‹ Lettres Slaves 18331857 Orient, Pologne, Russie Christien OstrowskiChapitre 17 sur 110 · LA DIÈTE POLONAISE A PAHIS · texte numérisé non relu

LA DIÈTE POLONAISE A PAHIS

nistrei'dit l’émigration polonaise par délégation et la gi-ouperait autour d’un seul drapeau, pendant toute la durée de son exil, pour la ramener unie et compacte, sur le sol de la patrie.

Voici la teneur de cette loi du 26 février 1831 :

« Art. 4. Dans le cas possible de la réunion des chambres à l’étianger, et même dans le cas où le complet des représentants de la nation voulu par la loi ne pourrait être réuni, les deux chambres siégeront et délibéreront sous la direction d'un président de leur choix. »

Le complet a été fixé à un minimum légal de trentetrois sénateurs, nonces ou députés; nombre qui pourrait être atteint ctau delà, puisque quarante-huit membres de la diète se trouvent dans l’émigration.

L’émigration polonaise a cela de remarquable, qu’elle embrasse et contient en abrégé tous les éléments de la vie nationale. Elle se distingue eti cela de toutes les émigrations contemporaines; ou ne bii trouve dans le passé d’autre analogue que celle de l’empire d’OrieiU ; elle est en même temps religieuse, militaire et civile.

Ainsi que les exilés de Byzance, les proscrits polonais ont emporté avec eux croyance, langage et Ulteralure; le culte des foyers, l’âme sainte de la patrie. Rien de ce qui figurait quelque dignité morale, quelque haute fonction politique, dans la période entière de 1306 à 1831, n’a signé le pacte honteux d’alliance avec le tzar; les talents les plus renommés, les noms les plus illustres, les plus brillantes comme les plus humbles existences, ont suivi cette grande pérégrination volontaiiede tout un peuple. 11 y a en elle des sénateurs et des soldats, des princes et des proictaires, des artistes et des savants, de profonds penseurs et de simples manœuvres ; Niemcewicz, l’homme du siècle qui fuit, et Lelewel, l’homme du siècle qui arrive ; Miçkiewicz, l’éminent poète, et Dwerniçki, le redoutable preneur de canons, la société littéraire de Londres et laccntrilisation de l'oitiei s. 11 y a des Français adoptés par la Pologne, et des l’olonais, eu petit nombre il est vrai, désirant elle adoptés par la Fiance.

L’émigraliou, c’est la Pologne; mais la Pologne dans ses anciennes limites, des rives de l’Oder aux sommets des Kar-

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