Delaware
Michigan. . . , .
■Moyenne , , .
ag 1
Arkansas a. * , .
Dist. Fédéral a. .
ii3
(t) T compris P Arkansas*
Moyenne, * , , .
Les esclaves qui figureot dans la population des Etats dont la Constitution ne reconnaît point Tesclavage, sont très peu nombreux >
( t) Leai^ne <! indi([ii,c les Etats où EesclAvagie fst rfcontiun
If OTES.
Ce sont les restes de la populalian esdave qui y existait: autrefois et quti vit aujourd'hui dans une espèce d^élat de servage; ou ce sont des esclaves qui avaient été introduits dans ces Etats avant qu'ils ne fussent orgaoisés. .Ce dernier cas est celui de l’Indiana et de riUinoiSj par exemple.
On pant remarquei' que les Etals ou l’on oüîiive le coton figurent dans les premiers rangs sur ce dernier tableau; ce sont rAlabamaj le Mïssbsipij le Missouri, le Tennessée^ la Géorgie.
Il pst digne d'alteiition aussi que, quoique Ton exporte des esclaves en grande quantité des anciens Etats filu Sud, yU’ginie, Caroline du Nord, Maryland, la proportion des esclaves y est en progrès, excepté ,dans Je Jfjlaryland, d’où rcselavage tend àjdi s para lire ainsi que de Delavvare. Le Nües" appelait dernièrement (i 3 février
f 836 } les réflexions des Américains sur ce fait que, dans renseinble des cinq Etals de Virginie, Maryland, Géorgie et Carolines, de 1790 g iS 3 o, la population blanche avait augmenté de ï8o p. 0/0 et la popuïatiûJi noire [ Ijbre pjü esclave) de p. 0/0.
Note 39. ( Page )
ri^tnjiinçip^twTi des e^cl^çes,
La .loi anglaise cîe iS 33 stipulait que, le aoiit ïS 34 j le& poirs (^yiendraîent apprentis? et ne seraient plus tenus qu’à quarante-cinq Ijieures de travail par semaine, soit sept heures et demie par jour pendant six jours, l/qppr^riphsage finira Je i^'*a|OÙt fB4o pour les esclaves des dàamps, et le août i 838 pour les esclaves des villes ^ fps ouvriers et Jes domestiques. Â pa^'lir des /époques fixées^ les es- ^aves seront des trçivaiileurs Jjbres. Tous les enfants qui naîtront postérjeuremjent à la date de la loi seront libres. Une somme de a.o,00.0^000 Ijv, st. ( 5 oo,oqo,ooü fr. été allouée pour indemniser l,Ê$ propriétaires d’esclaves. L’indemnité, à raison de ySojOOO esclaves^ perait de 667 fr. par te te dej nègre de|tontf[âge et de tout sexe. En supposant le raêipe chiffre, ce jseraii, pour les a millions et demi d’esjclaves qui|e3dsie»t dans les Etats-Unis, 1,667 Juillions. L’indemnité, aq taux 4^ 5 00 fr,, par^^ête ,;couterai,t' aujourd’hui ii^^o millions. Pour'que le gpuvejcnernent fédéral ' fit ce,tLe dépense, il faudrait que les idées généralement reçues en Amérique, sur les limites de raction de ce gouvernement, tussent radicalement changées.
Note 4 o* ( )
Dégradüthn des gens de covieur llèi^s.
4iï
Voici un extrait du premier rapport de la Société deg prise^us ( Prhan. Discipline Sûcieij ) ^ Ciui mo ntre quel est le degré d’aUjaction où sont réduits, aux États-Unis, les gens do couleur libres :
H La population du Massachusetts s'élève à 5 a 3 ,ooo habitants, la population de couleur à poîns de 7,000. Le nombre total des condamnés est de 3 i 4 ' celui des condaninés dérouleur, de 5 o; c*est-*à-' dire que les hommes da couleur forment 1/74"^ de la population et environ r/6* du nombre des condamnés,
■ Dans le Connecljeut, la population totale est de 27^,000; la population de couleur s’élève à peu près à 81000 ; le nombre entier des condamnés est de 117, celui des condamnés de couleur de 3^ ; ce qui donne, eu hommes de couleurs ï/ 34 “ delà popuiaiion totale, et i/ 3 des Condainnés.
« Dans ïe Vermont, la population totale des gens de couleur est de QtS seulement, dont 34 sont au Pénitencier.
O La population entière de l’Eiaide New-York est de 1,373,000 ; la population de couleuTj de 3 ^,000^ le riopihre total des condamnés dans ïa prison de TÉtat, qui est située dans la ville, est de 637, dont i 54 de couleur; ce qui fait, pour les gens de couleur, ï/ 35 *
de La population totale, et environ 1/4 des condamnés.
« La population de New-Jersey est de 277,000, dont 3o,ûoo personnes de couleur ; nombre total des condamnés, 74 : condamnés de couleur, 34; c’est-à-dire que i/r 3 e de la population appartient à la classe de couleur, et que i /3 de condamnés est de cette classe.
