HOTE
el les villes ont d’autres revenus qui proviennent soit de capitaux accumulés, soit de terrains, emplacements , actions dans les entrer prises, revenus qu’il n’est pas possible de çonCondre avee les impôt?,
En France, la somme totale des voles et moyens, pour Taïmée 1837, peut êtra éva-
t,010,000,000 fr.
luée à.
Les octrois, pour toutes !es communes du
65,opo,aoû
royaume , donneront environ (i)»
Les impôts départementaux (a)*
royaume,
ïjiSojOOpjOqo
Total des impôts du rqyiiuuie,
Soit, à cause des Dmbslpn(&,
Le là U faut déduire corpmc représentant des dépet^ses fictives ou cornue proYenaat d’autres sources que 4^ Timpot (L-
Il reste pour le budget réel du pays* t,060,000,000 ir.
Ce qui, pour une population de 33,3o0jO00' habitants, donne une taxe de 3a fr* par tête*
(r) Ils ont donnée eti tSÎS* aux ooninfiunea , 56,57T^oot> ff.
(^) En i 5S2, iU de S6,774,aao fr-
|3] SiiVùir î
1 “ itéEMUf divers, — Eevcnus «t pris de ventes de domaines PDiDiines et bais en^^ges etéctangés
Intér^is de la oî’sance swï f Espagne* ï353.4,000
PrélèveinentEurlesbcnéEcesdelacaisscdesdÉpdtsetçonsigüütions. i,Qoa,oCKq
Recouv renipiit^ sy sr a va pce.*t à Tî n d iistrie ^, îoo,oo 0
2*t PercfpitJjn ficiifs. — Dégrèveinenia , retnbourseinents, non-valem’s et
dra’Hf b acks- i a ,4 ï s i
Dépvrtîçis JtciiveSt X^^bacs feiploitsUionJi ’
, / J 1, î, 34 i: 3 oo
Poudres
En outre, cinquan^p mîlîiaTis de fondb do l'ainortissenient ne TeçniiveTit pas leur deilinqtlnti. Sur çetle somme, une irentaîno de inîllions sert à pîiypr leb 4r pen^ps extraoï dinaires* Il reste une vingtaine dn
îDillions qui sont capnlalises ; ci
Total dédiiÏL’e.
îfOTES-
On a beaucoup agité, il y a quelque temps, la question de savon St les États-Unis étaient plus ou moins imposés que la France, C"est une question qui est susceptible d’être envisagée de divers points de vue. Les systèmes d'impôt des deux pays se ressemblent très peu. Les impôts sont beaucoup moins multipliés aux États-Unis que chez nous, et ils sont répartis auLiement- La population des campagnes J c’est-à-dire l’immense majorité, paie moyennement en Amérique la moitié à peine de ce qu’elle pâte en France, Au contraire, la population des grandes villes y paie à peu près autant que che^uous, Paris excepté,
La disproportion entre les deux pays devient bien plus grande, si, au lieu de compter les impôts en argent, on les évalue en journées de travail, ce qui est la méthode la plus rationnelle. Le prix de la journée d'un manoeuvre étant triple aux États-Unis de ce qu’il est chez nous, et toutes les existences étant à peu près dans te même rapport, il s’ensuit qu’aux États-Unis la taxe de i 6 à iS fr,, qui représente ta moyenne générale, ne grève la population que comme um taxe trois fois moindre chez nous , ou de S à 6 fr. En France, la taxe moyenne de 3 a fr. représente vingt-six journées de travail à I fr, a 5 c. Une taxe de 17 fr, représente aux États-Unis 4 journées ip de travail à 3 fr, 7^ c.
Il est vrai que, chez nous, toutes les dépenses sont comprises au budget. Toutes nos taxes, depuis celles de fËLat jusqu’à celles des communes , déduction faite des charges qui ne sont qu’apparentes, montent à un milliard 60 millions. Aux États-Unis, un grand nombre de frais sont supportés par les individus, et les associations et ne figurent point parmi les charges publiques. Sur presque toutes les routes, un péage est perçu. Les cultes soot salariés par les bdèles. Ue là, des dépenses qui, pour les riches , sent très élevées. J’ai dit ce que coûtait le culte. J’ajouterai qu’tl y a tel pont de bois dont le péage,pour une voiture à quatre roues, est d’un dollar.
