‹ Lettres sur l'Amérique du Nord (volume 5)Chapitre 45 sur 65 · VALEUR · texte numérisé non relu

VALEUR

an vRxncs.

Moyenne.

i7,i5o,ooo

Moyenne.

63 ,o 8 ü,ooo

Moyenne.

Moyenne.

2o8,5oo,ooo

La consominalion intérieure est actuellement de î5o,ooo balles, pesant 40 , 000,000 kil., et représentant une valeur de 5o à 55 millions (le francs.

En i835 , la production totale a été de j,35o.ooo balles pesant aia 000,000 kil., et valant 3oo millions de francs. La récolte en vin de la France est évaluée à plus du double de cette somme ; mais elle ne fournit au commerce d'exportation qu’une valeur de 70 millions.

Le Secrétaire du Trésor (ait remarquer dans le document précité que, pendant les trente dernières années, raccroissement de l’exportation de l’ensemble des produits américains, y compris le coton,

TOTES. 38 g

a eu lieu dans le rapport de 3 à S , c'esUa-dire que raugmentaiîou est des deux tiers* Pour le coton seul, elle a été de sS p. o[o par au en moyenne , et dans les dix dernières années, de lo p, o[o.

Note ag* (Page i6i.) ÿûciétéi de Tempémuce^

La Société Américaine de Tempérance a été formée pour arrêter le vice de INvrognerie qui se répandait beaucoup aux Éiats-Unis, et qui y était plus redoutable qu'ai Heurs , à cause de la nature et de la niauvaise qualité des liqueurs fortes (i) qui y sont le plus en usage.

Celle Sociéiés'estorganisée à Boston en février iâa6. Voici, d'a« près ses propres rapports, quel a été le résultat de ses efforls :

- 3,000 Sodétésde Tempérance avaient été établies aux États- Unis en ï 83 1, dont l 3 Sociétés d’Étais, comprenant plus de 3oo,ooo membres : f,ooo disLiberies avaient été fermées , 3,ooo personnes avaient cessé lo trafic des liqueurs spiritueuses. En i 833 , il existait plus de 5,000 Sociétés de Tempérance, dont Sociétés d'Elats, comprenant plus d\iu million de membres r plus de a,ooo personnes avaient abandonné la fabrication des spiritueux, et plus de 6,000 avaient cessé d'en détailler ; plus de 700 vaisseaux naviguaient sans spiritueux à bord; plus de 5 ,000 ivrognes s'étaient corrigés* En ïâ 34 » le nombre desSociéïés de Tempérance était de plus de 7,000, comptant au-delà de i,a 5 o,ooo membres ; plus de 3,000 distilleries s'éuient fermées, et plus de 7,000 marchands avaient renoncé à la vente des liqueurs forfes : le nombre des navires de Tempérance dépassait t,ooo ; plus de 10,000 ivrognes s'étaient corrigés. Le nombre des Socié:és,cn i 835 , était de 8,000, dont d'Élats , une par chaque État, excepté en Louisiane, et comptant plus de i, 5 oo,ooo membres; on avait obtenu en tout la fermeture de plus de 4,000 distilleries et de 8,000 boutiques de détail. Le nombre des navires de Tempérance excédait 1,300; celui des ivrognes réformés, 13,000. On a calculé qu'en outre plus de 30,000 personnes avaient renoncé à k consommation de toute boisson en-

(0 principale de liqueurs est ou cau-de^vie de qui mfm mal

pieparee aux Kiats-Üuia. Les vins que l^rnj consnTuine de préférence, les senis que la class# mmère counaisae^ souteeux Madère et d'Espagne* qui soiit iiaturelkiaeni ti^sxlcaolîqu.s « qu #n outre l'on coupe d'tint forte proportion d# trois-six.

3go

ivranle. Des rapports de Sociétés de Tempérance , des brochures et des journaïut de même nature ont été répandues dans toutes les parties de l’Union : il a élé démontré que Tiisage des liqueursforles avait causé la mort de 4o ou 5 o,ooo personnes aux États-Unis, et que Ton devait à cet abus le paupérisme cl les crimes du pays.

