‹ LETTRES SUR L'AMERIQUE DUR NORDChapitre 25 sur 47 · II. a · texte numérisé non relu

II. a

Note 1. (Page 7.) Des premiers voyageurs français en Amérique,

Voici commeat un écriv«in amértcaîD, qui a longtemps Imbiié l'JËtat d'Illinois et qui a recueilli ians toutJ'ouestilesâeuYenirs laissés par les jEcancais, a dépeint leurs «xpéditioDS :

« Les Français ^, ies premiers, explorèriOBt ies Uallesjâves du Mississipi

et des fleuves qui alimentent }t Père des eaux, crurent «Talr découTert un paradis terrestre. Enchantés de cette contrée si vaste et si fertile, il» parcoururent en tout sens les immenses prairies et s'abandonnèrent sur leurs Miques l^gtees aux flots de tous les courants qui arrosent la grande vallée. Partout leur abord aimable leur valut un bon accueil. Leur humeur joviale et bienveillante leur concilia même le guerrier indien, dont le caractère ombrageux était désarmé par la franche gaieté de ces étrangers. Partagés en petites bandes, dont chacune avait «on objet distinct, ils poursuivaient leurs buts divers, sans avoir besoia de se concerter et k peu près sans avoir k combattre. Celui-ci courait après la richesse, cdni-lè après la gloire. L'un voulait découvrir d'es régions aeuvelles, celui4à ne voulait découvrir que des nouveautés d'histoire naturelle. Ici un philosophe désirait observer l'homme dans l'état de nature, là un missionnaire brûlait d'annoncer la parole divineÀ une population païenne. Le plus grand nombre erraiei^ sans soucia travers cette teireflouveUe et cette nouvelle race, s'abandonaant à leur curiosité, Masasiant et ravivant low à tour leur soif d'aventures, en ne draaandaat que de fiialches et piquantes sensations pour {ffix de leurs labeurs.

« Jamais les aveaturieis d'aucun peuple ne s'avancèrent si loin et avec

autant d'intrépidité dans l'inAérieur de pays inoonans;. ht» premiers patnavdussde la Nouvelle- Angleterre ne purent fsasKAik d'atroites limites smr la stérile cèle de l'Atlantique. Les fondateios de la ¥i«ginie ne fanent qu'an peu plus heureux. Le brave amiral Raleigh put à peine déposer sa «atonie sur k o6te de 4a itealiae du nord. L'infatigable Penn lui-même, plusieurs années apiès l'italilifBenMnt et la colonie pensylvanienne parle de la Delaware iDomme d'nn «^lort^iMB fieuoe, umis il n'en connaît ni le cours ni les sources. Les efforteides voyi^urs anglais pour péné> trer dans l'intérieur de l'Afrique échouent malgré i'appàt offect à ieur ambition et à leur soif de l'or. La force seule, la mousqueterîe -et le canon .eumârent rAméiique du sud aux Espagnols ; aas», en lisant les aventures des Fraacaw dans ce contaent nouveau, nous ne pouvons nous défendre d'une surprise qui va jasqu'è l'incrédulité. De petites troupes ei même des individus isolés eaploraient les rives du Mnt- Laurent et l'imposante ceinture des lacs ses tributaires, au milieu des plus fécaces peuplades indigènes. Le continent de l'Amérique du nord était encore sanvage «t l'on était encore à disputer qui aurait l'hosmenr de le conquéchr, que déjà les missionnaires français remontaient le Mississipi, depuis son embouchure jusqu'aux cataractes de Saint-Antoine, sur une distance de douze cents Henes, et axploirueni ses puissants tributaires, l'Arkaasas^ l*(M% la Wabash^i'JUînois; aon-isettlement

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ils accomplissaient des voyages qu'ils faisaient imprimer et qui acquéraient ainsi date certaine, mais ils étaient reçus avec hospitalité et traités avec respect. Pour eux on cuisait la bosse du bison, et des troupes déjeunes filles faisant cercle autour d'eux pendant leur sommeil, balayaient l'air au-dessus de leurs têtes avec les plumes dorées du perroquet, pour empêcher le sommeil de l'homme blanc d'être troublé par la piqûre de l'irrévérentieux moustique.

« Les expéditions françaises étaient généralement accompagnées par des

missionnaires, gens lettrés et souvent d'un grand savoir. Autant qu'il est possible de les juger aujourd'hui, ils étaient profondément livrés à leur œuvre évangélique. Bien différents des prêtres espagnols dont la soif du sang ne peut être comparée qu'à leur soif de l'or, et qui étaient les plus ardents k subjuguer ou k exterminer les Indiens, nous les voyons invariablement s'appliquer k gagner p^r la douceur la confiance du sauvage et à lui faire aimer les arts de la paix. Ils ne s'écartèrent de cette politique que pour autoriser l'armement des sauvages et leur participation aux guerres contre la France et l'Angleterre, participation qui n'était pas moins recherchée de l'autre côté. »

{James Hall, Sketches ofhistory, life andmanners inihe West,)

Note 2. (Page 11.) Construction et dépense des bateaux à vapeur de l'ouest.

