TONNAGES
Londres.««
Angleterre. ^ é , * , . ,
572 ja 35
îtgSjSda
17 1,045 ï6r,7So 107,62s 77,ro3
New-Tork, . ü # , , * New-Castle (s) * * , , , Boston ( 3 ).* .
LiveppocU . , * * i 4 .
ElatS'ünis,
Angleterre • , ^ ^ ,
États-Unis .*.**,.
Angleterre ~ ,
StmderJand (i) . * * * *
iil.. . . ^ .
PUiiadelphic,. . . . ^ , Wtiitç-Haven (i), . , ,
Holl.. . , ,
New-Bedford. - . * * .
Bordeaux. * * * t < * *
États-Unis * . , ^ *
Angleleire . . ^ ,
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Franre* i 4 i i 4
Mai'iiéllle
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Le Havre. , , i * * , ,
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Nouvel le-Orléans. . * , Nantes, . . * . , ,
États-Unis . ......
France. . 4 v . . 4 . , Aiiglelen^e i , , ^
Bristol,. ^ .
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États Unis 1 , , 4 * * <
Baltimore.
id. > « 4 i « 4 . 4
Pourfendre la comparaison plus concluante, U conviendrait d’ajoiUer nn quart environ aux tonnages anglais et américains , à cause de la différence des modes de jaugeage. La méthode française donna des résultats plus exacts, mais elle tourne au désavantage de notre commerce , puisqu’elle lui fait payer des droits de tonnage plus considérables, Par une loi de iS 36 , l’administration française a été au-
(i) Ces renseignemciit^ se rapparticnt, pour la France, à iS^4>ti'Our tes Etats-Unis, h iSSa, et peur l'An^klerrOj à tlsg, ëpûqiie eù fou j fil un l'ecensciUent noaveau de la marine.
|x) Le tonnage de ce port est presc^ne en entier eoipla^ë au transport du charbon, en cabotage.
(3) Les b^ltitioentft de Uoston font le comnierce de divers antres ports, et notamment de New-York et de la No uveUe-Orléans- Lu çoiumeree de ta Nouvelk-Otléans est beancciip plus considérable que scïfl tonnage ne «einble rLndiqoer.
jyoï’KS.
tarifée à «.ode «ncie. «« p.,e^dé moins mathéma-
tique J mais plus favorable à nos armateurs,
H ne faui pas joger de l’étendue du commerce de nos ports par le tonnage des bâtiments qui leur apparlieunen,. parce nu'„„e glande partie de notre commerce extérieur se fait par bâtiments etiangers. En ïSÎS , sur i,8a4,ooo tonneaux représentant les bâtiments chargés entrés ou sortis pour le commerce étranger, pêche et colonies non comprises, 573,000, c’est-à-dire 3r p. opseulement appartenaient a la marine française. A cet égard nous sommes de plus en plus en perte. En 1800, sur r,a33,ooo tonneaux, la marine Irançaise en comptait 469,000, soit 38 p. 0(0.
En .834, sur 5,o35,ooo tonneaux formant la capacité des bâtiments chargés qui sont entrés dans les ports des Iles-Britanniques ou qu, en sont sortis, 3,748,000 , ou 75 p. „,o, étaient anglais.
ux tiats Unis, de 1817 à i83o, les bâtiments étrangers formaient moms de .5 p. op du tonnage du commerce extérieur. En iS3r ils
en oût formé aG p, oro, et en In n y. * r ■ » *
[y, Cl en loja jo p, op, ce qui laisserait en^
core au pavillon national une proportion de 70 p. o]o
Nous sommes donc, sous le rapport delà navigaüon, dans une
inferionte déplorable. Cet état de cLoses, qui s’aggraye chaque jour
exige un prompt remède, ^ ^ '
En .S3s, le tonnage total de la marine commerciale française était de. , .
