél Nous admirions tout récemment les dispositions salutaires du règlement de l'Assemblée à l'effet d'éloigner de son sein tous les brigands qui lui sont étrangers, et voilà que cinq à six cents brigands qui n'ont aucun titre officiel viennent faire violence à son président, l'obligent, lui, gardien de la vie des représentants, à signer l'ordre d'éloigner toute force armée qui peut encore tirer cette assemblée des griffes de celte misérable horde... C'est quelque chose comme les journées de prairial que cette journée de lundi, mais ce n'est pas (quelqu'un comme Boissy-d'Anglas que M. Bûchez. Vous voilà donc privés de votre général Courtais? C'est, sans doute, un criminel, mais c'est aussi un imbécile ; il avait entrepris plus de inal qu'il n'était capable d'en faire... Je trouve l'Assemblée bien indulgente pour M. Louis Bbnc. Ce Petit-Poucet de la terreur devrait être en prison à l'heure qu'il est; en prison dans ces boites où l'on met des souris blanches ; mais je vois dans le A/oniïewr du 17 ua supplément au récit de la séance du 15, qui

me semble arrangé pour préparer la justification de M. Louis Blanc et de M. Raspail. On y constate avec un soin extrême toutes sortes de paroles qui sont destinées à prouver qu'ils ont engagé le peuple à se retirer de l'Assemblée. Je crois bien qu'ils ont été très sages quand ils ont entendu les tambours et vu les pointes des baïonnettes de la garde mobile... J'augure des ménagements du Moniteur qu'il s'en faut de quelque chose encore que le gouvernement ait le haut du pavé. Le venta bien l'air pourtant de soufUer violemment dans le sens du bon ordre, mais, en révolution, les vents changent avec la même rapidité que dans les tempêtes sur mer. Vous me paraissez, vous autres gens du commun, vous être conduits à merveille dans cette journée. La voix des chœurs, dans cet opéra, donnait l'idée d'une violente indignation et d'une parfaite résolution. On entend cette vois qui domine les airs doucereux chantés par les premiers rôles.

... Je vois que le général, ou prétendu général Gourtais, a blessé un garde mobile qui voulait l'arrêter... Il n'a donc aucun sentiment du juste et de l'injuste? L'ancien ministre de l'intérieur montre donc, à présent, un grand amour de l'ordre. C'est un volage; mais il ne faut pas décourager un pécheur repentant « de se.s jeunes erreurs désormais revenu ». Et Albert l'owvrier? Qui est-ce qui aurait cru cela de lui? Moi d'abord. Je me défie extrêmement des gens obscurs toute leur vie, qui sont portés tout à coup au premier rang par la prétendue renommée de leurs grandes vertus. Ce sont ordinairement de grands hypocrites. Pour Barbes, n les vautours auront gémi » de son aventure, car c'est un des hommes que la nature semble avoir le mieux équipés pour égorger et faire égoi^er les autres. Sait-on s'il est au doi^oo

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de Vincennes? Ombres chéries de Robespierre, de Gouthon, deSaint-Just! comme il disait à la cbambre des pairs, suivant son propre récit.

Adieu, mon cher ami; vous êtes bien loin de nous et bien près des dangers de chaque jour dans ce Paris troublé.

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