DE LA DÉPENSE DES RICHES
Si dans les grandes villes des Etals du Nord, le riche parvient à dépenser huit à dix fois autant que l'employé, ce n'est pas qu'il mène un grand train, ni même, comme je l'ai dit, qu'il ait toujours voiture. A quelle heure du jour s'en serviraient les maris , toujours plongés dans les affaires, et les femmes, absorbées dans les soins domestiques? Lors même que l'on aurait le loisir d'en user et que l'opinion publique ne s'en offusquerait pas, que ferait-on d'un équipage dans les rues si propres de Philadelphie ? La principale cause de dépense du riche, ce qui met une différence entre lui et l'employé , c'est quil donne de temps eu temps quelque soirée. 11 se pique alors de luxe ; la démocratie indulgente le lui permet pour un jour ; et le luxe ici est
bien plus dispendieux que chez nous. Il ne faut pas qu'une soirée soit bien brillante, dans ces petites maisons, où Ton ne reçoit que dans deux pièces larges de 20 pieds et longues de 25, pour coûter 700 à 800 dollars.
Note 24. (Page 172.)
Les citoyens de Pottsville mirent fin à ces désordres en se rendant, avec un mandat du shérilï, au point où les bateliers étaient rassemblés, en saisissant les plus mutins, et en les traînant dans les prisons de leur ville. Ce courage des simples citoyens, qui se convertissent au besoin en force armée, est une des plus sûres garaniies de la liberté américaine. Il est à remarquer qu'il s'amoUil dans les villes.
Note aS. (Page ijS.)