, . , , . . 670,000 ton.
celui de la manne anglaise de (i) . . . a,aïS,ooo celui (le la marine américaine de. , . 1^440,000
Pour la France et pour l’Angleterre, le chiffre dn tonnage varie peu d anneeeu année, quoiqu’il aille en augmentant. L’augmentation est plus considérable pour les États-Unis. En i834, le tonnage de ce dernier pays était de 1,759,000 tonneaux.
Le mouvcmetu total des ports de chacun des trois pays, entrée et
aortie comprises, est eomme il suit, et. ne comptant que les bâti-
ineots crifirgea,
[■) Y repris toal« d=l'Aag1,iM„eaEa«p«,,aa(uHa„evre.
HOTES-
Commercâ citérifiiiiir (1)1 CoiDiBÈïCfi toi
France (1834).àL,i3a,ooo , . . - 6^571,000
Angleterre (i 834 ) » ■ * 5 ,oa 5 )ûoo . , - » 25,a23j000
États-Unis (i 83 a) . , - 2^700,000 , . . ,
Il faut remarquer que tout le eouimerce cl'Augleierre et des États- Unis a lieu par mer. Une grande partie du commerce français a lieu par terre. En i 834 , sur 715 millions d’exportations composant le cpmmerce général, ax7 ou 3 û p, o[o de la totalité sont sortis par terre. Ua propoilion est la même pour les iin| ortatious. L’emploi du cbarbou pupr tous les usages domestiques dans la Grande-Breiagne ^ donne lieu à une immense navigation qui iie peut exister chez nous. M. Marshall estime qiiV^n i 83 a le tonnage des bâtiments chargés de cliarbon entrés dans le port de Londres, en comptant tous les voyages de chacun d’eux, était de 3,i5ü,ûpo tonnes (i), ce quij à raison de huit voyages par ao, suppose iin loimage effectif de 268,000 tonnes,
IJftte (Page 34 .)
Affaire de la NuUlflcationw
Les États du Sud sont exclusivement agricoles. Les États du Nord voisins du littoral, renferment presque toutes les manu factures de rUnion, Qn y tabrique des étoffes communes de laine et de colon, desdrap^, des cuirs, des souliers, des mcuhles, etc. Pour protéger ces maptxlaçlqres contre la concurreuce anglaise, et aussi pour créer un revenu public, diverses lois de plus en plus restrictives furent passées en 1816, 1818, iSai et 182S, Ou établit ainsi des droits qui, excepté pour quelques articles principaux de laine et de coton et pour le fer, étaient, généralement‘au-dessous de 40 p. o|0- Eu 183 à, sur les plaintes des Etats du Sud, le tarif des douanes fut révisé ; mais les niodiRcalîons que Ton y apporta furent insignifiantes , et les réclamations du Sud devinrent plus vives qu’auparavauL En octobre î 83 a, la législature de la Caroline du Sud convoqua une Convention de délégués du peuple de fÉlat, pour le 3
(ij C^esl'à’dire caiDmerce étranger, eomineree c&l&nies et péclie. (i) DigeH 0 /(hf C^i^nnifrce, «iç., ofths UnUikempire,
ifOTES, 335
noveroWe dg la même annép, à Feffe|: de pre^idre up part^ ]çs lois du Coügrès relaiives aux douane^, ej: sur celles die U mêii^e patpre qui pourraient pire faites à Tavewif * ainM qm mv l.e^ mnm auxquels le gouvernement fédéra) pourrait recqurjr pour fes (jiîre observer. J.e jg novembre , cefte jConvppiiqp, ^ |a ïqpjorité de ï 36 vpîx epptiç passa une fj^i devaj^ ^tre oljlig^-
tüire ù partir du i"'' février iS 33 , à ipoins que le pungf'ès n’eût alors réduit le tanï, et qui statuait que les lois du Gppgrè| syr
dppaoes, elnptannnent c.ellps dp 19 ^nai et dp i4iuijl^i
