BILLETS
ou SONT KTADLIS ïaE«i COMPTOIRS.
EN ClftCULATlON.
Piiibdeïphfe fPunsylvoüie) . .. ^ .
Dol.
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Pürllatïti (Maine) . . *
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L'oi Esniuuth ( Ncw-Hani'pstiire ) - .
Bostuü fMiissac huile Ils L . - * *
Pfü ^ itloti ce ( Kliode- Is ia n d )
a’^i^ïSo
Hat îford (Conncclicui ), * ,
ÎV e vv-Y [>rk f N e w - Y e rk ) ,
Baltimore fMarvIaudl. .
Waüliiiigloii (dislrict fédéral’i
Riclmiond ( VjV^iûie'i.
Norfolk. . (id )
FrtyeUeviîlc (Caroline du N.L . . .
Chur leslQii (Caroline du S*)..
Sa vanna h (GêoriiieL . . .
Mobile (ALibanjal..
NonveJle-Ürléans f LuuisianeL . .
Sailli Louis [MiîStuiri’l iNaâhville ( Teuuessée). . * ^ .
LouisMÜe (Kemuckvl. ....
Lt’XintïEoîi (fd.) .
Cineiunali (Ohio).*
Pilt^bLl^^: (PenïivlvaQie). ...
Buffaiù { Nctv York).
Btiriuiglon (V^rmoiil).
Agences à Cincinnati et à CltiUkollie (Ohio) (a).
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647jSo2
713,7^10 835,3^0 5a2^6o5 g^o\Hiü
223,700 i,a35,Æ75 662,375 9û8,f)a5 647,240 554 i,ïo 2 !
(i)Qiiftîqueles bUlets delà succujfsale de la Nouvelle.Orléans soient en |:ltis grande qiiimlite que ceux da Phîlüdelpbîe» c'est céEjendant dons e«ite dernière ville que la banque fan le plus d'affaires. U voisinoge du Mexltpie rend le notnéraire pins abondant à h Rou. velle-OrleaiiE qn'aillçursi c'est probablement par ce motif que la proportion des billets payables à ta Nouvclle^Orleans est ausEi considérable. La même cause cootnbue probablement à la forte proportion des billets de Nashville et de Lexîngion.
Deux autres succursales ont été crêm, l'uoe i Natebez { MîssisEÎpiÀ l'autre ü ütica (New-York j,
(i) Cas »s;c„css avaient pour objet l'administration et la vente des propriit^s foncier* f qut la Banque avait acquises par suite de rinsoWabiHla de ■«! dabitean.
mOTES^
Sur près de millions de livres sterling j représenlant la somme totale do papier-moïiiiaîe mis en cliçnlatîon parla Eanque ü^Angle^ terre et ses sncciirsales, ces clernicves n'en avaient à la fin de ifî33, que pour 3 , 3 oo,ûoo livies sterling.
Les dividendes de la Banque des États-Unis se sont maîntenus régulièrement à 7 pour o]o ; ceux de la Banque de France varient de 8 a lo du capital primitif. En 1 833 , ils étaient tombés au-dessous de 7, Ceux de la Banque d'Angleterre sont actuel Eement de 8 p. o|o du capital nominal, qui est le capital primitif successivement modifié par aetes du parlement. Indépendamment des dividendes ordînahes qui étaient urigmairement de 7 p, o|o, qui ont ensuite été de ro, de 1 807 à i8aû, et qtiî inaîntenant sont de 8, la Banque d'Angleterre a souvent donné des dividendes extraordinaires* Elle a en outre augmenté de aS p, O[0, en iSifi , le capital nominal sur lequel sont payés ses dividendes* M, Mac Cullocli porte la valeur totale des dividendes extraordinaires et de ceux qui correspondent à l'accroîssenient du capital, du i**’ juin 1799 au novembre i 83 ià 437 millions de francs ; avee le remboursement ordonné par la nouvelle charte , cette somme atteint le chiffre de 5^9,000,000, La Banque de France a distribué extraordinairement, en deux fois, a 3,56 r, 3 oo francs.
Les relations de la Banque des États-Unis avec le gouveimement fédérai consistaient, avant i 834 , en ce qu'elle était chargée de la garde des revenus que les divers receveurs lui remettaient et don elle restait dépositaire , en ce qu'elle opérait tous les mouvements de fonds pour le service du Trésor , et en ce qu'elle faisait le service de la dcile et des pensions. Il lui est délendu de prêter au gouvernement fédéral plus de 5 oOtOOu doü., et plus de 5 o,üoo aux gouvernements des Étals particubeis. Sous ce rapport elle diffère des Banques de France et d’Aiiglelerre, qui font et surtout qui ont fait d'énormes avances à TÉiat. C'est la principale destination de la Banque d’Angleterre,
Le capital tout entier de celte dernière Banque a été prêté a TEiat à raison de 3 pour o[o. En outre , les Banques d'Angleterre et de France prennent, runc les liiiets de i’Échiqider, Ta titre Ica ùons du T/eW, qui portent un modique intérêt. A des époques de guerre, ces deux Banques ont fait des avances à TÉtat au-deià de ce qui
WOTBë,
paraît possible. La Banque d^Angleterre a’esl ainsi trouvée en avance avec l’État d'une somme de 880,000,000, à la fin de la guerre, au 3 i août ïSi 4 . Il est vrai qu’il faudrait déduire de U les fonds de l'État déposés à la Banque, qui quelquefois se sont élevés à près de 3 oo,ooo,oûo, En i 83 i, les avances brutes de la ISanque d’Angleterre au gouvernement n’étaienl plus que de 170,000,000.