Des résoiidlons portant rque le coimnerce des spiiilueux est « moralement criminel s »» ont été passées par divers corps ecclésiastiques de diftérentes dénominations chrétiennes , comprenant plus de 5,000 ministres de TEvangile et plus de 6,000 églises. Les mêmes résolutions ont été adoptées par plusieurs Sociétés d'É'ats, parla Société de Tempérance du Congrès , et par la Société Américaine de Tempérance, à sa réunion à Piiiladelpbie en mai iS 34 ) composée de plus de délégués de ai Étals.

En admettant, ce qui est probable , qu’il y avait de Texagération dans l’exposé qui précédé, il est îocontestable que la Société Américaine de Tempérance et les sociétés qui se sont créées à son exemple, ont rendu de grands services a TUnion.

Dans la plupart de nos départements, le vin est à assez bas prix pour que la population boive peu d’eau-de-vîe et autres spiritueux. Dans ies provinces du Nord, cependant, et dans les villes ou les droits d’octroi sont élevés, la classe ouvrière est fréquemment adonnée à ia boisson des spiritueux. On a essayé tout récemment d’établir, dans quelques localités ou i’ivrognevie taisait de grands ravages, des Sociétés de Tempérance, qu’un appelle Sociétés de Sobriété, M. Du trône, Conseiller de la Cour royale, a élé le principal fondateur d’une de ces sociétés à Amiens, où le vice de T ivrognerie est poussé à un degré alarmant.

Note 3 o- (Page

Peut-être me sera-t-il penmis d’insister sur les mots dont je me suis servi, accouplement ei mariage, et de dire que l’on retrouve dans ces types rivaux les qualités respectives du couple humain. lU possèdent respertivement, Vnn les qualités de Tbomme, Fautre celles de la femme ; l’un a la persévérance, la raison, le sang-froid j Fautre eÿt vif et ardent, il est doué d’une imagiualion brillante. L’un est sombre et austère , Vautre respire Vélégance, la grâce et la volupté.

WOTE5.

L'Oceîdcnt est mâïe pai' rapport à TOrient ; de même Home par rapport à la Grèce, Sparte et fAni^letcrre par rapport à Athènes et à la France. Jusqu'à nos jours, ]e type mâle a presque toujours conquis îautre ‘ mats le type féminio a policé le type mâle, et Va subjugué à son tour par le goût et les arts.

Note 3 ï. (Page 171-)

De l^Uaiid et de la Spécialité,

Il s'eu faut de beaucoup que je songe à blâmer Vinstitution des départenieuts et le sentiment d’unité qui a présidé à leur création. Nous sommes naturellement unitaires et notre système de gouvernement doit reconnaître et consacrer ce trait distinctif de notre caractère national. L’unalé adniiiiistraUvc est un grand avantage pour un pays où rinitiativc du Gouvernement doit fréquemment etacti» Veulent intervenir. La population française est assez une pour pou* voir être gouvernée dans Paris. Je crois cependant que dans beau* coup de cas nous avons exagéré le principe d'unité. Au lieu de nous borner à centraliser la France, nous T avons concentrée et contractée pour ainsi dire en un seul point. Nous sommes quelquefois arrivés à ce résultat précisément en la morcelantj nouvelle preuve que les extrêmes se touchent.

Nos provinces représentaient un fait réel. Leur suppressian complète a été éminemment favorable au succès de la révolution , mais il est clair que lorganisation qui a succédé ralentit et fréquemment arrête TexpédiLion J es plus simples affaires. Il y a dr verses améliorations quelesdépartements entreprendraients'iUétaientagglomérésou associés sous quelques rapports, et que^ isolés ^ ils ne tenteront pas. En matière d'instrucUon primaire, de communications et d'écoles industrielles ou agricoles, le concours des départements convaoablement groupés produirait probablement d'heureux résultats. Dans les aiïiuie.s militaires , qui exigent de la prompliiude, on a été obligé d établir des divisions qui comprennent plusieurs départements. Pour les id fai res civiles, Napoléon avait senti le besoin d'organiser des sortes de provinces, sans détruire, bien en tend u, les départements; à celte fin J Î1 créa les sénatoreries; mais comme son gouvernement était tout mïlltamc, cette institution n'eut jamais d'importanccii et ne

K OTES.

porta aucun fruit. Je conviens d’ailleurs que la réorganisation des individualités provinciales doit aller de front avec l’éducation politique du pays et le développement de ses habitudes d’affaires.