U étaient ppipi autorisées par y paej^ fpdçm), qîi’fdles ep ^^jpfjîieîpt 1 esprU, # qu’en oouséquenç^J efle^ étai^n|: nu|les e|; nqp aveijue&. A 1 appui de celle déclaration la Caroline du Sud arma ej: exef'çi^ sa nulree. Pendant ce temps, quelques autres États du Midi, et notamment la Virginie et la iiéorgje, se tenaient en observation , non sans témoigner 1 intérêt qu’ils prenaient à la cause de la Caroline du Sud. On parlait d’un pacte d’alliance entre tous les États méridionaux. Vyuipn ne tenait plus qu’à un fiL Le a décepibrç, le Gopgrés se réunit et s’occupa ^«îJs Relâche de la situation des alïaires. L’on ne put cependap^ arriver à ^ucupe ilétermipatipn qui ^^lisfît toutes ]es parles îj^f.éresséçs av^nt le lei'me Éi.tal du lévrier i 833 . CependanL^ jCarpline du Sud patienta encore^ et, ^ur f’ayis des au*^ dli laissa continuer la perception des droits, toiy conservqpt jsop altitude militaire. Le président Jacksofl, son côié, avait lajl un appel au palrîotisme du Sud, et avait ordonné en ipêjtire teipps des préparatifs militaires poqr que force restât à la loi de rUnion. Enfin M, Clay, le défenseur des manukctures américaip,es, proposa une nouvelle loi de douanes qui fut acceptée par les deux Chambres, et sanctÊpnnée par le Président, le mars. Celte loi, actuellement en vigueur, stipule la réduction graduelle du larif, de deux eu deux ans, par dixièmes de la diflérence entre îecbilfre actuel et le cluffre définitif, avec une réductiou considéra|ble des cinq dixièmes de cet excédant, au 3 o juin 1843* Le d.roft iie doi^ dépasser ao pour Q[p pour aucun article, à partir du juillet 1843,
Quelques jours après, la Convention de la Caroline du Sud rappela son ordonnance du mois de noyenibre \ cependant, pour maintenir son ^roitJ elle crut devoir conserver les lois de la législature
NOTES
suf la milice, et passa même une or donna ii ce f\fx\nuilijiait un acte du Congrès appelé Force hUl aixEnforctfig biU^ dont Tobjet était de donner au Président certains pouvoirs à Teffet d'assurer la perception des droits dus au Trésor fédéral Cette prétention d'un Etat à annuler une loi du gouvernement de rUnion s'appuie sur une doctrine <jüi porte le nom de nuUifwatton. Le parti politique qui professe cette doctrine s'appelle celui des imîitfieurs {fiuiÜfjcrs) ou des droits des États particuliers ( sîates’ rights parij ),
Malgré la seconde ordonnance de nulliiicatLon , et quoique le parti auilifieurs soit en force daus le Sud, la nouvelle loi de douanes rétablit de fait rharmouie dans ITJniop, en ce qui concerne les douanes*
Note i 3 . (Page 35 ).
Bc la Bs^quû des Etats-Unis.
Toutes Vs banques américaines sont à la fois, comme à Paris la Banque de Fratrie, banques de prêt et d'escompte, banques de dépôt et banques de j c'est-à-dire qu’elles avancent des
fonds sur les effets publiu^ autres valeurs, que même quelques^ unes prêtent sur hypothèque, qu'elles escomptent le papier du commerce; a® qu'elles reçoivent en à^pàt t^s fonds des particuliers et des sociétés , ordinairement sans en liniérét ; et 3* qu'elles émettent du papier-monnaie* La presque loulité du signe représentatif des États-Unis se compose du papier ainsi émis* Les métaux: précieux qui existent dans le pays sont en grande partie dans les caves des banques qui ne sauraient s'en passer, puisque leurs billets sont échangeables à présentation contre des espèces d'or et d'argent.