« L'État dePeus)lvanie piéseple une population de r,o49,ooo; la population de couleur y est de 3 o,ooo. En i 3 t 6 , le nombre total condamnés était de 407, celui des coodaiiu^iés d<2 couleur d& ^7^1 i Pn 1S19, nornhie total des condamnés, 474 i condamnés 4^ couleur, 16^; ce qui donne pour les gens de couleur, i/ 34 « de la population toiale, et plus de i /3 des condamnés. ^
Dans un discours à la Société de Colonisation de Kentucky, 3 VL Clay a dit i k Les vices des hommes libres ne proviennent point ^ d'une dépravation inhérente à leur organisation naturelle, mais
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« bien de leur situation malheureuse. Les rapports sociaux consti-^ V tuent un besoin que les hommes tendent à se procurer par toutes t* leurs facultés. Ces rapports ne pouvant être établis, pour les noirs « libres, dans les classes honorables de la société, ni même toujours « parmi eux* ils se mêlent aux esclaves et aux gens les plus corrompus « et les plus dégradés parmi les blancs. La corruption et tout ce qui < en résullc d’attentals contre la société, sont les conséquences d*une ■ï pareille existence. Les propriétaires d’esclaves qui ont dans leur x voisinage quelques familles de gens de couleur libres, savent corn- « bien le contact en est pernicieux. Les registres judiciaires, princiv paiement dans les grandes villes, présentent des témoignages ef-* « frayants du nombre disproportionné des crimes commis par les « individus de couleur libres. Le danger de leur accroissement dans a les villes est devenu sérieux, et appelle un remède efHcace. On Ta <j? si vivement senti à Cincinnati, que Ton a cru devoir y recourir « à la mesure rigoureuse de l’expulsion de tous ceux des gens de « couleur qui ne pourraient offrir caution pour leur bonne con^ ■ duite. a
Note 4 t. (Page aS 3 .)
l’Escîatfage dans les
On s’étonne de ce que Tesclave et rhomme de couleur libre soient, dans le Sud deTUnion, soumis à une législation beaucoup plus rigoureuse que dans les colonies qui dépendent d’une monarcliie absolue, comme Tîle de Cuba, et de ce qu’il soit, par exemple, défendu, sous peine d’amende et de réclusion, d’apprendre à lire et à écrire à l’un oa à l’autre. Le contraire serait bien plus surprenant. Si, dans un pays où la liberté est ijlimitée pour les blancs, vous avez une fois reconnu l’esclavage, vous ne parviendrez à le maintenir que par une législation de fer ; vous serez obligé de mettre le noir dans l’impossibilité de lire, car s’il pouvait lire vos eonslilutions et vos déclarations des droits qui commencent par ces mots; « Tous les hommes sont de droit naturel libres et indépendants^ « comment ne seraildl pas en conspiration permanente contre vous? Il est juste de dire que si aux États-Unis les esclaves sont dégradés intellectiiclleTiient et moralement, ils sont traités avec humanité sous
ÎTOTES*
le rapport matérieL Les esclaves ici sont moins surchargés de travail, mieux nourris et mieux soignés que la plupart des paysans d’Europe. Leur état de bien-être est attesté par la rapidité avec laquelle leur race pullule.
Note 4 ^- (Page i 44 . )
procès de^ Ificendialre^ du couueni des Ursulînes^
L 1 ntolérance d’une partie de la population protestante voyait de très mauvais oeil un couvent d’Urstiliues établi à Mount-Benedict^ dans la commune de Charlestown, faubourg de Boston. Ces religieuses se consacraient à 1 éducation des jeunes dlles, et beaucoup de familles protestantes leur avaient confié leui’S enfants.Tout prouve qu elles n étaient nullement dévorées de prosélytisme. Au commencement d août 1 834 ? le bruit se répand dans Charles town qu^une Jeune fille, Tune dis sœurs, est retenue de force dans le couvent. Les je/erf/ïie/i (conseillera municipaux) s’assemblent; cinq d'entre eux se rendent au couvent et le visitent de la cave au grenier, voient la religieuse qui est dépeinte comme une victime delà discipline catholique, et s'assurent qu’elle est dans le couvent par Telfet de sa libre volonté. Ils en poiiem publiquement témoignage. Cependant, le soir du tt a O fit, le couvent est entouré, puis assailli par une poignée de bandits, à la têîe desquels se distinguait le nommé John Bu3:>.ell, brîquetier, homme connu par sa brutalité. Les sœurs sont chassées violemment ; tout est livré au pillage; les tombes des morts sont ouvertes. On met le feu au couvent, iï brûle à îa vue des seiectmeu; les pompiers de Boston accourent; la populace les empêche d'ap^ procher, et les repousse de vive force-
