‹ Lettres sur l'Amérique du Nord (volume 5)Chapitre 26 sur 65 · LES BANQUES · texte numérisé non relu

LES BANQUES

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parti de ridministration, M. Benton, a formulé par articles quelques unes des idées de M- Caliioun, et en a fait Tobjet d’un bill qu il a présenté au Sénat

Tout le monde reconnaît maintenant aux Etats- Unis que pour obtenir un système solide de circulation , il faut qu il y ait dans le pays une certaine quantité d'or et d'argent. On sent parfaitement que tant qu il y aura des dollars en papier , les dollars en argent s’en iront j que les billets de banque de dix dollars chassent nécessairement les aigles et que les demi-aigles ne peuvent rester là ou d y a des billets de cinq dollars (^). On serait donc disposé à faire disparaître les billets au-dessous de dix et meme de vingt dollars. A cet effet, tout ce que peut le Congrès, s'il nhi pas le secours d'une Banque Nationale, c'est de défendre aux receveurs des douanes de prendre en paiement les billets de toute banque qui aurait en circulation des billets au-dessous de dix ou de vingt didlars ; car le Congrès n'a rien à ordonner aux banques locales. Mais ce moyen d'action serait inefücace ; carie mouvement de fonds qui a lieu par les douanes est très faible relaîive-

fi) esl uné pièce d’ot de lo didbrs.

(2) Il y a un au Ire tuotif qui tend à faire disparaître la monnaie d or des Êlals-Uuis. Loi' y vaut légaJemeul moîn^ qti^en Europe, par rapport à l’ar* geut. C’est une raison siillisaiite pour qu'aUîîS’ldl frappé il soit exporte- Lun des arlicles de ia piupusition de >!.■ Fieuii.pi:i a pour objet de changer le rapport légal entré la valeur do l'or et celle dü Eaigeut et de la poi ter à seiae tu Ueu de quinicâ.

LETTRE VÏIL

meut au mouvement général du pays, et parla d*aiW leurs 011 n’atfecterait aLicunemeni la eirculatiou des localités un peu éloignées du littoral. UAdcni niai ration ne conteste p^is la nécessité cVuqe police des banques ; elle paraît disposée à Teffectuer par Tinterrnécliaire de quelques unes des banqiiès locales , qui agiraient sous la direction du ministre des finances et auxquelles on accorderait certains avantages, tels que le droit d*étre dépositaires des deniers publics sans en payer Tinlérêt. ^[ais ce moyen a plusieurs inconvénients j il armerait le mini&tre, c’est-à-dire le Président (i)j d’un pouvoir discrétionnaire immense J en opposition formelle aux axiomes politiques du pays. Il est admis aux États-¬ Unis que Fépée et la bourse {siiford andpuisé\\i^ doivent pas être dans les mêmes mains. Ensuite il est douteux que ce contrôle pût être suffisamment éclairé et suffisamment actif. Enfin il serait difficile, au moyen de cette agglomération de banques locales , de satisfaire à T un des premiers besoins du pays, la facilité des changes (2), parce qu'elles sont et seront nécessairement très peu liées les unes aux autres, comme les États souverains de qui elles tiennent leurs chartes. Pour balayer les petites baaknotes^ Fagent le plus infaillible serait une Banque?

(r) Voir la note ^4 ^ tlti volume* '

^2) Jtf rappelle Ici que lâ s.imiiie des mouvemeuU de fotidj d’un point à raidte de rCtiiutt, on entie rikdon et l'étranger ^ opérés parta Baiiqii'iîtWr élala-Cnis «n tS 3 a , élevée k iiS^Ojdéo^OiOo de tranef.

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