L'ancienne Banque des États-Unis, fondée en 1791, avait un CS’pital de dix millions de dollars ( 53 millions de fr* ). Le gouvernement fédéral y était intéressé pour un cinquième,
La Banque aclnelle des États-Unis fut autorisée en 1816 jusqu'au 3 mars ï 836 . Le principal établissement est à Philadelphie, Elle a en outre des succursales [branches)^ dans les villes les plus importantes de l'Union, au nombre de a 5 . Elle a le droit de les multiplier autant qu'il lui plaît, La Banque d’AngletexTe a aussi des suceur-
hotps .
E» ISJ3 CCS succursales existaient à nir^ingk^ u.er
pool, Leeds, Gloucestev, Byhtol, HuU, NewçMle-.ur-Tj»^ JVo™ A Sacrer en tout dans nnxe villes. La Banque de France 1 lé tr™.t d en établir; elle an avait même en deux, pondant un cou!.: ^Pace de temps, il y a vingt-cinq ans; mais elle n'en avait plus a„, ne an existence an janvier . 836 . Dans les six premiers mois de
ieil ^ ^^^“-Éti'enne. l-ant;; :
Le capital de la Banque des États-Unis est de 35 000 onn ,1 ii .8, millions do fr., partages en 35 o.ooo actions^Z 1 Celui de la Banque d'Angleterre était, à l’origine en 160/ 1 a
sèyB^^ ? a “ f‘'‘W*é à
par un remboursement partiel aux actionnaires; il es. en action. dZ
Xx:::vi*:z:s::rr 7 -""-“
été racheté, par la Banque elle-méme. Il était Zo' drCpZ de 45 militons. En vertu d'une loi de t 8 o 6 , il fut porté au éh-Tfrl P. il’d ** «ï®® États-Unis étaient à aS ou 3o
Banque drFra'nceTonU torr^^pZ^'T'
capital primitif. Celles de la Banqné d'AngZZ sZ?:”!:
(0 Bi> i«3 J, un quart des action» do la banque dea Etate-Cniv àaît a- , . ge«. preaqne ton» AnsI.Ts.ce ,„i a donné lien é d.» déelamaC,
«ppevee BM,I, tt,„i ( banque anglaiae J, on a dilqne e'én 10 !.» ‘
«linngeraqni voninient «aaerrirl. pay» , on a rep’caenté an ”
.ntervenlion de» capilan, étrangers dan. les affaire» de l'üniorénéd ””'"0 ""
f.l.e.,eehanten.en., puisque c'e,» une sorte de subside qne PE"".fr"-*
pnuriater le» entivtpri.es civilisatrice, de.es babilani, L Cb™. ’’u-
des E|a.s.Dni». en .8.6, donne uns antioneaire» étrangerstu™”é"e IT '
dsm les aaseinbleM d^aciiûuiiaîreso Dtms la Charte uüwvelle Pï^<=Liraiion
pour l'Etat de Pensylvanie, et qui, d'une banque nationale, en fait «'s'é ^ 'Â
une banque locale, il est statué que lés i:!tov^n.b o.w ' a- ^ apparence du moins,
peraonneou par procuration. Le. actionnairesfranta'. dé d”w ^
droit de voter, et ils ne votent pas par proenratino II . ^ f
qui es. le chef de la pieiniére maison de banque y““, “• «“‘''«WW.
’fûte et ne petit exercer fiuenne fonction il U huwr. ... ^ ^ ^ autnn droit de
tiounaire.sCeré|Element,cuniraircà reprit coXlmrÎ ' ‘
de l'epoqoe où la Banque fut autorisée et de l'honii ' ”r”"" ‘'«“preinte ta France. “ ‘ 1 '" P'™-!»! alora aux destinées de
■ te vote par procuration «'est pas usité en Franc.
3 ^ KDinoïî,
IfOTES.
