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violents fureit prononcés, «t où le juge Edwards fut brûlé en elDgie ; moto VutH o inca son eiécution. Lt loi de l'Eut de New-York diffère de la nôtre, en cq qu'cDe laisse chacun libre de travailler. Elle ne punit la coalition qu'autant que les coaliséft fstendent obliger d'Mires ouvriers à ne trayailler qu'au prii por eux détenamé^ «I >qu'ama»i qu'à cel égué l'intenllon a été suivie d'effet.
Note 26. (Page 104.)
Iki ucUs religieuses avLX ÈtaiMJnis,
Les États-Unis ont innové en rdigion comme en politique. Les diverses sedes anglaises, en passant del'andea monde dansie nouveau, ont changé de caractère, de discipline, et plus encore de proportions relatives.
Aux Euts-Unis, la plupart dcsseotes pratiquent les rmmàU (revifications)^ ayant pour objet de réchauffer ie aâle religieux. Un rtvival comprend des prières en oanmun, des sermons, des ceaférenoes, des réunions prolongées^ des ivisitcsà dovieile. Cest quelque cbûfie<d'aBalofue'ànos missions intérieures.
Les églises américaines 'Offireot un reflet des institutions politiques du pays. Les ministres y sont beaucoup plus dépendants des fidèles que partout ailleurs. Ils sont choisis et môme révocables par eux. La dépendance est [dus ou moins absolue, sdon les diverses sectes. Elle est beaacoup plus considérable chez tes congrégationalietes, dont les églises sont isolées les unes des autres, que chez les antres sectes où l'on reconnaît j^us ou moins une autorité supérieure, telle que cdie des synodes et de l'assemblée générale chez les presbytériens. Les méthodistes, ayant peu an point de ministres à poste fixe, ont éludé ies difficultés qui xésultent aiUeurs de -la situi^on précaire des ministres.
En outre des ministres ou pasteurs, il y a dans les diverses sectes d'autres fonctionnaires ecclésiastiques. Presque partout il y a des oneieiw [Mwê) qui participent au gouvernement spirituel des églises, et des diacres (deoeotif) qui sont qiécialement chargés de l'administration de leurs ressonrces temporelles. Chez les congrégationalistes et les baptistes, les fonctions d'unottftis «t de diaeru sont réunies aur la tôto des diacres. Les ministres baptistes portent le nom d'anciens.
On sait qu'en Angleterre l'église numériquement dominante est l'église étalUie épiscopale : en Ecosse, c'est l'église établie presbytérienne; en Irianée, l'église catholique. En dehors des églises établies d'Angleterre et d'Écoase,il y a deaaaaies protestantes dissidentes ( dîiamf gn), qui composent plus de la moitié de la papulelion des villes, et les deux cinquièmes, au motos, de la population pitMeatanle de tout le pays. Les principales sectes des dûsmlers, soat eefles des presbytériens, qu'il ne faut pas confondre avec les presbytériens d'Ecosse, des inéépendants, des baptistes et des quakers ou amis. Les trois premières de ces sectes se ressenfoleat beaucoup. Elles diffèrent de l'église établie par une beaucoup pins grande latitude de ^scipline ecclésiastique et de liturgie. Elles accordent beaucoup à l'indépendance personnelle. Les méthodistes anglais, quoique faisant corps à part, ne se rampent pas parmi les dissidents. Ils restent attachés i l'église établie. C'est une aorte de ' jansénistes anglicans.
Aux États-Unis , l'église épiscopale anglicane est fort peu nombreuse. Elle ne compte que le vingt-cinquième Ou le trentième de la population. Les sectes dominantes sont celles :1« des méthodistes, 2» des baptistes, 3* des presbytériens, 4« des «ongrégationalisies. Il y a «a outreune multitude de sades qui sont aéparéos 4e ces rameaux principaux, ou qui wnK venues d'Europe; puis tes caDK>fiques, qui aont au nombre de 700,000 environ, partagés en dix évédiés; puis, enfin, les quakers et
.autres sectes moins importantes. Les unitairiens, qui touchent de près au déisme, ' et^iue les autres sectes qualiûent quelquefois d'infidèUt, sont sortis des coogrégttionalfstes.