11 est très possible cependant que le remède à une centralisation excessive doive consister , non dans la réorganisation de grandes divisions du territoire, mais dans la création de puissantes associations indostrielles, par exemple, qui, tout en liant leur action à celle du gouvernement, auraient cependant une certaine part d’independance.

La diversité,ou, si l’on veut, la multiplicité est tout au-ssibien que l’unité un des besoins de la nature humaine ; elle doit trouver place dans les institutions politiques.

Noua vantons beaucoup en France noire comptabilité administralive, et en effet elle offre le rare avantage d^embrasser toutes les sources de revenu, et de comprendre toutes les dépenses du pays. Elle permet de se rendre compte minutieusement de tout et sous toutes les formes; scientifiquement elle est parfaite. Dans la pra tique, il faut pourtant reconnaître qu’elle laisse à désirer. La machine joue très lentement, elle exige le Iravalt de trop de manoeuvres, Elle est beaucoup plus simple en ifieorie qu’en fait. Le système des Américains est différent. En France nous avons supprimé autant que possible les caisses spéciales; les Américains ne voient aucun inconvénient à les multiplier; ils tombent à cet égard dans l’excès contraire au nôtre. Ils ont à peu jirès dans chaque Éiat la caisse générale, la caisse des canaux, la caisse des écoles primaires, la caisse de la dette publique, à quoi se joignent, dans l’État de New-York, la caisse littéraire, destinée à subventionner \ii% académies^ et la caisse des banques. Chacune de ces caisses a ses capitaux sépares et ses revenus distincts, qui sont administrés séparément par un comité spécial. Le fonds des écoles primaires, le plus considérable de tous, dans l’État de New-York, y est de (o millions.

Ces habitudes de spécialité, moins séduisantes, d’un point de vue abstrait, que la règle de l’unité, et moins convenables pour l’ordre général des finances, présentent cependant des avantages. Chaque paiement exige dans le système américain moins de formalités et moins de temps. De plus, dans ce système, il y a garantie parfaits que tel on tel service important ne sera pas négligé. Tant que la

NOTES

Sgi

Spécialité aubsistei^a, il est cîaii', par exemple, que les canaux ei Tensei^nemeot primaire de TÉtat de New-York resteront dans un état prospère; carie nerf de la guerre ne leur manquera pas. llsontleurs fonds et leurs revenus à eux; c'est une propriété inaliénable, impossible à détourner au profit d'autres services, lï serait à désirer que ce même usage subsistât pour nos lignes navigables, et que le produit des droits de navigation fût affecté à leur entretien, A force d'uni lé dans nos finances, nous avons jeté une confusion d'nn certain genre dans les services publics. Les recettes du Trésor appartiennent trop à tous, et pas assez à chacun d'eux. Les allocations qu'ils reçoivent J remises en question tous les ans, dépendent trop des ea“ prices du ministère ou des Chambres et des préoccupai ions du inO” meut, pas assez de leurs besoins réels et de f importance qui leur est réservée pour un avenir même prochain.

L'on remédierait à plusieurs des inconvénients de ce système absolu d'nniléj en dis-^isant le budget en deux parties; Tune, comprenant les services permanents, serait volée une fois tous les cinq ans, par exemple ; l'autre, celle des dépenses extraordinaires, serait soujnise au vole annuel des Chambres. Indépendamment de ce correctif, il serait bon d'admettre diverses réserves à la règle d'unité, et de ne pas absorber toutes les caisses spéciales dans le gouffre du Trésor public, sans spécialiser cependant autant que les Américaïns. Ou doit, par exemple, réclamer une exception eu faveur de la Caisse des Invalides de la marine. Elle a survécu jusqu'à présent aux violentes attaques des puritains d’unité; mais rien ne garantit qu'elle ne sera pas quelque jour frappée de mort p^r un amendement improvisé. Ce serait une douleur pour nos marins, qui lui ont voué . une sorte de culte, qui l'aimenl de cet amour que le matelot porte à son bâtiment. La créaiién d’un fonds des travaux publics me semble aussi indispensable.