à ii6p*ioo déprimé sur le capital nominal; le i8 décembre 1817, elle ont été à 394 i/^
Les opérations de la Banque des États-Unis consistent à escompter le papier de coramerce à deux signatures, à faire des avances sur les eft'ets publics et autres valeurs, à trafiquer sur les métaux préoîeiix» Il lui est interdit de spéculer sur les fonds publics (1) et de posséder des Immeubles autres que ceux où sont situés ses bureaux ou que ceux qui lui auraient été, soit abandonnés par suite d'une hypothèque loyalement souscrite et acceptée, soit transportés par jugemenU C'est ainsi que la Banque est devenue propriétaire de beaucoup d'immeubles dana FOuesi, et notamment à Cincinnati (Ohio) (a),
La Banque de France escompte le papier de commerce à trois signatut'es. Jusqu'à ces derniers temps, elle prêtait sur effets de commerce à deux signatures, garantis par une égale valeur en litres de rentes, ou quelques autres effets publics ; ce qui se pratique aujûurd’buL encore puur les actions de la Banque clie-même» Actuellement elle eslautorisée à prêter les quatre cinquièmes de la valeur des effets publics avec la seule garantie du déposant. Elle prêle aussi sur dépôts de lingots et monnaies étrangères, moyennant une commission de i/& p. lOû pour quaranle-cinq jours; ce qui fait j p. 100 par an.
La condition de trois signatures requises par les statuts de la Banque de France est trop rigoureuse; elle contribuera à j'cn dre difficile rétablissement de succursales dans nos départements.
Les attributions com merci a les de la Banque d'Angleterre sont encore plus restreintes que celles de la Banque de France. Elle ne fait pas d'avances sur effets publics, excepté pendant riniervalle où les livres de transfert sont fermésj ce quî dure un certain temps à Londres. Dans la crise de la Banque d'Angleterre fit des
avances sur marc ban dises aux mêmes conditions que Tescompte ordinaire, maïs elle n'avança ainsi que des sommes très peu constdérabtes.
( 1 ) CflUo dérense a été levée pav la charte que l’Etal de Pensylvanie vieut d’accorder à la banque eu 153^6 j la tiouvcLleBanque des RtatS'ünIs est autorisée à vendre et à adieier lea effets publics des Etats-Dois et de Fensylvaale^ et les acliDos des travaux publies exécutés dans r Etal.
(i) Depuis làïig-teiups la Banque des Etats Unis évite les affairs^qui peuvent la conduire h acquérir aîriÿi des pioprlétés foncières.
NOTES
Le taux de I intérêt prélevé par Ja Banque des États-Unis, dans ses escomptes, est de fi p. ïoo. La Banque de France prend 4 p. 100. La Banque d’Angleterre fait varier le taux de son escompte; il est rare quelle le mette au-dessous de 4 p. 100; ce qui est très haut pour Londres (i). Depuis 1704, où elle le porta de 3 à 4, elle le tient tantôt à 4, tantôt à 5 . lin 1 836 , elle l’a élevé de 4à4ï/j et enfin 5 ’
La Banque des États-Unis fait le change intérieur et extérieur. Quant au change intérieur, elle l’opère sur une grande échelle, mais sans bénéGce, puîsqu’au moyen de ses hillels et de mandats sur ses succursales, les mouvements de fonds s’opèrent presque sans frais. Elle se^contente de prélever l’escompte proportionnel an temps quand elle achète les effets pour son compte, et ne prend pas de commission appréciable pour faire les recouvrements pour le compte dautrui. A l’égard du change extérieur, elle en domine le cours et l’exploiie avec avantage. La Banque de France n’existant qu’à Paris, on conçnit que les opérations de change intérieur loi sont impnssihles! Elle ne s’occcope pas dn change extérieur. La Banque d’Angleterre opère graltiilcnietit les mouvements de fonds entre la province et Londres, pour ceux qui ont des comptes courants chez elle. Elle ne se mêle jms du clîarige extérieur^