Il importe de remarquer surtout qu’aux États-Unis le revenu public, au moins dans les ÉtaU particuliers, est employé presque en totalité productivemenl, en entreprises utiles, travaux publics, écoles, améliorations diveines. Il n’y a plus de dette fédérale. La plupart des Étals et des villes n’ont que des dettes modérées, les Ibnctionnaires n’ont droit à aucune pension, et l’armée des Étals-
ITOTES.
Ujiïs ne se compose que de 6,000 hommes (1) et d^uoe escadre, tandis que plus de la moitié de notre budget (630 millions) sert à soïJer la dette publique, les pensions, et Tarmée de terre et de mer. Nous ne pouvons songer à rétablir complètement la balance en notre faveur, puisque nous ne pouvons faire banqueroute ni licencier nos soldats; mais nous dJininuerïons notre désavantage (ceci semble paradoxal , et pourtant c'est exact), sî nous ajoutions au budget une centaine de millions qui seraient employés en améliora-^ tiens productives.
Le service militaire est aussi une charge publique, quoiqu'il soit difficile de 1 évaluer en argent. Cet impôt, le plus dur de tous, comme on Ta dit, enlève au travail, en France, un homme sur 80 habitants, et, aux États-Unis, un sur a, 3 oo. Par Tapplicalion de l armée aux travaux publics, nous pourrions amoindrir cette taxe.
On peut encore signaler entre les taxes |péricaincs et les taxes françaises, les deux différences suivantes qui me paraissent essén* lielies :
Les taxes américaines, soit en raison de leur assiette, soit par leur quotité, soit parce que les conditions de travail et d'existence sont autres dans l'Union que chea nous, n'écrasent jamais le contribuable , et 'ne le préoccupent pas. Elles n'entravent aucune transaction et «'empêchent aucune affaire. Au contraire, chez nous, l'impôt est d'une pesanteur fort gêuante ; nos droits d'enregistrement et de mutation, par exemple, sont très souvent des causes d'embarras, et même des obstacles insurmontables à Tesprit d'entreprise.
a® Aux Etats-Unis, le fisc craint de se rendre odieux. U n'y existe rien qui ressemble k l'exercice. La surveiliance des préposés des. douanes est libéralement entendue à l’égard des voyageurs. Chez nous, le fisc n'hésite jamais à souinettre les citoyens les plus honnêtes à des mesures vexatoires. Nous avons laissé prendre à notre administration des douanes des habitudes indignes d'une nation civilisée. lï est inexplicable que l'on ait imposé aux Français , qui se croient ie peuple le plus policé de la terre, des règlemeots en vertu desquels, par exemple, leurs femmes et leurs filles sont personnellement visitées et palpées, dans de sales réduits^ par d'ignobles
fï) On Vu récemment & 6 au to.ow.
43o notes.
mé-ères^Ces scandaleuses brutalités du fisc n’ont aucune excuse, car elles ne produisent rien au Trésor, Elles ont pour ubj^ d empêcher la contrebande sur des articles dont, malgré tro.s Ugnes de douanes, la contrebande inonde le marché; et la contrebande, on le sait, est faite en grand par des chiens (t) et non par les poches des voyageurs. Elles sont destinées à protéger des .ndustr.es d ,tne importance secondaire dont les intérêts ne peuvent elrem.s en balance avec la pudeur publique. Dans un siècle ou Ttudivi dualité bumaine a fait tant de conquêtes, ces violations de la personne sont tout ce qu’il y a de plus rétrograde, de plus antipathique aux populations. Ajoutea que si l’on examinait en détail en faveur e qui le fisc agit ainsi, l’on serait stupéfait de la faiblesse du nombre des individus au profit desquels oti a institué ces avtltssantes
pratiques*
^^ote 49' "^99 )
M* Mac-Lean s’est, eu i83S , désisté de sa candidature. Il ayait cûuVplé surks votes d’une parlîe de l’Ouest ; mais les titres milita ires du général Harrisou n’ont pas tardé i édipser dans lOuest les aervices puremeut ciyils de M* Mac-Lean. Il a été directeur^ général dea postes gateml). Il a fait pi^euve^dans cette
fonction, de capacité administrative.