La spécialité dans les services répond à un des besoins les plus vifs de la nature humaine ; en politique, à l'esprit de corps; dans l'ordre moral, à la personnalité, aux sentiments de la famille et de la.propriélé. Pour les hommes, malheureusement trop rares, aux yeux de qui les considérations morales méritent la peine d'être pesées^ même en matière administrative, ce sont là des raisons qui •n valent d'autres. Dans tous les cas, il est sûr que la spécialité

WOTES.

épargnerait beaucoup de formalités et trécrîturesj et économiserait beaucoup de temps. L’on se formerait diffîdlcment une idée des jours ê 4 des mois qui &e perdent par les délais que subissent les paperasses dans chacun dès bureaux qu'elles ont à traverser^ en vertu de runité absolue qui est instituée dans notre comptabilité et dans notre organisation administrative en générab

Note 33* (Page iSp.)

Des Ejepéiüdms sdeniijîqusî.

Des expéditions scientifiques, organisées sur une grande échelle et composées de savants naturalistes^ de botanistes, de géologues, de physiciens, d’astronûmcsj d'artisles, peintres, sculpteurs et architectes, d'ingénieurs, de mécamcîens, d’agronomes, et d’hommes experts dans les sciences économiques, auraient pour effet d’occuper noblement beaucoup de jeunes capacités qui étounént dans le pays et que la passion de raventureux et de riuconnu et l’absence d’un biit d^activiié, poussent trop souvent au désordre;

D’avancer les stieuecsa les arts et Findustrie;

De frapper au dedans Fatteutlon publique;

D'augmenter au dehors la considération du nom français, qui, il faut le dire , est compromise aujourd’hui, et d'étendre Finfluence de la France particulièrement dans les contrées qui seraient le but de ces visites.

Note 33 . (Page 196.)

Rigorisme à LovveU.

La ville de Lovvell est une de celles où le rigorisme puritain a été poussé le plus loin. La présence des jeunes filles qui emplissent les manufactures en est le principal motif. En 1 836 , un homme a été mis à l’amende par Fautorité municipale de Lowdl, par la seule raison qu’il faisait le métier de ménéU'icr (common^dMery On Fa Irai lé comme s’il avait outragé la morale publique. Les magistrais de Lowell craignent que le plaisir de la danse ne soit l’occasion de quelques désordres parmi les mvriènes.

■NOltES,

Note 34. (Page aoi,)

Des Fabriques de cotùrmades.

A h fin de iSU, les manufactures de Lowelî comprenaient ia9,8a8 broches, 4,197 métiers, et occupaient 6,793 ouvriers, dont 5 , 4 16 femmes, La fabnralbn s^élevail à 849, 3 oo yards par semaine; c’est sur le pied de 44 millions de yards ( 4 n millions de mètres) par an. La cons^^mniation du colon était de 3 S,000 balles ^ ou de 6,a5o,ooo kîlog-, par an.

En i 83 i, les fabriques américaines occupaient 6a,ï57 ouvriers, dont 38,9^7 femmes et 4,691 enfants. Il y avait en outre 4,760 tisseurs à la main, et 40,709 personnes employées à des travaux accessoires , ce qiû portait le personnel à 117,626. Les fabriques comptaient i,246,5o 3 broches et 33 , 5 o 6 métiers. Elles produisaient 21 ï millions de mètres d’étoffes, ef vendaient en outre 4,800,000 îtilog. de 61 , que Pon tisse riiiver dans les ménages, La consommation de coton était alors de 35,000,000 de kilog. La valeur des produits était estimée à ï 38 millions de francs , dont 55 millions servaient à payer les salaires, (Pilkin^ Statistics^ page 56 . )

En Angleterre, d’après M. Baines of Coitou Mannfiicùtre^

pag. 383 ), ïl existait' dans lu Grande-Bretagne, en iS 34 i ïoo,ooo métiers mécaniques , et aSojOoo métiers à main. La différence entre les nombres respectifs de tisseurs à la main en Angleterre et en Amérique mérite d'étre remarquée. Les tisseurs à la main forment une des classes les plus misérables de la Grande-Bretagne.

