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entre les diverses compagnies composées les «nai. 4'oaTriers, les autres de bour^ geols. Le système qui serait le plus efficace, nais auquel les législateurs refuseraient certainement leur assentiment, ftip»! eet entièremcpt bars des attrUmtioBS du pré^ sident et du congrès, es( celui de troupes soldées par chaque Ëtat. La oonstitutkm Tautortse moyennant le consentement du congrès (art, U>, paragr. %). Dans Umié déjà, certaines yilles, comme fticbmond et ChailesiOB,eiitretiQiineDiid^ troupes sol<» déés pour la police de l'esdayage. Ce plan aurait Tayantage d'être plus conforme a« principe Régnant de l'indépendanoe des Stato; cependant il aurait l'inconvénient grave de faciliter l'abus de cette indépendance, abus auqiiel ils ne se montrent déjà que trop enclins. Les compagnies libres de milices offrent donc, tout considéré, le moyen le moins iraparfliit et le moins impratical)le d'arrêté le mal qui ^ét«nd aar les États-Unis.
n y a quelque temps que les l>ol9S esprits disciileiit«iii États-Unis f idée d'une poiiee armée; le bâton du eonstable et lepossecomitàtus^n shérif ne suffisent plus« Indépendamment des difficultés pefitiques, un système d'économie spécial au paya en gêne l'adoption. 1« Virginie, parêtenipie, est égale en superficie aux deux cih* quftème delà France. Une gendarmerie de mille hommes, qui pour elle serait peu considérable, exigerait une dépense annuelle de 3 millions de francs ; et 3 millions, disent les caleulatenrs du pays, c'est moins qu'il ne nous en coûtera pour payer riatérétd'iin emprunt an moyen duquel nous ferons un canal ou un eheniin de fer defUchmond^ l^Ohio (environ 160 lieues). L'on fait donc le canal, etron ajourne la maiéehanssée. Si pendant eetem|És quelques 'voyageurs du nord sont, dans des mo-- «leats d'effervescence» fouettés ou pendus comme àbolitionisles par uns émeute de . propriétaires d'esclaves, Ton s'en afflige d'abord, mais l'on en prend Tite son part^ parce qu'on tient plus à avoir un canal, on tin diemin de fer de cent soixante lieues, qui fasse de Richmond une rivale 4e New-York, qu'à sauver ideux ou trois fanatiques du fouet ou de la corde. Ce système^ est déplorable. Je jae sais pourtant si nous avons Le droit de le flétrir ; car, il faut cependant la reeoniiattre, on peut en signaler l'analogue chez nous. Nous qui au contraire demandons sans hésiter de l'ar* gent aux contribuables pour faire la guerre, pour organiser vigoureusement la forée publique, pour tenir sur pied des armées considérables, pour reoaplir de canons nea arsenaux, quelle peine n'avons-nous pas à «n trouver pour les entreprises civilisa-* trices, pour les créations td'utilité publique, routes, canaux, chemins 4e fer. écoles, pénitenciers, auxquels les ;6tats-Unis consacrent exclu^vement toutes leura ressources?
Note <». (Page 205.) Projets de loi» rétroactives.
En 1834, la législature de l'État d'Obio a autorisé une compagnie financièTC, sous le nom de Life and truttcomfmnyt dont les pouvoirs sont fort étendus. En 18311. la compagnie s'est organisée, et, en 1836, une proposition a été faite à la législature à l'effet de l'abolir, sans autre forme de procès. Heureusement la légisUture a eom« pria l'importance qu'il y avait pour l'État à être fidèle à ses engagements ; la motion a éaéTejetée, non sans une vive discussion.
On a vu tout récemment (septembre.i836) 4es homaies graves, tels «pie M. Dallas, de Philadelphie, qui a été sénatnur au congrès, proposer ies mesores 'rétroactives à i'eU^i d'^inauler la loi par iaqueUe la PensyUanie a autorisé la iwique dea
ÉUtS-UlU0.
296 NOTBS.
Note 66. (Page 222.) Divorce, Comme dans beaucoup d'États il n'y a pas de loi spéciale pour autoriser le divorce, ce sont souvent les législatures qui le prononcent en vertu de Tomnipotence parlementaire. Sur moins de cent cinquante actes passés par la législature de New- Jersey, dans sa session de 1836, treize avaient pour objet des autorisations de divorce.
Note ^. (Page 222.)
Égards envers les femmes.
Quelques détails ont déjà été donnés sur ce point. Comme autre eiemple de la prévenance des bomroespour les femmes, on peut citer ce fait que, dans les voitures publiques, les premières places appartiennent de droit aux femmes, quel que soit l'ordre d'inscription. C'est ainsi encore que les maris vont habituellement au marché et en rapportent souvent eux-mêmes les provisions. Rien n'est plus commun que de voir, dans les jrues, les hommes revenir chez eux, tenant par le cou un dindon ou une oie, ou chargés d'un panier de fruits. J'ai dit aussi que la soumission conjugale et sociale de la femme était, en retour, plus grande aux États-Unis qu'en France. Aux yeux de la loi, la femme est plus complètement mineure aux États-Unis que chez nous. En France, la femme fait le commerce et est reconnue par la loi comme marchande publique, unefoisque le mari y a donné son consentement; elle est même apte à remplir quelques emplois. Rien de semblable n'existe chez les Anglais et les Américains. Nos fils du Canada sont allés plus loin que nous ; ils ont départi aux femmes la franchise électorale. Note 68. (Page 223.) Des ouvriers anglais et américains.
