LETTRES
XXI. Les bateaux a tapeur de l'ouest. — Influence des moyens de comtnaiication sur la citilisation et la liberté. — Situation de l'ouest ayant les bateaux à Tapeur. — Création des bateaux h vapeur. — Description. — Toyageurs. — Vie à bord. — Accidents; peu d'attention qu'ils excitent. — Véritables autorités de l'ouest. — Importance de l'ouest 5
XXII. Les ro«s de comnmicATioN. — Division hydrographique , politique et commercialede TUnion. — Systèmes de travaux qui en résultent.— Lignes alfcnt de l'est à l'ouest. — Canal Ërié , canal de Pensylvanie » etc. — ComtnnnicatiODs entre la vallée du Saîni^-Laurent et celle du Mississipi. — Canal d'Ohio et amires. Amélioration des detix fleuves. — Communication le long de l'Atlantique. » Cabotage. — Lignes de chemins de fer et de bateaux à vapeur. — Communications qui rayonnent autour des métropoles. — Travaux établis autour des mines de charbon. — Travaux divers. — Route Nationale. — Caractère des travaux publies des États-Unis. — Ingénieurs américains. — Les travaux publics raffermissent l'Union. — Nécessité pour les gouvernements européens d'exécuter de grandes entreprises de communication 20
XXIII. Lb TRATAiL. — Essais de Colonisation de l'Amérique par les Français. — Colonisation pat la race anglaise. — La société américaine est disposée tout entière pour le travail. — Précipitation. — Organisation du travail spéciale à rAmériq[8e. — Organisation qui conviendrait pour les Français. — Le Canada. — Alger. 62
XXIV. L' AResNT.-- Caractère de Targcnt chez les Anglais et les Àmérltains.— sjblème fondé sur l'honneur. — Son impossibilité actuelle en France. — Du salaire des fonctions et de» services.— Fonctions gratuites en France. — Existence matérielle des fonefioonaires aux États- ITnis et en France. — ïnfluetiee dix progrès industriel sur les salaires des fonctions publiques. — Fas de mariage? d'argent aux États-Unis. — Pas d'avares 76
XXV. tÉs SPÉC1Î1ATI01V9'. -** Spéculations sur les terrains, les chemins de ftr et les banques.— La spéculation est un besoin pour les Américains; ils y therehent des sensations.— Mobilité de toute chose aux États-Unis.— Coalitions d'ouvriers. — Progrès obligé dans le matériel de la civilisation. — Inconvénients de l'excès de force novatrice 91
XXVI. Les Eaux de Redford. — Plaisirs exclusifs. — Les fêtes religieuses étaient autrefois des fêtes démocratiques.— Processions politiques.— Camp-rMetmgs, — R61e des femmes dans les camp-meetings et dans les fêtes catholiques. — Suppression des fêtes populaires en Europe. — Influence de la philosophie du xyio* siècle sur tout ce qui ressort de rimagination. — Insuffisance du régime parlementaire. — Lutte en France entre la jeunesse, l'âge mûr de la vieillesse. — Genre de satisfaction que trouve l'imagination en Angleterre et aux États- Unis IM
XXVII. L'AUTORITÉ ET LA LIBERTÉ.— Si tuatîou et Caractère de Richmoud. — L'esclavage.— Ferlne de Richmond.— Lois d'inspection k la sortie. — La liberté amé-
TàmM 1>B9 MÂTIÈEBS. 299
ricaine est une liberté â«traTeil et de locomotioB.— Très-peu de restrictione dans le commerce ioiérieur. -^ ▲ncîens règlements restriclife du commerce français.
