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lOféfricrlSei.
Considérations théoriques sur la tenure des terres.
La voilte même du jotir où devait avoir lieu l'ouverture du Parlemewi , au pltfs fort des préoccupations éveillées par la question danoise , alors que chacun se demandait avec anxiété si le premier mijiistre allait [larler le langage de la paix 0» ceh» de b guerre, le Times s'étudiait à sauver la Chambre des Coramuiïes dut reproche d'être une Chambre deltmdlords^ tant s'était prolongé d^échos en échos le son de ces paroles de M. Bright : Droit du paysan a la terre!
Droit a la terre ! C'est aussi le cri de Hertzen dans une
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lettre qu'il vient d'adresser à Garibaldi. « Ce que le peuple veut, » est-il dit dans cette lettre, « et où il va, on Tignore. Veut-il reconquérir sa liberté, son indépendance; rétablir, comme la Pologne, son passé glorieux? Non. Le peuple russe n'a jamais possédé la liberté et n'a jamais perdu son indépendance; il n'a rien à reconquérir, rien à évoquer de son passé brumeux ; ce que le passé lui- a légué est entré dans son sang... La religion sociale du peuple russe, c'est
le DROIT A LA TERRE. »
Et après avoir établi qu il serait aussi impossible de prendre la terre aux paysans russes que de prendre la mer aux lazzaroni, Hertzen rit de cette tête de Méduse que, sous le nom de droit a la terre, le Time» a montrée à l'Angleterre pour l'épouvanter, et il s'étonne ironiquement du bruit qu'ont fait les timides coups de cognée que MM. Cobden et Bright ont, d'une main mal assurée, portés à l'arbre féodal.
De fait, l'insuftîsanca manifeste des réformes demandées par M. Bright ôte beaucoup, il faut bien l'avouer, à la force de ses anathèmes. J'ai déjà indiqué, dans une lettre antérieure, ce que ces réformes, fussent-elles adoptées' telles que M. Bright les présente, auraient de peu décisif : leur insignifiance frappe surtout quand on les rapproche de la nature du mal. II importe donc, pour les juger, d'avoir sous les yeux un tableau exact de tout ce qui se rattache ici à la tenure des terres, et c'est ce tableau que je me propose de tracer.
Mais auparavant je crois utile de bien établir les principes qui, selon moi, régissent la matière.
Le domaine que l'homme, par le travail, doit conquérir et féconder, — ai-je déjà eu occasion de remarquer ailleurs, dans un livre consacré à Texameu du jeu des diverses forces