Les bateaux à vapeur de l'ouest, sont à haute pression, de 6 à 8 atmosphères. Les chaudières sont sur le pont, k l'avant. Le cylindre vient ensuite; il est couché horizontalement sur le pont. Il y a deux roues de côté. Autrefois l'on employait fréquemment une seule roue à l'arrière Istem-'Wheel), La tige du piston agit, par l'intermédiaire d'une bielle, sur la manivelle qui meut l'axe des roues ; il y a un volant. Il n'y a qu'une machine par bateau. Les pistons ne sont pas métalliques, ce qui entraîne nécessairement une grande déperdition de force, mais ce qui rend les réparations faciles, circonstance importante avec des mécaniciens peu entendus.

Ces machines sont d'une construction extrêmement simple et coûtent fort peu. Pour les plus forts bateaux, leur prix est de 60,000 à 70,000 tr. Les machines des bateaux de poste à vapeur du gouvernement français dans la Méditerranée, coûtent près de 300,000 fr. Les plus fortes machines des bateaux de l'ouest, ont des cylindres de 30 pouces angl. (0 mètr. 76) de diamètre, et 7 pieds anglais (2 mètr. 13) de course de piston. Elles sont susceptibles d'agir par expansion.

Ces bateaux consomment beaucoup de bois; les grands bateaux, dont la coque a 50 à 52 mètres de long sur le pont, 8 à 9 mètres de large, et 2 mètres 50 à 3 met. de profondeur, et qui portent huit chaudières de 7 mètres de long, sur 75 A 90 ceotimètres de diamètre/brûlentl 1/2 à 1 3/4 corde (5 1/2 à 6 1/3 stères) par heure, à raison de 2 1/4 doU. la corde (3 fr. 40 c. le stère). Il est rare qu'ils fassent quatre lieues À l'heure même en descendant.

Dans l'est, un bon bateau à vapeur de 55 à 58 mètres de long, avec des chaudières en cuivre, qui sont nécessaires pour résister à l'eau salée, coûte 375,000 à 400,000 fr.. y compris les aménagements. La coque est faite par les charpentiers à raison de 160 francs par tonne de capacité, ferrures non comprises. La machine, quand il n'y en a qu'une, coûte 65,000 à 80,000 firancs, non compris les chaudières. Le North- America a coûté 100,000 doll. (533,000 francs). Un bon bateau, bien soigné, dure, dans Test, douze k quinze ans.

Les bateaux de l'est sont des bateaux très-rapides et très-sûrs. Depuis quelques Ignoée^, ils ont reçu beaucoup de perfectionDements, dus principalement à H. R. L.

HOTES

Stevens, de New- York. Us font jusqu'à 6 lieues à l'heure daus l'eau à peu près dormante ; ils ne transportent guère que des voyageurs. Leur longueur la plus ordinaire est de 55 à 58 mètres; leur largeur est de 7 A 8 niètres, sans compter les platesformes latérales ; leur tirant d'eau de 1 mètre 20, à 1 mètre 50 sur les fleuves; de 2 mètres k 2 mètres 70 dans les baies, ou bras de mer. Le North-America a 73 mètres 80 de long, 9 mètres 15 de large, et avec les plates-formes, 19 mètres 20 ; sa coque a 2 mètres 70 de profondeur, et son tirant d'eau est de 1 mètre 50.

Les bateaux de l'est sont à basse ou moyenne pression (1 atmosphère) : leur cylindre est vertical ; ils ont souvent deux machines. La vapeur y agit par expansion . La course du piston y a été portée jusqu'à 3 met., et 3 met. 35 (10 et 11 pieds anglais). Le diamètre de leurs cylindres est considérable ; il y en a qui ont jusqu'à 1 mètre 65 {VOhio, le De JVUt Clinton), Us consomment, dans les grandes vitesses, 7, 8 et même 9 stères par heure.

Aujourd'hui, les bateaux à vapeur d'Europe sont presque tous à basse pression et sans expansion. Pour employer la détente de la vapeur, il faut avoir des cylindres très-hauts; les constructeurs européens craignent qu'alors le navire ne soit mal assis et sujet à chavirer. Ils ne donnent pas au piston plus de 1 mètre 20 à i mètre 50 de course.

Nombre des bateaux à vapeur des États-Unis.

Je dois à l'obligeance de Thomas Smith, register de la trésorerie de Washington, le tableau suivant indiquant le nombre et le tonnage des bateaux à vapeur de chaque État et territoire de l'Union, au 31 décembre 1834.

Tableau de$ bateaux à vapeur des Ètatt'Vnii.

ÉTATS

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