‹ Lettres Slaves 18331857 Orient, Pologne, Russie Christien OstrowskiChapitre 102 sur 110 · GI · texte numérisé non relu

GI

les esprits. Mais la meilleure police du monde, avec une frontière comme voiw en avez une, ne peut empêcher les relations clandestines. C'ell à vous-mêmes à faire la police, à écarter le mal.

» C’est en élevant bien vos enfants, en leur inculquant des principes de religion et de fidélité à leur souverain, que vous pouvez rester dans le bon chemin.

» El an milieu de tous ces troubles qui agitent l’Europe, et de toutes ces doctrines qui ébranlent l’édifice social, il n’y a que la Russie qui reste forte et intacte.

)) Croyez-moi, Messieurs, c’est un vrai bonheur d’appartenir à ce pays, et de jouir de sa protection. Si vous vous conduisez bien, si vous remplissez tons vos devoii’s, mon gouvernement pensera toujours à votre bien-être.

» Rappelez-vous bien ce que je vous ai dit. »

Varsovie, tO octobre 1835.

biscücns du tzar Alexandre IJ, prononcé à Varsovte (Lazienki), devant les maréchaux de la noblesse et les évêques polonais,

« Messieui’s, j’arrive au milieu de vous avec l’oubli du passé, animé des meilleures intentions pour le pays. C’est à vous à m’aider à les réaliser. Mais avant tout, je dois vous dire, que nos positions respectives des uns vis-à-vis des autres doivent s’éclaircir.

» Je vous porte tous dans mon cœur comme les Finlandais et comme mes autres sujets russes; mais j’entends que l'ordre établi par mon père, soit mainienu. Ainsi, Messieurs, et avant tout point de rêveries, point de rêveries! ... Ceux qui voudraient continuer à en avoir, je saurai les contenir; je saurai empêcher que leurs rêves ne dépassent point la sphère de leur imagination. Le bonheur de la Pologne dépend de son entière fusion avec les peuples de mon empire; ce que mon père a fait, est donc bien fait: je le maintiendrai.

Al-l't.M)10E

» Dans la dernière guerre d’Orienl, les vùlres ont eomballu à l’égal de tous les autres. Voici le prince tilrlschakolT qui en a été témoin et leur rend cette justice qu’ils ont bravement versé leur sang pour la défense de leur patrie.

» La Finlande et la Pologne me sont egalement chères, comme toutes les autres parties de mou empire. .Mais il faut que vous sachiez, pour le bien des Polonais eux-mêmes, que la Pologne doit rester soumise pour toujours à la grande famille des empereurs de Russie. Croyez, Messieurs, que je suis animé des meilleures intentions ; mais c’est à vous de me faciliter ma tâche, et je vous le répète, Messieurs : point de rêveries, point de rêveries!

» ynant à vous, .Messieurs les sénateurs, laissez-vous diriger [>ar mon lieutenant ici présent, parle prince Gortscliakoll ; et vous. Messieurs les évêques, ne perdez jamais de vue que la base de toute bonne morale étant la religion, il est de votre devoir d'inculquer aux Polonais que leur bonheur dépend uniquement de leur intime fusion avec la sainte Russie. »

Varsuvic, M — 23 niai !856.

lliscoensdu tzar Alexandre II, prononcé à Varsovie, devant la députation de la noblesse polonaise, après le bal du îb niait

« Je suis bien aise, Messieurs, de vous dire que j’ai été trè.s-salisfail de me trouver au milieu de vous. Le bal d’hier était un très-beau bal ; jamais il ne sortira de ma mémoiiv : et je vous en remercie.

» Je suis certain qu’on vous a répété les paroles que j’ai adix’ssées aux autorités polonaises quand je les ai reçues, il y a cinq jours de cela. Soyez, Messieurs, dans la réalité; soyez unis à la Russie : abandonnez toutes les rêveries d’indépendances, impo.sibles désormais à réalist’r et à maintenir.

» .\ujourd’hui, je le répète de nouveau ; ma conviction est que le bien de la Pologne, que son propre salut, exigent qu’elle reste unie, pour toujours, et par une entière fusion, à la glorieuse dynastie des empereurs russes ; qu’elle forme une partie intégrale de la grande famille de l’empire de toutes les

Page 1