Divers hommes pris en flagrant délit sont arrêtés, entre autres Buz^eil; on les juge en i 835 à Boston. Les témoins n'osent pas déposer, une influence mystérieuse a changé leur langage ; le ministère public, qui avait d’abord demamlé inutilement la remise de l'affaire jusqu'à ce qu'on eût pu éclaircir les menées qui avaient provoqué l'attentat, plaide enfin la cause de l'ordre avec une généreuse indignation. Tous les accusés sont acquittés à l'exception d’un pauvre jeune homme nommé Marcy, qui est condamné 4 quinze ou vingt ans de réclusion; mais l'opiDion publique oblige bientôt le
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vice-gouvÈfneftr de l’État à lui faire grâce. Bozzell et Kelly, l’un de ses compUcea. deviennent des héros ; on les porte en triomphe, des listes de souscription circolent à leur profil. Les religieuses adressent une pétition à la législature de Massachusetts, afin que l’État les indemnise des pertes que la force publique a laissé consommer; les citoyens les plus éclairés de Boston s’interposent chaudement en leur fiiveuc; la Chambre des Représentants repousse leur demande à une immense majorité. L’anniversaire de l’incendie arrive, et les habitants de Cbarlcslown le célèbrent comme un jour de gloire; ils organisent un tir dont le but doit cire un tableau représentant la supérieure des Ursulines. Les Weetmen parviennent à faire supprimer le portrait, mais non la cérémonie. Enfin, pour mettre le comble à tant de violence et d’impudeur, on a vu, en iSSC, deux des incendiaires demander une indemnité à la législature pour le mal qu’ils avaient souffert à l’occasion do procès. Le comité c hargé d examiner la pétition revint avec un projet de loi à l'eflet d’accorder a chacun de ces deux misérables une somme de 5oo dollars : pour l’honneur du Massachusetts, je dois ajouter que le bill a été rejeté a la secoacle lecture.
Note 43* (Page ^450 jiutorké^ mmiclpaUs.
Dana les grandes villes, îe conseil miinîcipal est ordinairement partagé en deux corps, par analogie avec le système des deux chambres* A New-York il y a les atdermen et les asshimt-ahlermsfi. A Pliiîadelpbie il y ^hselect-comcd (conseil choisi) et le common-councU (conseil mniiicjpal). La répartition des pouvoirs est faite très diversement entre ces deux corps dans, les diverses villes. Dans certains cas déterniiiiés, ils se réunissent en une seule assemblée. Ils soiit élus par quartiers, comme nos oonsefUers municipaux, et généralement pour un an. A New-York il y a quinze aldi^rmen et quinze njîsista¥it--aldetmm\ dans les villes moins populeuses, ils sont moins nombreux* Leurs fonctions sont gratuites, excepté dans quelques villes où ils remplissent tes fonctions de juges de paix, et où ils ont des signatures à donner J à ce titre ils reçoivent des honoraires du public qui s'adresse â eux \ à Philadelphie, ce sont des places assez
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lucratives* Ces conaeils adminîstient k commune comme la législature admitiistre TÉtat, Leur autovîté est plus étendue que ne Test celle de nos conseillers municipaux- Dans certains cas, ils exercent des fonctions judiciaires assez importantes^ ils siègent comme juges à ïa Cour du maire {Mayar s CouH). Les villes (chien) ont ordinairement un maire qui est le pouvoir exécutif de la commune, L’autoiilé du maire est beaucoup moindre, reUiivement à celle du conseil rounicîpa!, en Amérique qu^en France, Il est salarié dans Ici grandes villes, à New-York, à Philadelphie, à Baltimore, à la Nouvelle-Orléans, etc, Lemaire est élu tantôt par les citoyens, tantôt par te conseil municipal. Dans l’État de New-York, la ville de New-York est la seule où les citoyens nomment leur maire*
Le pouvoir exécutif, réduit commé il Fesi, ne résidé pas tout entier entre les mains du maire. Il est généralement partagé entre le maire et le recordev. Les fonctions de ce dernier sont particulièrement judiciaires et de surveillance. Les péîsons et hôpitaux sont spécialement dans ses attributions. Il est salarié comme le maire, et il est élu de la même manière. Dans ïa ville de New-York cependant il est nommé par le gouverneur et le sénat de TÉiat. Ce fonctionnaire a de fanalogie avec nos ci-devant procureurs de la commune, '
Le nombre des villes {chies) est peu considéirâble. Oh n’en accorde en général les prérogatives qo’éux populations de ia,ooo à i5,ooo âmes. Dans tout l’Élal de New-York il n’y a que neuf villes (ciiL). Il y a un plus grand nombre de ■eiUages, qui sont de petites villes, avec un gouvernement pourvu de moins de prérogatives que cela des villes. Tout le reste est assimilé aux communes rurales. Celles-ci sont gouvernées par un consélt municipal, assisté de divers magistrats spéciaux, pour les écoles, les pauvres, les routes, les clôtures des champs {fenCes^)
Le gouvernement des localités varie d’aîlleurs beaucoup aiec les États.
Dans le Sud, les communes rurales n’existent pas, il n’y a que des comtés (i).
[tJ Voir note 14.