Les fabriques anglaises occupaient (même ouvrage, pag. 896) 734 jOOO personnes, savoir :

Filage et tissage mécanique.

Tissage à la maini Tulle et broderie.

Bonneterie.

Impression.

337,000 3 5o,ooo 169,000 33,000 45,000

Tôt An,

Eu comptant les teinturiers, blanchisseurs, brodeurs de mous-

selïfie, plteurs, mesureurs, aides, graveurs, dessioatetirs, mécaniciens , emballeurs, etc,, les ouvriers qui bâtissent et réparent les fabriques, etc,, ce nombre serait cousîdérablement augmenté* M* Baines Tévalue, tout compris, à i,Soo,ooo*

En i 833 î les fabriques anglaises ont consommé ï 33 ,000,000 tilog* de coton* Elles ont ûù. consommer davantage en i 83 Sj et encore plus en iS 36 .

Les produits des fabriques anglaises sont évalués par M, liaînes ( page 4ofî ) à 3o ou 34,000,000 de liv, steri, ( 760 à 860 millions de francs) dont plus de la moilié est exportée* M. Mac CullocU les porte à 860 millions de francs. Le salaire des ouvriers énumérés

ci-dessus est de 33 o millions*

D’aprèsrenquéte commerciale de ï 834 > les fabriques françaises occuperaient près de 600,000 personnes, et produiraient une valeur de 600 millions de francs environ* La quantité de coton consommée serait de 40 millions de kilog.

Si ces chiffres sont exacts, il faut en conclure que nos ouvriers produisent moins que les ouvriers anglais ou américains, et par conséquent que renseignement industriel de la classe ouvrière serait, pour nos manufactures, un fécond encouragement*

Note 35 * (Page 107.)

Pradticti&n et consommatioï^ du coton stir k glo&e^

Lors de Fenquête commerciale de i 834 , un de nos plus habiles industriels, W* Nicolas Kœkblin, évaluait comme Usait la production et la consommation du Coton sur le Globe :

Production.

Aux États-Unis d'Amérique.

Dans F Inde,

Au Brésil,

Dans les Colonies de Bourbon , Cayenne et

175,000,000 kîl* 3o, 00 0,000 I s,000,000

autres*

En Egypte et dans le Levant*

Totâi* ■ a 3 o,ooo,ooo

NOTES

Consommi^tîott.

En Angleterre.

En Friince’

Anx États-Unis*

En Chine, la moîtté de la récolte de Ftnde, En Suisse, Saxe, Prusse et Belgique*

ïSOjOOOjOOO

4o» O 00,000 18,000,000 i5|Ooo,ooo 17,000,000

ToTAr-

Divers autres pays fournissent du coton* La Chine en produit qu’elle consomme ou qu'celle nous vend sous forme de nankins; le Mexique suflSt presque à sa consommaLion ; M. Koekhlin n’a voulu parler que de la production qui inlércsse le commerce généraL La production du coton va se développant aux Élats-Unis, suivant une pi’ogression rapide* Elle est acluellement de a^io'milljons kil* ; ce qui porte la production totale à 175,000,000 kil*

M* Koekhlin a un peu exagéré la consommation de rAnglelerre*En i 833 , elle n’a été que de i 33 ,ooo,ooo de kilog* (Voir note 34 -) Il a au contraire rabaissé celle de quelques autres pays , et particulièrement celle des États-Unis*

Daos sou Essai sur les salaires {Essny on Wages)^ M. H* Carev cite la lettre suivante du directeur de l’une des fabriques de Loire U (page 89);

II n’y a eu daos notre étabîisseuieni que trois cas de relations -t illicites, et, dans les trois cas, les parties furent immédiatement « mariées, plusièû^s mois avant la naissance de Tenfanl; de sorte * que nous ne comptons aucune naissance positivement illégitime, M. Garey ajou'ie qu'on lui a assuré qu’à la grande fabrique de Douvres (New^Hampshire), il n’y avait pas un seul cas de naissance illégitime*