Note 5o. (Page 3o30 FoRctwnnaires de/fend^nt du Pi’dddûfiL
Dam un rapport au Sénat, récemment présenté par M* Calhoun , au sujet de& emplois à la nomination du Président {Êx^ciUivê patro^ nagü) le nombre des agents fédéraux était ainsi établi ;
Agents administratifs et financiers,
Service militaire et affaires des indiens* 9>^43
Marine, ®»499
Postes (a), ^ ^^>9^7
[,) On eiti** 4nB. sut la ftofillÈK du noté, in nombré dts chienà qUi nntMiit annuell,muut nbïtgcïde cunliubauds eelde i à (ioo.ooo; 6 a 7,000 sculemont sont saisis par Isa
douiillioâ. , \ î 4
(a) tftt tiers seulement des sgtAls des postes siHit des directetirs ( postmutitt^ )? les deux
WOTES.
Note 5 i, (Page 3o9*)
Bu perfectionnement ^es ustensUes de ménctge.
Le perfec lionne ment des ustensiles de ménage touche de plus près qu'ori ne le pense à la liberté vraie et pratique ; car il contribue beaucoup à ia liberté dans la maison , qui n’importe pas moins au bonheur du genre humain que la liberté sur la place publique* Tel ustensile a/frunchit les domestiques de tel travail pénible , malsain ou dégoûtant; tel autre permettra à une personne défaire l’ouvrage de trois J et par conséquent en af/ranchim deux de la domesticité. Les Américains du Nord se sont beaucoup occupés de cette liberté. On conçoit qu’elle a une importance majeure là ou un grand nombre de familles vivent isolées dans les campagnes. Plusieurs opérations qui J dans les villes et dans les vieux pays, foruïcni robjel d’industries spéciales, retombent, chez le fermier des États-Unis, à la charge de $a femme et de ses hiles. On fait à la maison le pain , le beurre, le wlnskcy, Je cidre, souvent le sucre au moyen du suc d’érable ; on y file ou Ton y tisse ï étoffé nécessaire aux vêlements ; on y sèche des pommes et des pèches, etc. L’esprit inventif des habiiauîs de la Nouvellc-AngleLcrrc et de leurs descendants répandus partout dans l’Uuion, a’est exercé à imaginer de petites machines pour économiser le temps et la peine des ménagères. Il y en a une fort jolie pour égrener le maïs dont on fait une grande consommation. Il y en a pour battre le lait, opération que ]’on fait faire par le chien de la maison ; il y a de nombreux appareils de lessivage. Il y a même une mécanique pour peler les pommes destinées à composer une espèce de compote de raisiné connue aux États-Unis sous le nom <ïappie~butier.
autres tiers se conipE^ïent princLpaLecnentdes enlrcpreneûTS du transport «t do leura agenls. Tout le service des dépêchés est fait par entreprise. Le directeur-g:énéral ehoisit Jes «ntffipreuËurs sûus aa respensabiJiléj sur le vu dé souitiissiDiis iadivlduelles [pr^poinh ).
TABLE DES MATIÈRES
Avis du t'ÉDjTEüR.
lïf OCRODUCTIO Jî.
Marche de noïre dvilisalioD sur le globe. — Givilisatïons de rOcddeet et de rOrient,—Du contact prochaîri des deux cLvillsàtïons.—Les Arabes placés entre les deux civilisations.—Mouvements.vers T Orient de la civilisation occidentale. —Les deux roules de l’Orient ouvertes aujoüixrhüi.^Lcs trois types de rEurope.^ Europe latine, Europe teutonique, Europe slave.—Caractère mixte propre à la France et a TAutriche. — Du rôle que peut prendre la France. ^ Emprunts qu’elle doit faire à la race angîo - saxonne de l’Ancien et du Wouveau-Honde,
LETTRES