— Danger de la ooDOurrence illimitée et de la liberté illimitée du commerce. — Décadence du commerce extérieur de la France. — Double autorité aux États- Unis. — Autorité ancienne, César. -> Devoirs qu'impose à tous leself-governinenL —L'autorité de César a pu être détruite en Amérique, et ne peut l'être en Europe. — • Autorité nouvelle à côté de César. — Commissaires des canaux, des éooles, des banques ; pouvoirs dont ils sont revêtus. — Comment l'industrie peut prospérer en Europe à côté de César.-^Dela liberté américaine.— Liberté de l'Yankee;
. elle serait intolérable pour des Français. — Liberté du Yirginien; ressemble davantage à la nôtre. — Mélange des deux libertés .•••,..•. lOd
XXVIIL AuBLioRATioN SQUALE. — Aspcct d'aisBucc universelle dans la population américaine.— Ce qui en résulte pour les femmes.— Etat matériel des noirs.— Du dégrèvement comme moyen d'amélioration populaire. — Le développement du travail offre bien plus de ressources. — Prospérité américaine , fruit du travail.— Des moyens d'activer le travail en France. — Éducation industrielle.— Fausses idées sur l'éducation populaire. — Application de l'armée aux travaux publics. — Institution de crédit; mauvais état du crédit en France ; l'esprit d'entreprise en est paralysé. — Les banques à l'anglaise ou à l'américaine devront être modifiées pour être appliquées en France.— Nécessité de rendre le crédit accessible à l'agriculture. -- Économies que l'amélioration du crédit peut produire.
— Système de communications. — InQuence du crédit sur les voies de commu-^ nication. — Abaissement du prix des denrées par le bon marcbé des transports^
— Réforme de la législation et des règlements. — Le code civil a été fait trop à l'image des lois romaines; la propriété foncière y a été l'objet de soins trop exclusifs, au détriment de cette propriété elle-même et de Tagriculture. — Propriété mobilière négligée. — Division excessive du sol qui en est la conséquence. — Révision du code de procédure et du code de commerce.— Faillites. — Tribunaux de eom-^ merce.— Loi civile des États-Unis. — Jury au civil. — De l'interprétation locale de la loi. —Invasion de l'avocasserie 1S4
XXIX. Amélioration sociale. — L'obstacle à l'émancipation des noirs est de l'ordre moral. —Esprit exclusif de la race anglaise. — Yankees, nouveaux juifs.
— La difficulté de l'émancipation du prolétaire est aussi de nature morale. — Insuffisance de la philosophie et de la philanthropie. — Nécessité de l'intervemioa du sentiment religieux. — Bilan religieux de la société française. — Inaction de Tautoriié religieuse. —Aux États-Unis, la religion a présidé à l'exaltation des classes inférieures.— Rôle de la politiqjue dans l'amélioration sociale. —Relation intime entre la religion d'un peuple et son régime politique. — Le protestantisme est républicain ; le catholicisme est monarchique. — La royauté est nécessaire en France pour représenter le plus grand nombre qui est mineur. — L'agrandisse^ ment des privilèges des corps délibérants ne doit pas être confondu avec l'extension de la liberté. — La royauté est nécessaire comme pouvoir modérateur entre la bourgeoisie et les masses.— Opinions accréditées pendant la période révolutionnaire. — Théorie du gouvernement-ulcère. — Elle prévaut aujourd'hui dans beaucoup de bons esprits. — Résultats funestes de la présence des hommes médiocres au pouvoir. — La royauté étant responsable de fait, on peut lui laisser courir les chances de sa responsabilité. — Inconvénients de notre régime parlementaire. — Le progrès de la liberté réside dans le développement des institutions locales. — L'esprit d'assoeiation et l'esprit de morcellement. — Les principes d'association et d'unité doivent prévaloir en France ltS2
