‹ LETTRES SUR L'AMERIQUE DU NORDChapitre 17 sur 31 · MM · texte numérisé non relu

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Mtat de V Instruction primaire dans les divers Étais,

Tous les États ne sont pas aussi avancés que celui de New -York. L'instruction primaire n'est très-florissante que dans les six États de la Nouvelle-Angleterre et dans celui de New-York. Tout le monde y sait lire et écrire. Le jeune État de l'Onio a cependant , lui aussi , une bonne loi sur cette matière ; mais la population y est encore trop clair-semée pour que l'organisation des écoles y soit possible partout. Dans les Étals du Sud, l'éducation primaire a été assez négligée , jusqu'.à présent, même pour les blancs ; cependant tous ou presque tous les États ont un fonds spécial pour l'enseignement primaire. Le congrès y a pourvu pour les jeunes États de l'Ouest, en disposant en leur faveur, à celte lin spéciale, d'un trente sixième des terres publiques, une section par township (1) ; mais cette donation du congrès n'a pas encore reçu partout sa destination.

L'État de Pensylvanie est l'un de ceux où l'instruction élémentaire est le plus arriérée, quoiqu'il possède un fonds destiné à cet usage, presque aussi considérable que celui de New-York(2 millions de doli .). En 1 834, la légiste t ure de l'Éta t passa une loi analogue à celle de l'État de New-York pour organiser définitivement les common-schools. Celte loi , à raison des taxes qu'elle établissait, rencontra une opposition assez vive, surtout dans les comtés où la population allemande domine. Dans le comté du Schuylkill, par exemple, les élections de la fin de l'année eurent lieu aux cris de No bankl No schools! (à bas la Banque! à bas les écoles !) Cependant, tout compte fait, sur 200,000 électeurs qui existent dans l'État, il ne s'en trouva que 52,000 qui, dans le vote spécial ordonné à cet effet , se prononcèrent contre

(t) Voir note 26, tome l.

la loi. En 1836, la loi a été modifiée. Le nouveau bill statue qu'une somme de 200,000 doli. (1,067,000 fr.) sera répartie par l'État, en 1837, entre les localités. Celles-ci auront à fournir une somme au moins égale à leur quote-part. Sur ces 200,000 doll. , 100,00Q proviennent de la banque des États-Unis. La somme dont la loi de 1854 ordonnait la distribution entre les localités n'était que de 75,000 dollars. (400,000 fr.)

En outre des écoles primaires, les États-Unis ont les écoles du dimanche, ainsi nommées du seul jour où elles soient ouvertes. Elles se tiennent habituellement dans des salles dépendantes des églises et entre les heures des offices. Les professeurs sont en général des jeunes gens des deux sexes des familles aisées ; les élèves sont les enfants des classes pauvres. L'enseignement y est particulièrement religieux.

Il existe aux États-Unis une association appelée V Union américaine des écoles du dimanche, centre de toutes les sociétés des écoles du dimanche, dont l'objet est de répandre, de généraliser ces écoles et de faire circuler des écrits y relatifs ; moyennant 3 dollars par an de cotisation ou de 30 doll. une fois payés, on devient membre de cette société. Il parait, d'après un rapport qui vient d'être publié , que, dans tous les États de l'Union, il existe 10,723 écoles du dimanche, ayant 92,872 maîtres et 624,554 élèves, et que dans Tannée 1834 l'augmentation a été de 705 écoles, 4,667 maîtres et 33,847 élèves. Les recettes ont été de 499,620 fr. (92,348 doll.) et les dépenses de 487,610 fr. (91,427 doll.}.

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