La Banque de France a ouvert au Trésor un crédit de cent millions en compte courant. Après h révolution de juillet, ce compte courant portait 4 p- oio d intérêt , et le Trésor en a lar'gcment usé dans ces moments de crise : les avances faites au Trésor par la Banque ont été de a9a millions en iSSi, et deaSfi en i 83 îi. En i 8 a 3 , elles avaient été de 357, et en i 8 i 3 de 343 . Depuis le ralTermissement de Tordre, l'accumulation des fonds des communes et des dépôts des Caisses d’épargne, et celle des réserves de l'Amortissement ont tellement réduit les besoma du Trésor, que, quoique la Banque ait abaissé, spécialement pour lui, le taux de Tintérét à 3 p. o]o, le Trésor a cessé de rien devoir à la Banque ; au contraire, il a actuellement en dépôt chez elleiune somme considérable qui a dû approcher de 40,000,000 à la fin d’août i 836 , et qui ne produit rien à TÉtat, parce que Tintérêt n’est pas réciproque. Cet excédant sera absorbé parle semestre des rentes qui échoit le septembre.
C’est donc par leurs opérations avec le Trésor public que les Banques de France et d'Angleterre, la seconde surtout, ont réalisé jusqu’à ce jour une forte part de leurs bénéfices (i). Il est vrai que
(i) Ces borts du trésor et littkls de réi;bi(^i,iier ne rapjinrtent netuellémeut qu'un très fuiblo intéi'èï, a 1^3 à 3 p. En France, eu iSSfi, ils n'ont inÉme plus donne que aj maiS: comme ils fournissent aux banques Toi^casion d^éinettre leur ]iapier-tnonnaio en grande qiiaiitîlé, sans courir aucun des risques aux quels on est exposé par des avances au commerce, les traiis^aclions avec le trésor n^en produisent pas moins û ces banques, comme banques de eircnbtion, uu beau bénebee- Supposerr une banque dont le capital consiste prineipoleinent eu titres de rente rapporEaut 3 p. i>;o seulement, comine c^est le cas ponr la banque d’Angleterre, Si elles pour aSo millions de lîlres de rente, et pour t5o millions de numéraire, elle pourra psélcr au trilsar 5 oo miltiona de papier-monnaie, h raUon de 3 p. 0/0, ce qui lui donnera un revenu de iS millions, qui. joint h ses 7 73 millions de rentes, fera 31 i/i inillious. Si les aff^h'^es commerciales , proprement dîtes , lui praduîiïent une douzaine de millions, son revenu total s'élèvera ît 34 t/ 2 millions. Il lui serait facile alors de donner des dividendes de 7 p. o/n. tous frais payés, ce qui serait beaucoup dans im pays où les fonds publics ne rapporiei aient que 3 là 3 rp. Maison cunçoîtqne, pourquo les choses se passent comme [e viens do le supposer, il faut que le pays jiuîsse recevoir une forte quantité de papiei-'inoniiau de la banque en qttvsiiou ; c'est eo qni ne an peut
HOTES
le gouvernemeDt fédéral n’éinet rien d’analogue aux lilleü de VEcMquier ou à nos bons du. Trésor.W a depuis long-temps un excédant de recettes. Actuellement la Banque de France semble, au moins pour uo temps , devoir faire peu d’affaires avec le Trésor,soit parce que celui-ci a moins besoin d’avances, soit parce qu’il trouve à placer ses bons taux de î pour o[o qui est trop faible pour la Eatiqiie. Aussi la Banque de France a pris la sage délerminatîon d’étendre ses affaires commerciaies. Elle avait, dans l’été de i8î6, des effets en portefeuille pour 143 millions, sans compter 20 millions d’avanecs sur dépôts de fonds publics. En 1826. elle avait eu un porlefeuille maximum de i 63 millions: depuis lors elle n’avait pas dépassé <29 millions; et même, de i 83 o à i 835 , elle setait tenue au-dessousde 85 ïniUions,
Aux Étal s-Unis, fes banques locales {sîate banks) sont organisées sur des principes anarogues à ceux de la Banque Nationale* Elles ont îine charie^et sont mcorpoî'écs , c'est-à-dire qu’une loi spéciale leur confère les privilèges dont jouissent chez nous les compagnies anonymes(t). Comme elles tiennent leurs pouvoirs des législaiures particulières, elles ne peuvent les exercer que dans leur Étau Soüveritmème , leurs billets ne sont pas re^us du public hors de la ville ou du village où üs sont émis* Ce sont des itistitutions de crédit et de eîrculaijon à peu près exclusivement à l'usage des commerçants. N'ayant pas ia ressource du change et recevant ordJnaireuxent peu'^ de fonds en dépôt (a), elles cherchent à bénéficier en étendant leur circulation par un développement excessif des escomptes et avances, ce qui très souvent produit dans le pays une surabondance
