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RÉPRESSION DES COALITIONS

Les excès commis par les coalitions ont enfin fixé l'attention de la justice. Des poursuites ont eu lieu dans l'Etat de New-York. Des ouvriers cordonniers de Genève (petite ville de cet Etat) s'étaient coalisés dans le but d'élever le prix des salaires , de frapper d'interdit tout maître qui emploierait des ouvriers à un prix moindre que le leur, et d'imposer une amende de 10 doU. à tout ouvrier qui travaillerait au-dessous des conditions régléespar eux. Us furent poursuivis devant la Court of Gênerai Session ^ et acquittés. Le Grand-Juge ( Chief- Justice ) de l'Etat fut d'avis qu'ils avaient été mal jugés, et que la cause devait être entendue de nouveau. En juin 1806, un procès a été intenté , pour des faits semblables, à des ouvriers tailleurs, dans la ville de New-York, par devant la Court of oyer and terminer, composée d'un juge, M. Edwards, el de quatre conseillers municipaux. Malgré des rassemblements menaçants, les tailleurs ont été condamnés. Le jury les ayant recommandés à l'indulgence de la Cour, leur peine n'a consisté qu'en une amende assez légère, 800 fr. pour un

d'eux, 555 fr. pour un autre, et 266 fr. pour le reste. Le lendemain du jugement, il fut tenu sur Ja place du Parc un meeting, où les discours les plus violents furent prononcés, et où le juge Edwards fut brûlé en effigie: mais l'arrêt a reçu son exécution. La loi de l'Etat de New-York diffère de la nôtre, en ce qu'elle laisse chacun libre de travailler. Elle ne punît la coalition qu'autant que les coalisés prétendent obliger d'autres ouvriers à ne travailler qu'au prix par eux déterminé , et qu'autant qu'à cet égard l'intention a été suivie d'effet.

Note 26. (Page i85.)

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