TESTAMENT DU TZAR PIERRE I
jugut?c, la Turquie conquise, nos armées réunies, la mer Noire et la Balliqiie gardées par nos vaisseaux, il faudra proposer séparément et très-discrètement, d’abord à la cour de Versailles, puis à celle de Vienne, de partager avec elle l’empire de l’univers. Si l’une des deux accepte,ce qui ne peutmanquer pour peu que l’on flatte leur orgueil et leur ambition, se servir d’elle pour écraser l’autre ; puis, écraser à son tour celle <|ui survivra : en engageant avec elle une lutte à mort dont l’issue ne samait être douteuse, la Russie possédant déjà en propre tout l’Orient et une grande partie de. l'Europe (!!!). •
» Si, ce 'qui n’est guère probable, toutes deux refusaient l’offre de la /îu'sie, il faudrait savoir leur susciter des <)uerelles et les faire .s’épuiser l’une par l’autre. Alors, profilant d’un moment décisif, la Russie ferail fondre ses Iroupès rassemblées d’avance sur l’Allemagne; en même temps que deux flottes considérables partiraieui l’inie de la rner d’Azof et l’autre du port d’Archangel, chargées de hordes asiatiques, sous le convoi des flottes armées de la mer Noire et (le la Balti(|uc. S'avançant par la .Méditerranée et par l’Océan, elles inonderaient la France d’un côté; tandis que l’Allemagne le serait de raulre : et ces deux contrées vaincues, le reste de l’Europe passerait facilement et sans coup férir sous le joug.
» i4«nsi peut et doit être subjuguée l’Europe! »
PlF.HRE 1",
autocrate de toutes les Russi^
Nous n’ajouterons aucune réflexion à la publication de ce Testament, reproduit aujourd’hui pour la première fois dans toute son étendue. Nous croyons qu’il suffira de le mettre en lumière pour le vouer à tout jamais au ridicule et au mépris.
{Le Sitclt. — La Patrie.)
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