Je ne pense pas qu’il règne une pureté aussi exemplaire dans tous les centres manufacturiers des États-Unis ; mais je suis convaincu que la moralité de la classe ouvrière y est partout en harmonie avec celle du reste de la population* M. Bai tics ( H'istory <3/ Cotton facture ) rapporte les efforts tentés dans cea derniers temps ,^pour

lïOTES.

mettre quelques fabriques anglaises sur le même pietl que celles de Lowell. « Il y a bon nombre de manufaetui es, dit-il, eu Lancasbire, Chesbire, Derbysbire, et en Ecosse, où Ton veille a ce que les atelïei’s soient bien aérés, propres et presque élégants, au grand avantage du mailrc et des ouvriers; où des règlements aéveres einpêcbenl rim moral lté et les propos déskonuê tes ; où des écoles sont ouvertes pour tous les enfants employés dans rétablissement; où Fon apprend aux jeunes filles ù coudre et à tricoter; où Ton trouve des bibliothèques à Fusage des ouvriers; où des récompenses sont distribuées aux enfants qui fréquentent les écoles du dimanche; ou sont organisées des sociétés de sifcours en cas de maladie ou d^accident* (page 4 Ba). M. Bai nés cite, entre autres, les efforts pbilanlhropiqucs de 3 Æ, Ashton, qui emploie douze cents ouvriers à Hyde, comté de Chester ( page 447 )*

Note 37^ (Page aagO SalûucentÉnt du Noi'd ÿt du Sud^

On a toujours eu soin tle balancée j autant que possible ^ le notiabre des États sans esclaves par celui des États à esclaves. Par ce moyen, l’une des deux Chambres, le Sénat, serait divisée exactement entre les deux intérêts. En 1789, sur treize États, six admettaient

l’esclavage.En 1792, le nombre des États était de seize également

partagés entre les deux régimes ; mais ce ne fut que pour un an. En i8oa, il y eut dix-sept États, dont neuf sans esclaves. En iSi=, la Louisiane vint rétablir la balance. De 1816 à 1819, quatre États furent admis, l’Alabania et le Mississipi avec des esclaves, l’Iodiana et l’Illinois sans esclaves. En 18ao, le Maine, qui n’a point d’esclaves, fut détaché du Massachusetts et élevé au rang d’État ; mais il fut suivi, en 18II, du Missouri, qui a des esclaves. On a reçu en iS 3 G, au

Nord, le Michigan, et, au Sud, l’Arkansas. Ensuite viendra le tour

de la Floride, qui a des esclaves, et du nouveau Territoire de Ouiscousin fi)qui u’en a pas, 11 faut observer que l’État deDclawarc, où la loi reconnaît l’esclavage, peut être considéré en fait comme un État sans esclaves, et est souvent compté comme tel.

On peut «marquer que le Président a été presque toujours un homme du Sud.

(0 II* a ité orfianisé Èi partir du 4 juiltet i 836 i il est situé au nard de l'Btat d'UIiuvîs.

Si le Texas était incorporé k I^Union et qu’il format deux ou trois États, il serait difEcile de njamtemr l’équilibre en faveur des Éuu sans esclaves.

Note 3 a. ( Page a 33 . )

I>e ia population des Étuls-Unis,

Je vais présenter ici divers tableaux relatifs au mouvement de la population de T Union américaine.

TABLEAU de la popidatioa des États diaprés drif^ reeetisemetiis.

ÉTATS

îVîaiiie, , , . .

'V.-Hampsbir Vürinont,. .

Ma-isachiisett miodedsiûiid [îonnecHtut.

Nevv-Tork, .

New-Jersey.

Pensylvanie, Oeftjware >, , Maryland. . , Virginie. . . .

C^rotioG du IN.

Caroline du S, Géorgie. . . , Alabama.. . , Vïississipi, , * F.otiisiane. * , Tenne.^sée, , .

Kentucky. , , Oliio., . * . .

Ictdjena. . , .

niinoL'i * , . .

Misïourî, , . , I 3 is 1 r. Frdérab Ter. de Floride T. de Michigan T. d’üikaasas. ;

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