Les billets en circulation de la Banque des États-Unis varient depuis quelques années de .0,000,000 de dollars à 10,000,000 (53 à 107 millions de francs). En octobre . 835 , ils ont été portés à près de 15 , 000,000 de dollars ( 1 33 ,000.000 fr.) Cette circulation se compose principalement de billets de 5 et de «o doil. Le terme moyen est da peu près . 5 ,000,000 de dollars (80 millions de francs). Depuis qiielques années, U Banque d’Angleterre a en circulation pour 4 Snà 5 oü millions de billets. En .816, elle en cul pour 760 millions. Depuis i 83 o, la Banque de France en a ordinairement pour plus
(.) En temps ordiiuire. la banque d’Xiigleterw fait tri, pen d'eieomptes. Elle n',ae„d
îCSûpeoiîûns avïc Le cflcumeice que dans les mom^nls de crise Ellecsi avant tout une banque à l'uMçe dii gourerneaiDut. La majeure partie des escomptes s'opère eu Ao^leterre par lei bimquiers parti cul le rs.pr/.fïfe ou par les associations Wr
Par rapport au crédit privé, elle agit plulât comme corps de réseï re que co,nmc force per' mauenie. I^n iS3i * elle li'a c&eniupté qim pour i63 milJious de volciifji. En i3w, die eu avait escompté pour 4y5 nntlions. Pendant la aopptesiion des palriuenL^ en espèces, 5 e, esrampies étaient incompgrablemçni plus ccuisidérables. En iSio, elle en ût pour ï milliards.
jyOTES*
de ïoo milUüns. Avant ^S■io, li était rare qu’elle dépassât loo millions, Ainsi ^ laBancjue de Fi ance, pI surtout la Banque trAnglelerre, jouent, comme baiiqiies cle circulation, un rôle beaucoup pbis important que ïa Banque des États Unis. En Amérique, ce service est rempli princîpalemeni par les cinq à six. cents banques locales, dont le papier réuni forme, en temps ordinaire, une masse cinq à six fois plus grande que celle de la Banque Nationale. Cette co-existence de plus de cin{| cents papiers-monnaies est le plus grand vice du système finanf'îer du p.iys* Les banques par actions en participation {io'fiCs-stoc ffancks)y qui prennent un grand développement depuis quelques années, tendent a établir la même confusion en Angleterre, ou plutôt à la recommencer, car elles avaient déjà mîs le désordre dans le pays en eSrS , en iSaS et d’autres fois encore.
La Banque des États-Unis a ordinaîrement 40 è 5 o millions en numéraire.”A quelques époques de sa lutte contre le général Jackson, elle en a eu pour une somme au moins égale à celle de ses billets en circulation , So à 90 millions. La Banque d’Angleterre tâche d’en avoir pour 100 à aSo millions j elle descend néanmoins asses; souvent à i 5 o, La Banque de France en a constamment pour plus de 100 millions, et souvent pour plus de ?oo. En i 83 r , elle en a eu pour a 65 millions, et en î 33 a pour i8r, c’est-à-dire pour beaucoup plus qu’elle n’avait de papier en circulation (c).
La Banque des Etats-Unis ne prend pas d’effets à plus de quatre mois d’échéance, quoiqti’à cel égard il n’y ait point de règle obJigaloire. La plus grande masse de ses afAxires porte sur des effets à deux mois. La Banque tic France ne peut accepter que des effets à moins de go jours. La même limite .subsiste pour la Banque d’Angleterre,
Les billets de la Banque des Etats-Unis circulent dans toute l’üni on. Les agents du Trésor fédéral sont obligés de les prendre comme argent comptant. En velour, la Banque est astreinte à les échanger a présentation contre du numéraire , sous peine de payer les intérêta sur le pied de la ojo par an, et même d’encourir la nullité de sa charte. Il est vrai qu’elle n’est forcée d’échanger contre du numéraire à chacune de ses succursales que les billets émîs par celle succursale ; mais en fait, c’est là un droit rigoureux dont elle n’use pas. Tous les billets de tous les comptoirs indistinctement, ainsi que cer-
Vair plus loin b nùtti îi6.