300 TABLE DBS MATIÉR8S.
XXK. L'Ëtat-bmpirb.— Caractère centralisateur de l'Ëtat de New -York.— Centralisation des écoles de l'instruction en général. — Centralisation des banques. — Centralisation des trayaux publics. — Résultats de ces travaux publics. —Chartes des compagnies de chemins de fer et canaux. — Influence de l'exemple de cet État. —Les peuples modernes ne peuvent se passer d'autorité. — La religion ne peut tenir lieu complètement des moyens politiques de répression. — L'autorité doit changer d'attributions. — Les banques, les voies de communication et les écoles sont des instruments de gouvernement qui doivent remplacer en partie les anciens attributs violents de l'autorité. — Nouveau degré d'inviolabilité acquis i la personnalité humaine. — Disposition favorable de l'esprit public. ... 169
XXXI. Stiiptoues de révolution. — Excès commis. — Affaiblissement du respect à la loi. — Iniquités de la justice populaire. — Dévastations à Baltimore. «^ Oubli des grands principes. — Diminution du courage civil. — Dépendance de la presse. — Absence de moyens de répression. — Supériorité industrielle et infériorité politique de la génération actuelle. -*~ Probabilité que la crise tournera bien 183
XXXII. La bourgeoisie. — Éléments de la société française. — Débris d'aristocratie. — Bourgeoisie active ; bourgeoisie oisive. — Ouvriers et paysans. — Éléments de la société américaine. — Bourgeoisie et démocratie. — Différence entre le sud et le nord. — Disparition de It bourgeoisie oisive en Amérique. — La bourgeoisie oisive doit aussi disparaître d'Europe. Elle manque de raison d'eiistence. — Elle ne remplit point la mission que peut remplir une aristocratie. — Elle n'en remplit aucune. — Comparaison tirée de la Turquie. — La bourgeoisie oisive a tout à gagner en passant dans les rangs de la bourgeoisie active. — Bien qui en résulterait pour l'agriculture et pour les paysans 192
XXXIII. L'aristocratie. — • L'autorité doit s'organiser aux États-Unis. — L'autorité s'appuie sur la centralisation et sur la hiérarchie. — CaracAre actuel de footorité en Amérique. — Le gouvernement représentatif, devenu gouvernement de majorité, tend à la tyrannie. — Différence entre le *sud et le nord. — Aristocraties de naissance et de capacité. — • Elles ont coexisté dans les sociétés anciennes. — Formes du patriciat chez les Romains et chez les Grecs. — Organisation vigoureuse de l'aristocratie féodale. —Réaction énergique contre la noblesse. '— Le christianisme a contribué i cette réaction. — Le système féodal a 6xé les barbares. — Droit d'aînesse parmi la bourgeoisie anglaise. — Utilité d'une aristocratie héréditaire ou non. — Progrès du sentiment de famille. — Nécessité de balancer dans la société les éléments mobiles et les éléments conservateurs. — Comment on a obtenu de la stabilité sans hérédité. — Difficulté de rabolition immédiate de l'aristocratie héréditaire en Europe. — Le principe d'hérédité indéfinie ébranlé k jamais. — De l'hérédité dans les fonctions. — Les arrêts de la philosophie contre l'influence politique du sentiment de famille sont-ils irrévocables? — En France, pour avoir une aristocratie, il nous faudrait des aristocrates ; d'où peuvent-ils sortir ? — Comment une aristocratie peut-elle s'établir aux États- Unis? — Germes d'aristocratie dans le sud. — Ëcueils de la société américaine 201
XXXIY. La démocratie. — Fardeau du passé dans les vieilles sociétés. — Difficulté des améliorations dans un pays ancien. — Facilité d'innovation dans les pays nouveaux. — Position avantageuse des Anglo-Américains pour faire des expériences sociales. — L'ouvrier et le paysan américains sont tniltet. — Absence de profanum vulgu$. — Les classe» laborieuses des Ét^ts-Vnis 90Qt supérteurçs à
TABLE DES HÂTiiniES. 301
celles des autres pays. — Défauts de la démocratie américaine. •— Analogie arec les Romains. •— Supériorité des classes élevées d'Europe. •— Conclusions sur les mérites respectifs, présents et futurs, de l'Europe et de l'Amérique. 216