pour la banque’ des Eiats ünis, à càose du ^rand nombre de bantjues locales et de leur émission surabondante. C^est aussi ce qui est difficile en France snr mic cchelle conaidérâble, parce que la popolation nV est pas accoutumée an papier-monnaie, irémo cclian- ^eabk à vue contre de., espèces, et que la banque de France n^a rien fait pour répandre scs biSleis dans les departements. C’est an contraire ce qui est aisé en Angleterre, oii la popnlation est dressée à Tusa^e du papier^monnaïe, et où les billets de la banque cîrcnieiu partout et sont partout admis en paiement*
(1) Le principal de qes privilèges consiste en ce’quo les actionnaireB no sont point personneUemtril responsables au-delà de leur sotiscrîplion. Dans le Massachusetts cependant, les Compagnies incorporées n’ont pas eet avantage*
(3) Les fonds du trésor ont été répartis, depuis entre des banques locales arbîtraiiwiiient désignées par le secrétaire de la trésorerie, lU se sont élevés ,pn , à aoo mil lions* Dans quelques Etats , Les banques sont dépositaires des fonda du trésor local qui, dans celui de Neuv-York, par eiemple, sont conaîdérahles, à cause du produit des canaux j mais elles eu paient un interet de 4 t; a et S p. o/o.
de papier-inormaîe. Leur capital était rarement de plus d'un million de dollars ( 5 , 3 oo,ûoo fr,), et le plus souvent au-dessous, jusqu'à ces derniers temps. On vient de créer ^ particulièrement dans le Sud, en T.oüisiatie par exemple, des banques au capital de 3 , 5 , 10 Gi 12 misions de düllars.
Depuis quelques années, divers Etats sont devenus actionnaires dans quelques banques locales, soit pour profiter des bénéfices que produisent ces înstitulions, soit pour les surveiller, soit pour la simplification de leur propre service financier. L'État de la Caroline du Sud, ceux de Géorgie et d'Alabama ont une banque à eux en toute propriété, L'Etat de la Caroline du Nord a souscrit pour des actions de k banque du même nom. En i 834 , l'Étal d'ïndîana en a organisé une qui a dix comptoirs et dont il est actionnaire aussi pour 3|5. LTtai d'Iîltnois en a fait autant en 3835 pour une banque qui aura sept comptoirs. En ï 834 , TÉtat de Kentucky en avait créé une (banque de Kentucky) avec sept comptoirs, dont il est actionnaire pour 2^5, En i 835 il a créé k banque du Nord de Kentucky avec cinq comptoirs, dont il est actionnaire pour un tiers, L'Etat de la Louisiane s’est porté garant de l’emprunt qu'une des grosses banques qui viennent d'y être créées (Ckàms Bùnk) , a contracté en Europe.
Voici un tableau indicatif du développeruent des banques locales depuis i8ii, dressé principalement d'après les documents fournis par M. G al latin (Conslderatiofis on ihe Curfcncj and Ban/cing- Sjrstem of the United Slates)^ pour les années i8ii, i8?.o et i 83 o. Quant à l'année T 834 ,je me suis servi des renseignements contenus dans un document dressé sous ïa direction du secrétaire de la Chambre des Représentants au Congrès, d'après des matérkuxrecueillis par M, Wiîde, représentant de la Géorgie, et soumis au Congrès, le 24 juin i 834 , Tous ces tableaux sont rapportés au
janvier de chaque année.
NOTES
lour iiffi iBii, iB^ùct i 83 (i, ôTi a calculelei le cbiffre des billet? «ï> circulation et du nuinéraiTe, pour les banquesfî, en supposant qD>ll» fussent
d.ina une slluaiion moyenne snaEogue aux banque? A* On doit penser cependant qu^elles avaient moins de tiuinériiire<
(i) Bauqneâdont Î1 exîsie descoitiptes-reiidus ofGcicLs au senji-ofUcieU.
[î) Banques dont il ti^eKiste pas dy comptes-i-endus positifs^
lîOTns. 34g
Le tableau suivant indUjuc quels élaietil le nombre et la situation des banques
américaines vers le ï"’ janvier i635.
l^^TATS
ou
terhetoires*
25 tû a