DE FER
7 4, 5f 0,000 io,5oo,ooo 67,840,000 ’ 4t,r43,ooo 22,650,000
A déduire.
486,333,ooo
4i3,833,oqo
438,o83,ooo
En raison d'un certain nombre d’ouvrages très peu importants, sur lesquels je n’ai pu avoir de renseignements exacts, je pense que Ton pourrait porter les totaux ci-dessus à a,i5o lieues et à 660 millions de francs.
Si l’on voulait tenir compte des principaux ouvrages k l’exécution desquels il a été pourvu dans les derniers mois de i835, ou dans les premiers de 1836, savoir : la continuation du chemin de fer de Baltimore à l’Ohio et du canal de la Chésapeake «à l’Ohio, le canal de Virginie, le chemin de fer de New - York au lac Érié, le canal Mi-
chîgaft , tes travaux publies cio F Étal d'Indîahii . le chemin de fer d’Elmyra à Wîlliamsport et le canal Génesée* qui reliera les Ira- Vaux pdlilies de New-York à ceux de la Fensylvanïe , VEastern et le FF estera 'Raitrdads près de Boston, le reste du chemin de fer de Buffalo à Rochester, le chemin de fer de Philadelphie a Baltimore, par Wiliningtou, ceux de New-Haven à Hartford, de West-Slockbridge k Hudson, de Lancaster à Harrisburg, de Richmond h BéLcrsburg* el celui d'ÀIabatna à la GhatUhoochie, il faudrait aux totaux précédents ajouter environ neuf cents lieues et 5oo millions; ceqnsdon neraitpour totaux définitifs trois mille cinquante licués cl 960 millions* Je ne parle pas des deux grands chemins de fer de la Nouvelle - Orléans à Nash Ville et de GkarlesLon à Cincinnati, qui dépendant me .semblent devoir être prochainement exécutés, et qui avec quelques embranchements, auront ensemble plus de cinq cents lieues.
Les Américains ont déjà surpassé, par t’étendue de leurs entreprises de comnùi ni cations et par la rapidité qu'ils ont mise à les exécuter , tout éo' qu'avaient fait les peuples de la vieille Europe. Presque tous les ouvrages ci-dessus énumérés ont été laits en quinte ans* V Angleterre est restée soixante ans , de 17G0 à 18 ao , pour creuser, dans les trois parties du Royaume-Uni, 1,100 lieues de canaux, dont les quatre cinquièmes sont d an s-f Angleterre proprement dite. Ces ouvrages anglais sont en général assez courts* à petites dimensions, et l'exécution en a été facile* Quelques uns cependant sont fort beaux î tel est celui de la Forlh à la Clyde, qui a trois mètres de hauteur d'eau, et dont la longueur n'est d'ailleurs que de i5 1/2 lieues* tel est surtout le canal Calédonien , qui traverse la Grande- Bretagne de l’Est à l’Ouest. Son parcours entier n'est que de a5 3/4 lieues; le canal proprement dit Va que S 1/3 lieues; le reste est occupé par une file de lacs allongés* U est praticable pour des frégates de 02 canons* La dépense a été de 2 5 .000, 000 fr*, ou à peu près de 3,000,000 fr. par lieue*
Après avoir canalisé leur territoire , les Anglais s'occupent à le sillonner par des chemins de fer exécutés à grands frais, ils ont en ce moment environ lieues de chemins de 'fer achevés, ayant coûté io5 à 110 millions* soit 760,000 à 800,000 fr* par lieue, et 172 lieues de chemins de fer en construction, qui ne coûteront pas moins de 220 millions* soit i,3oo,ooo fr* par lieue.
NOTES. /j 1 1
La Hollande a beaucoup de canaux dont la construction a été fort simple, à cause des conditions hydrographiques du pays. Le plus remarquable est celui qui va d'Amsterdam au Helder. Il aao 1/4 lieues de long. Deux frégates peuvent y passer de front
Il existe aussi de beaux ouvrages dans le nord de l'Europe , pour abréger la navigation , soit par T intérieur de la presqu'île du Jut- Iand, soit à travers la Suède. La Russie possède aussi quelques grands travaux de navigation intérieure qui complètent la communication presque entièrement établie par les fleuves entre La Baltique d'un coté, la Caspienne et la Mer Noire de l'autre.
H y a bien long-temps que la France a débuté dans les travaux publics. Le canal de Briave date d’Henri IV. Le canal du Midi fut commencé en 1666% et livré à la navigation en 16S4. Avant la révolution , plusieurs autres canaux avaient été achevés; entre autres le canal du Centre qui relie la Saône a la Loire. D'autres avaient été entamés, principalement par les Etats provinciaux, mais iis restèrent abandonnés tant que dura la tourmente révolutionnaire; tels furent le canal du Rhône, ou plutôt de la Saône, au Rhin parle Doubs et rillj le canal de Bourgogne , qui relie la Saône à la Seine par l'Yonne ; celui du Nivernais j qui rattache la Loire a UYonne; celui delà Somme qui suit la rivière de ce nom, et la met en communication avec l'Oise, L’Empire continua les ouvrages qu’il trouva commencés et en commença de nouveaux, entre autres celui de Saint-Quentin proprement dit, celui de Nantes à Brest, destiné a l'approvisionnement de notre premier arsenal militaire; celui de l'Oureq , ceux du Cher (aujourd'hui du Berry), du Blavel (de Pontivy à Lorient), dTlle et Rance (de l'Océan à la Manche), et quelques autres moindres ouvrages, tels que les canaux de Mons à Condé, Saint-Denis, Saint-Martin. En iSj4, le malheur de nos armes vint encore une fois suspendre les travaux. La Restauration les reprit faiblement jusqu’en iSai. Eu 1S21 et 1822, des marchés furent passés avec des com^ pagnies pour l'achèvement des lignes commencées et rétablissement d’un petit nombre d’autres ( canal latéral à la Loire, navigation de llsle , de l'Oise , etc.) , en tout quinze lignes. Ces marchés onéreux au Trésor, qu’ils grevaient d’intérêts considérables; onéreux au commerce, sur qui ils devaient faire peser des droits de péage trop élevés, procurèrent une somme de 128,600,000 fr.
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Malheureusement les devis présentés aux Chambres a valent été rédigés avec une extrême précipitation* Les projets nouveaux n’avaient pas été étudiés. Les travaux furent conduits mollement. Toutes les prévisions de temps et d'argent furent dépassées. À la fin de *833, deux ligues seulement étaient achevées, savoir; le canal d’Àire a la Bassée (iü lieues ij 4) qu'une compagnie avait entrepris à ses risques et périls , et des travaux de peu d’importance pour V amélioration du Tarn (ï) entre Gaillac et Àlby(S lieues), À la même époque, il y avait déjà trois ans que les emprunts de iHai et 1822 étaient épuisés et. que les ouvrages se continuaient aux frais du Trésor^ moyennant des allocations annuelles,
La loi du a 7 juin ï833 répartit une somme de q3 millions entre la navigation intérieure, les routes, les phares+encs monuments. Les rivières et canaux eurent 44 millions pour leur part.
Actuellement les travaux touchent à leur terme; la plupart des lignes sont livrées à la navigation. Toutes léseront en 1837,
Voici le détail de leur étendue et celui de la dépense au 3r décembre i835.