Les méthodistes des États-Unis diffèrent de ceux d'Angleterre et par leur discipline et par les formes qu'ils ont adoptées. Ils forment une secte tout à fait distincte. Ce sont eux qui tiennent les camp meetings; c'est une forme de revivais qui leur est devenue particulière. Leur clergé se compose de prêtres voyageurs, qui ont la fougue, l'activité et le prosélytisme des missionnaires catholiques que l'on a vuseo France sous la restauration ^ Ils ont six évéques qui sont aussi toujours en voyage. Les baptistes, les presbytériens et les congrégationalistes ont beaucoup de traits communs. Les congrégationalistes sont constitués en églises indépendantes les unes des autres, qui ne sont liées que par des conférences, conventions ou associations, embrassant tout un État, qui ne rendent point de décisions obligatoires, mais de simples avis facultatifs, ou par des conseils composés de délégués d'églises voisines et qui n'ont qu'un caractère consultatif. L'ordination même des ministres qui a lien en conseil, procède en fait et en droit des églises elles-mêmes, c'est-à-dire du peuple. Les églises presbytériennes sont associées , forment un corps , médiocrement compacte, il est vrai, et relèvent d'une assemblée générale et de synodes partiels. Les congrégationalistes sont aussi appelés indépendants; c'est le nom deà sectaires correspondants en Angleterre. Les puritains fondateurs des États de la Nouvelle- Angleterre étaient congrégationalistes. L'organisation même des congrégationalistes fait concevoir qu'il y a parmi eux beaucoup de nuances. Dans quelques cas, ils se rapprochent des presbytériens. Les baptistes, qui ne sont qu'une dérivation des congrégationalistes, en diffèrent en ce qu'ils ne baptisent que les personnes arrivées à l'âge de raison ; ils ont aussi un langage plus démocratique, plus passionné, leurs fidèles appartiennent, en général, aux classes les moins cultivées.
Dans les États de la Nouvelle- Angleterre, la majorité des habitants est congrégationaliste. La secte congrégationaliste existe à peine en dehors de ces États, ee qui tient à ce que dans l'origine, cette secte confondait l'État avec l'Église '. Les États du centre sont ceux qui renferment la plus forte proportion de presbytiérieos; les États d'Obio, d'Indiana et d'Illinois, en comptent aussi une assez grande quantité. . Les méthodistes et les baptistes dominent dans les États du sud et de l'ouest, là surtout où il y a des esclaves ; ils existent d'ailleurs partout.
Les anciens États du sud sont ceux où les épiscopaliens ont le plus d'adhérents. Une bonne partie des personnes éclairées ou riches de l'Union, en général, appartient à cette secte ou à celle des unitairiens. Les catholiques sont nombreux dans la Loui< siane et le Maryland ; les émigrants irlandais en grossissent le nombre da^ns le nord et dans l'ouest.
Les quakers se trouvent presque uniquement dans la Pensylvanie et le New-Jersey. L'église réformée hollandaise compte un certain nombre d'adhérents, dans les États de New-York, de New- Jersey et de Pensylvanie. On sait que les Hollandais furent les premiers à coloniser les bords de l'Hudson.
On trouve aussi dans l'Union toutes les variétés du protestantisme européen, soit
' Le clergé des méthodistes anglais se compose aussi, au moins en grande partie, de prêtres voyageurs.
* La séparation de l'État ou plutôt de la commune d'avec l'Église, n'est complète dans le Yermont, le Connecticut et le New-Hampshire, que depuis seize ans enviroo. Elle n'a été définitivement consommée dans le Massachusetts qu'en 1833. Bile a eu Mea de tout temps en Rhode-Island*
HOTBS.
parce qa'autr^is des réfugiés de tous les pays Tinrent y chercher un asile où Us pussent pratiquer leurs croyances \ soit parce que Témigration y apporte aujourd'hui des hommes de toutes les sectes.
Je joins ici un tableau indiquant le nombre des ministres de chaque dénomination religieuse, en groupant les moins importantes, ainsi que le nombre d'églises ou congrégations, celui des personnes en communion régulière et connue avec les Enlises, et la distribution de la population totale du pays entre les sectes. J'ai dressé ce tableau d'après diverses publications, et particulièrement d'après VAnarlean AlmatMch de 1836. On ne doit le considérer que comme ayant un degré assez imparfait d'approximation.