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Tôt aï. général»
Le nombre des sociétés n’est aucunement en rapport avec le nombre des écoles ni avec celui des élèves qui fréquentent ces écoles. Dans TÉtat du Maine, par exemple* il existe seulement une société; et on y compte 92g. écoles et 33,655 élèves ; le Massachusetts a 7 sociétés et 6g,i38 élèves, et la Louisiane 10 sociétés pour 19 écoles et 96 3 élèves.
NOTES
Note 61:. (PageaçS.)
De l' instruction secondaire en, France avant 17^9*
Un fait trop peu connu et dont les détails m'ont été communiqués par des personnes très dignes de foi , c'est que depuis la révolution de 1789 et La suppression des ordres religieux, nous avons étrangement rétrogradé en fait d'instruction secondaire, il est possible que nous ayons gagné en qualité, mais il est certain que , relativement à la quantité, nous avous beaucoup perdu. Avant 1789, le nombre des élèves fréquentant les collèges, était triple ou quadruple de ce qu'il est aujourd'hui. Alors il y avait un plu* grand nombre de bourses dans une seule province, la Franche-Comté, par exemple# qu'il ii 'y en a aujourd’hui dans la France entière (j), â la même époque le nombre des élèves des écoles primaires éLaït beaucoup moindre que de nos jours, dans la même proportion peut-être, surtout dans les campagnes, U semble donc que nous tendions , depuis cinquante ans, à nous rapprocher du régime des États-Unis. Sans vouloir calomnier notre siècle et sans me rendre suspect de par* tialité en faveur de l'ancien régime , il me sera permis de dire qu'aujourd'huî il est plus difficile qu'il y a cinquante ans it un jeune homme capable , mais pauvre , de surgir intellectuellement , dans les villes au thoins. Alors toute la jeunesse était entre les mains du clergé, ne fut-ce que par 3a confession, le catéchisme, les confréries, l'influence domestique des prêtres et la fréquence des pratiques religieuses qui mêlaient sans cesse le pasteur au troupeau. Tout enfant qui annonçait d’heureuses dispositions était aisément distingué par le clergé et obtenait non moins aisément admission gratuite dans un des nombreux collèges dirigés par les ordres religieux. Ainsi les créations les plus libérales ont été immolées au nom de la liberté, dans Ja guerre d'extermination que nos pères déclarèrent au passé.
Le temps est venu pour la France où ceux qui veulent de la popularité doivent moins se préoccuper des chances de retour d'un passé qui est bien loin de nous. Cessons de frapper sur le cadavre de
(1) On peut estimer â 1,000,000 fr, la somme totale des bourses actuelles. IL y eo avait m Fraucbe-Couiti pour 1,100,000 fr.
48£ NOTES
Pancien régime. Songeons plutôt à doter le pays d'autres institutions populaires , en place de celles que nos devanciers, dans leur précipitalion funeste, aveuglés qu’ils étaient par l’i imminence du danger, enfouirent dans la fosse profonde qu'ils avaient creusée pour les débris de h féodalité et qui les engloutit eu s- mêmes.
Note 6a* (Page 3oo*)
Des péages sur les canaux en Amérique et en France.
Vpîci le montant des péages perçus sur le divers canaux d^TËtat de New-Yctrk, par année, de iSao a ï835 :