LORD PALMERSTON ET LA POLOGNE
monstre ont dfsparu. Les ilIuminatioDs sont éteintes. Les fleurs qui ornaient les balcons sont fanées. Les hommes et les femmes qui ont péri étouffés dans la foule sont enterrés. L'Angleterre, reprens^ut ses graves habitudes, veut bien enfin s'occuper d'autre chose que d'épilhalames. Faisons comme elle, et parlons de choses sérieuses : il en est temps!
Dans mon avant-dernière lettre, je vous entretenais des sympathies qui ont éclaté ici en faveur de la Pologne. Ces sympathies sont sincères. Et elles se manifestèrent avec tant de force dans la séauce de la Chambre des Communes dont je vous ai rendu compte; elles furent caractérisées par une telle unanimité; elles arrachèrent à lord Palmerston luimême des déclarations si peu conformes à ses traditions de réserve diplomatique, qu'on devait naturellement s'attendre à des résultats importants. La presse, d'ailleurs, n'avait-clle pas fait écho avec un enthousiasme qui sentait presque la poudre, aux protestations passionnées du Parlement? Le Times ne semblait-il pas décidé à souffler de puissantes colères i cette opinion publique qu'il dirige si souvent par cela seul qu'il passe pour la représenter? N'était -il pas question partout d'ouvrir des souscriptions, de préparer des meetings^ d'organiser d'un bout à l'autre de l'Angleterre c-e qui, en général, y précède les grands coups à frapper : une