L'ouvrier anglais est fort habile. Quoique, pour certaines branchée de production, nous l'emportions sur l'Angleterre, il ne me paraît pas possible de contester qu'aujourd'hui l'ouvrier anglais soit le premier ouvrier de l'Europe. Pour des travaux spéciaux, il est supérieur à l'ouvrier américain ; il finira mieux telle ou telle portion de mécanisme, par exemple, telle ou telle division déterminée d'un objet quelconque ; mais hors de sa ligne bien spéciale, et séparé du gros outillage des fabriques anglaises, qui est excellent, il sera dérouté. L'ouvrier américain a une aptitude plus générale. Son cercle de travjiux est beaucoup plus étendu, et il peut, à son gré, l'étendre indéfiniment. Il produit une quantité de besogne au moins égale à celle de l'Anglais, et lorsqu'il se voue pendant longtemps à la même œuvre, ce qui ne lui est pas habituel, il la produit aussi parfaite que qui que ce soit. Note 69. (Page 224.) Des larcins de fabrique à Reims,
Des évaluations récentes ont porté à 3 [millions les larcins de fabrique de Reims. Voici ce qu'on lit à ce isujet dans le numéro du 16 septembre 1836 de V Industriel de la Champagne :
« L'attention publique est en ce moment vivement préoccupée des vols de fabrique, et, à vrai dire, ils ont pris depuis quelque temps une extension déplorable. Aux dernières assises, la cour avait à juger sept affaires dans lesquelles des ouvriers ou ouvrières étaient accusés de vol de laine au préjudice de leurs maîtres, et il ne se passe pas de mois sans que des procès de même nature soient jugés par le tribunal de police correctionnelle ; quelquefois plusieurs sont portés devant le tribunal dans
la même semaine, et la même audience en Toît juger deui ou trois. Autrefois, un vol de laine était, pour les honnêtes citoyens qui suivent avec assiduité les débats et les opérations des tribunaux, un accident inouï, presque aussi intéressant, et surtout aussi rare qu'un meurtre; ces sortes d'affaires avaient le privilège d'exciter puissamment la curiosité publique. Aujourd'hui elles sont devenus tellement fréquentes, qu'on ne leur accorde guère plus d'importance qu'aux jugements rendus contre les contrevenants aux règlements de police municipale.
» Le vol de laine s'est acclimaté en fabrique , il s'est attaché à elle , il fait corps, pour ainsi dire , avec elle.
» Nous avons cherché i obtenir des renseignements sur le chiffre des valeurs gaspillées par suite des vols de laine en fabrique, et nous devons avouer que nous n'avons rien appris de bien précis à cet égard. Les personnes auxquelles nous nous sommes adressé ont varié dans leurs évaluations, depuis 1 jusqu'à 4 millions. L'un de MM. les commissaires de police de la ville évalue la perte catisée aux fabricants par les vols commis dans le pays de Reims à 3 millions de francs; et il estime que cette somme , réalisée par les larrons, ne leur vaut pas plus de 600,000 francs. Nous doutons même que cette dernière évaluation soit exacte. Quant à la première , elle nous a paru exagérée , jusqu'à ce que nous ayons fait le petit calcul suivant, etc. » Note 70. (Page 224.) Des domestiqiies.
Je parle ici des ouvriers et non des domestiques. Aux États-Unis , les domestiques valent presque partout moins que les ouvriers. Le service personnel y est considéré comme dégradant. Dans beaucoup d'États , les domestiques n'acceptent pas la qualification de serviteur, et prennent celle d'aide ( help ). C'est le cas dans la Nouvelle- Angleterre ; le domestique est aiors un employé qui travaille modérément, et qui, dans beaucoup de maisons, prend ses repas avec la famille. Moyennant cette transaction , on peut trouver dans la^ Nouvelle- Angleterre des serviteurs natifs du pays , qui sont zélés et intelligents ; ils tiennent à être respectés par leurs maîtres; ils sont i cheval sur leurs droits ; mais pourvu que l'on observe fidèlement les conventions arrêtées avec eux, ils accomplissent honorablement leurs devoirs. Dans la plupart des États sans esclaves , la classe des domestiques est principalement formée de gens de couleur corrompus et paresseux, ou d'Irlandais nouveaux-débarqués, gens fort maladroits, naturellement portés i une familiarité fatigante t et qui, dans l'enivrement de leur situation nouvelle, si différente de la misère qu'ils ont laissée derrière eux , se montrent beaucoup plus exigeants que les domestiques nés dans le pays.