HOTES
....s d-,,„ .oyroir .„r „„ „i.es
Jt b, let., afin d ev.ier au présidentel caissier de Philadelphie la pe,Me de donner „„ „„.„bre excessif de signalures. sont, dans la pratique ordinaire, coesidérés par la Banque et par tout le monde comme du numéraire, et pris au pair partout en échange d'or et aigent ; c est en raison de celte circonstance que le change intérieur SI aci e. Elle ne ferait usage de son droit que dans le cas où que que machinauon aurait eu lieu pour obliger l'une de ses suceursaJtfs a suspendre ses paiemenis
Les billets de la Banque d'Angleterre ont cours forcé en Angle-
^21 -ocursalcs. ils ne sont échan-
geables de droit, contre de l'or, qu'à Londres. Les billets de la Banque de France n'ont cours qn'à Paris et n'y ont pas cours
La Banque des États-Unis et la Banque de France n'ont que des
bdleu au porteur. La Banque d’Angleterre a une certaine quantité d bi lets a ordre ( éiV/r) à sept Jours de vue. qui sol expé!
dies dans es provinces, aux rentiers, par exemple, après le paiement des semestres de la dette publique. Elle en a pour le dixième ou le douzième de aa circulation I ota le.
La Banque des Etats-Unis reçoit l'es dépôts de fonds. Elle ne paie aucun intérêt en retour. On sait que les banques d’Écos.se comptent dans ce cas un intérêt qui a été de 4. et qui est anjourd'bui de a à y |a P o|ü, La Banque d’Angleterre agit comme la BanquedesÉtatsyus. La Banque de France ne paie ancun intérêt sur les fonds qui Im sont déposés en compte-courant, mais elle opère les encaislmeuts, sans rétribution, de tous les effets sur Paris qui lui sont remis par les déposants. On estime que la moitié des effets de commerce s encaissent à Paris par l’intermédiaire de la Banque. En r 834 , elle a encaisse gog millions pour les compies^coorantSs En Angleterre et aux États-Unis, les encaissements sont beaucoup plus aises qu en France où l’argent forme «ne monnaie Irès encombrante. Les encaissements s’opèrent à Londres, au moyen du Cle^riyéêcnre.par l'intermédiaire des banquiers particuliers rpri™te.
quilles souvent ne sont, à proprement parler, que des caissiers. Dans les plus grandes villes des États-Unis, les encaisse-
(ïj Voir plufi hfltit, P 95 B 66-
NOTES-
inents ne donnent aucun embarras auîc particuliers ^ soit parce (ju’ufi'e grande partie des billets est, a 1 époque de 1 échéance^ entre les mains des banques qui les ont escomptésj soit parce que les négociants et fabrlcanis ont tous leurs bureaux dans le meme quartier J porte à porte les uns des autres.
Le nombre des comptes courants admis par la Banque des États- Unîs est indéfini. En Amérique comme en Écosse, la plupiut des citoyens ont un compte courant avec une banque. Ils se dispensent ainsi d’avoir des valeurs che^ eux. A pcjue garde^t-on dans la maison la somme nécessaire aux besoînsdu ménage pendant quelques jours. Quand on a un paiement à effectuer, on donne un mandat à vue sur la banque. Les banques sont ainsi les caissières de tout le monde. On conçoit que persoime ne peut tirer sur une banque au-delà des sommes portées à son crédit. Cette concentration de tous les fonds disponibles du pays entre les mains des banques leur donne le moyen d’étendre leurs opérations; elle rend actifs des capitaux qui, sans cela^ seraient dissémîués et de nul effet ; elle crée une association qui, on ne saurait trop lé remarquer, pour les capitaux comnte pour les hommes est la condition de la force.
Voici là liste des divers établissements de la Banque des Èlats- XJbls et des sommes de billets ériiis par chacun d’eux en i 83 o, ce qui donne approximativement la mesure de leur importance.
NOTES